Le procès
La mise en place
1-2-3
1-2-3
Sur un plan pratique, comme on ne pouvait prouver la participation « physique » directe des accusés à leurs crimes, mais qu’il était inconcevable qu’ils puissent être considérés comme ayant les mains propres, il fallut trouver des chefs d’accusations imparables. Ils furent au nombre de quatre :
 
1. Conjuration pour tenter de conquérir le pouvoir absolu.
2. Crimes contre la paix avec violation de 34 traités internationaux
3. Crimes de guerre avec assassinats collectifs, tortures, esclavage et pillage
4. Crimes contre l’humanité avec persécution et extermination d’adversaires politiques ou religieux et de minorités
   ethniques.
(*) commentaire(s)
Dès 1933, le parti nazi exploita le prestigieux passé de l’ancienne ville impériale au profit des gigantesques manifestations et rassemblements. Un an auparavant, les pavés de Nuremberg se faisaient encore l’écho du délire d’Hitler.
 
On pourrait voir un symbole dans le choix de cette ville comme lieu du procès, mais la réalité, en étant plus prosaïque, rejoignit le hasard : le palais de justice, où va s’installer le tribunal, et la prison, reliés par un tunnel, l’hôtel de ville et le Grand Hôtel forment tout simplement un l’un des rares ensembles de bâtiments à être encore intact en Allemagne.
 
Churchill souhaitait que les chefs nazis arrêtés soient fusillés sans aucun procès. Mais Truman avait des vues plus idéalistes de procédures judiciaires et Staline aimait assister à un procès avant l’exécution de l’accusé. Ainsi, châtier les responsables nazis survivants et faire un exemple universel de ce châtiment, devinrent les buts de ce procès qui reste à ce jour le plus retentissant de l’histoire de l’humanité.
 
Si certains responsables avaient réussi à fuir, d’autres furent arrêtés en différentes circonstances. Vingt-quatre noms étaient inscrits sur la liste des accusés à traduire devant le tribunal. Le cas Gustav Krupp ayant été dissous pour raison de santé, Robert Ley s’étant pendu dans sa cellule et Martin Bormann ayant disparu, seuls vingt-et-un dignitaires étaient présents.
Afin que ce procès marquât davantage les esprits, il fut décidé que les accusés paraîtraient devant un tribunal civil et non pas militaire, et qu’il s’agirait d’un vrai procès où tous auraient une réelle possibilité de se défendre : « On ne peut punir les criminels nazis en se comportant comme eux. Les dirigeants nazis doivent être équitablement jugés. Notre victoire doit être militaire et morale. » (R.H. Jackson, juge à la Cour suprême et chargé de l’instruction par Roosevelt).
NUREMBERG
                                ► Procès
                                                      ► Sentences et exécutions
RETOUR ALLEMAGNE
THEMES 
Chercher
DE A à Z 
ACCUEIL
TOMBES ET SEPULTURES DANS LES CIMETIERES ET AUTRES LIEUX
________________________________________________________________________________
par Marie-Christine Pénin
COPYRIGHT 2010 - 2020- TOUS DROITS RÉSERVÉS - Ce site est propriétaire exclusif de sa structure, de son contenu textuel et des photos signées MCP.  Sauf accord du propriétaire du site, toute reproduction, même partielle, à titre commercial est interdite. Les reproductions à titre privé sont soumises à l'autorisation du propriétaire du site. A défaut, le nom du site et de son auteur doivent obligatoirement être mentionnés. Tous les droits des auteurs des oeuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site sont réservés.