ABBAYE NOTRE-DAME-LA-ROYALE DE MAUBUISSON
Rue Alexandre-Prachay à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise)
RETOUR LIEUX  DE SEPULTURES
GABRIELLE D’ESTRÉES
 
GUILLEMETTE. Abbesse (1242-1275)
Première abbesse de Maubuisson , elle bénéficia de nombreuses donations et ventes faites à l’abbaye pendant sa gouvernance : les plus importants privilèges qui lui furent concédés étant l’exemption générale d’impôts  accirdée par saint Louis et  d’autres donations faites par le roi. On dit généralement que Blanche de Castille, sur son lit de mort, voulut recevoir l’habit de religieuse des mains de Guillemette.  Inhumée dans la salle du chapitre.
 
► JEANNE DE FRANCE (1388 – 1390)
Première fille de Charles VI et d’Isabeau de Bavière
 
► JEANNE DE LA MARCHE (1315 – 1320/1321) (8 sur le plan)
Fille de Charles IV, inhumée dans un petit tombeau de marbre noir recouvert d’un gisant de marbre blanc.
 
MAHAUT D’ARTOIS (6 sur le plan)
 
► ORLÉANS-LONGUEVILLE Catherine III Angélique d' . Abbesse (1653-1664)
Fille naturelle d’Henri II de Longueville, elle fut élevée à Maubuisson puis fut abbesse à Saint-Pierre  de Reims avant de prendre la place de Marguerite de Béthune. Souhaitant adapter le décor de l’église au goût du jour en donnant aux autels une forme  moins gothique, fit paver le chœur des religieuses en pierres plates et uniformes,  après en avoir fait ôter les tombes.  Afin qu’elles n’endommagent pas ce pavé, elle fit creuser un caveau  dans lequel on enterra les religieuses. Elle-même y fut inhumée.
 
► ROBERT II D’ARTOIS (5 sur le plan)
 
Mais aussi ...
 
Le coeur d'
ALPHONSE DE POITIERS
 
Les entrailles de
 CHARLES IV (9 sur le plan)
 JEANNE D'EVREUX (9 sur le plan)
CHARLES V
En 1235, l’église de Royaumont de l'abbaye cistercienne d’hommes fondée par Louis IX, fut consacrée. Quelques mois plus tard, sa mère, Blanche de Castille, décida la création de Notre-Dame-la-Royale, abbaye cistercienne de femmes.
Le choix de son emplacement, comme celle de Royaumont, vient beaucoup du fait que la famille royale séjournait souvent au château de Pontoise distante de deux bons kilomètres seulement.
Sa construction fut rapide. Démarrée en 1236, les premières moniales arrivent en 1242 et l’église fut consacrée en 1244.
Bien que les perspectives de cette gravure de Chastillon éditée au début du 17ème siècle soient fausses, cette illustration ancienne de l’abbaye est la seule connue. © ADVO, Ph. Lhomel.
Seuls les bâtiments tracés en noir existent encore.
► Le début de la fin…et la fin
 
Bien qu’on construise et rénove bâtiments et jardins à tout-va, le 18ème siècle présente une abbaye en piteux état.
Les conséquences de la crise morale provoquée au siècle précédent par Port-Royal-des-Champs, règle à laquelle sont attachées les sœurs de l’abbaye, accéléra ces difficultés financières déjà visibles.
En effet, comme d’autres couvents, Maubuisson recevaient dans ses rangs des personnes issues de grandes familles qui, conservant leurs habitudes mondaines et frivoles, mettaient bien à mal la Stricte observance !
La réaction de quelques mères supérieures n’inclinant pas à l’indulgence, la communauté se réduisit et les subsides finirent par manquer d’autant qu’un ordre de Louis XVI leur interdit de recevoir aucune jeune fille au noviciat et aucune novice à la profession.
C’était la mort annoncée de l’abbaye qui de toute façon ne résista pas à la Révolution qui éclata deux ans plus tard.
Ses biens mobiliers furent vendus en 1793, elle fut transformée en hôpital militaire puis, en 1797, le particulier qui venait de s’en rendre acquéreur l’a revendit à trois entrepreneurs qui s’empressèrent de la démolir pour récupérer les matériaux de construction.
 
Pour la petite histoire, ce fut à Maubuison que Philippe Le Bel signa l’ordre d’arrestation des Templiers et qu’il apprit l’adultère de deux de ses belles-filles avec les frères d’Aunay
Google Earth
Sur cette façade,  le noviciat, l'infirmerie et l'église (chevet) ont disparu. MCP
De ce côté, exit le cloître, le réfectoire, etc. et l'église qui se prolongeait au fond. MCP
Les latrines des religieuses du choeur.  MCP
Je suis dans l'église face au cloître...Avec beaucoup d'imagination...MCP
Ruines de l’abbaye après le 7 septembre 1798 © ADVO
► L’abbaye aujourd’hui
 
Sa résurrection et sa réhabilitation ont débuté en 1978 par des fouilles archéologiques jusqu’en 1983 puis dans les années 1990. Jusqu’en 2000/2001, l’abbaye offrait une intéressante exposition permanente
« Maubuisson, histoires de femmes » pour les amateurs d’histoire en général et ceux du lieu en particulier où de nombreuses pierres tombales et des moulages de gisants- tombeau d’entrailles de Charles V (original au Louvre), de la gisante noire (original à St-Denis) et de l'abbesse Blanche de Brienne étaient exposés. Les gisants sont dorénavant relégués dans des réserves extérieures au site.
De nos jours, la salle des religieux, le parloir et la salle du chapitre accueillent des expositions temporaires et des manifestations d’art contemporain.
 
Certains des objets conservés dans la salle du trésor sont exposés au Musée Lambinet (Versailles)
MCP
La salle du chapitre, magnifique vestige du 13ème siècle.  MCP
Le logis des hôtes, construit au 18ème siècle, fut transformé en 1883 par l’adjonction d’une aile et le rehaussement des combles. Racheté en 1926 par la fondation Rothschild, il abrite un pensionnat d’enfants.
Verrières en grisailles. MCP
Le logis des hôtes (façade arrière). MCP
► Les inhumations
► Les inhumations
 
A Maubuisson, la mort ne gommait pas les différences sociales : cinq secteurs funéraires existèrent dans l’abbaye et même dans les galeries du cloître on évitait la mixité sociale :
 
-L’église, Notre-dame-La-Royale, qui jusqu’à la fin du 15ème siècle joua un rôle de nécropole royale mais où furent également inhumés de grands personnages laïcs et les abbesses toutes issues de hautes lignées.
 
-La salle du chapitre et les galeries est et sud réservées aux officières, généralement issues de la noblesse ou de la bourgeoisie.
 
-Le cloître et la galerie longeant le cellier et le pensionnat pour les sœurs converses et les petites pensionnaires.
 
-Le cimetière au pied du chevet de l’église pour les nonnes, dit « le cimetière des nonnains », qui fut désaffecté au 17ème au profit des galeries du cloître.
 
-L’église Saint-Michel et son cimetière accueillaient bienfaiteurs laïcs, prêtres (desservants, procureurs de l'abbaye, etc.) et serviteurs des religieuses.
Campagne de fouilles dans les galeries du cloître fin des années 1970
Avec la destruction de l’église abbatiale et celle de Saint-Michel, de nombreuses pierres tombales furent éparpillées dans la région. Celles retrouvées furent exposées dans la salle du chapitre avant de disparaître en 2000/2001.
 
Lors des fouilles de 1907, on retrouva près du tombeau de Blanche de Castille des objets précieux (couronne d'argent, etc.) signes de la haute distinction de la défunte.  Ils disparurent et j'ignore si on n'avait eu le temps de savoir à quelle sépulture ils correspondaient.
Mais bien évidemment, notre intérêt se porte principalement sur les sépultures des personnalités concentrées dans l’église abbatiale.
 

► Furent inhumés dans l'église abbatiale, le chapitre, église Saint-Michel,...
 
Jusque la moitié du 17ème siècle, outre les membres de la famille royale et les personnalités, les abbesses étaient inhumées dans l’église avec parfois des tombeaux avec gisant.
 
Avec le vent de la réforme, Catherine Angélique d’Orléans, abbesse depuis 1645, fit entreprendre de grands travaux dans l’église pour donner aux autels un aspect moins gothique. Elle fit paver le chœur des religieuses en pierres plates et uniformes après en avoir fait retirer les tombes. Et afin que les sépultures des abbesses n’endommagent pas le pavé, elle fit creuser un caveau dans lequel elles furent dorénavant ensevelies.
 
A la lecture de documents, on apprend que les moniales avaient une longévité supérieure à la moyenne de leur temps mais qui pour autant ne doit pas surprendre: prenant le voile après  avoir dépassé l'enfance et l'adolescence, âge où la mortalité sévissait le plus, leur réclusion les rendait moins vulnérables au épidémies. En des temps de famines récurrentes, elles bénéficiaient d'une nourriture équilibrée et suffisante mais surtout, le célibat les protégeait de la cause principale de décès chez les femmes: l'accouchement. Ainsi une religieuse de choeur atteint-elle l'âge vénérable de 105 ans !
 
Dans la liste des personnalités inhumées sont incluses les abbesses les plus notables. Les autres suivent cette liste.
Grille du choeur (1728) BnF
Parmi les œuvres remarquables, on retiendra notamment le retable en marbre blanc offert par Jeanne d’Evreux en 1340 qui ornait le grand autel où les prêtres disaient la messe. Démantelé à la Révolution, le relief de la Cène qui constituait le centre du retable est conservé dans l'église Saint-Joseph-des-Carmes à Paris ( massacre des Carmes) , les éléments d’encadrement sont au Louvre alors que les figures agenouillées du roi Charles IV le Bel, de la reine et de leurs deux filles, Marie et Blanche, ont été perdues.
La communion de saint Denis -  Moïse, le roi David et un prophète - Trois prophètes et l'ange aux burettes. Musée du Louvre (Pierre Philibert)
La Cène enchâssée dans le maître-autel de St-Joseph-des-Carmes. MCP
Une très belle Vierge ouvrante
D'un type très rare, la statue, située près du maître-autel, s'ouvrait par le milieu et se développait en triptyque : trois parties évidées intérieurement se divisaient en plusieurs compartiments garnis de petites colonnettes en bois et de statuettes représentant le Paradis, le Purgatoire, l'Enfer et des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament.
En 1792, les religieuses la confièrent à leur jardinier. En 1839, la statue, donnée à l'église de Saint-Ouen-l’Aumône, ne renfermait plus aucune des figurines d'origine qui furent remplacées par des scènes évoquant la Passion du Christ. Classée Monument historique le 31 mai 1897, elle fut volée en 1973.
http://www.valdoise.fr/
SDAVO. M. Wabont
L’église abbatiale
A défaut de gravure, un texte de Noël Taillepied de 1584 nous indique que l’église était forte haute, avait deux ailes avec un petit clocher qui remplaçait un plus imposant qui brûla vers 1540 atteint par la foudre. Ce petit clocher disprut également pour les mêmes causes.
 
Des grilles et des boiseries isolaient la clôture des moniales.
Les cinq secteurs d'inhumations. Voir sources
► CATHERINE DE FRANCE  (1377/1378 - 1388) (13 sur le plan)
Fille de Charles V, elle devint duchesse de Berry et comtesse de Montpensier en 1386 à la suite de son mariage avec Jean II de Berry. La fillette mourut deux ans plus tard. Le comte de Montpensier y fut aussi inhumé.
 
► CLÉREMBAUD, seigneur de Vandeil, comte de († 1217)
Inhumé dans une tombe gravée entourée d’une épitaphe le représentant armé. Les fragments de la dalle, retrouvés en 1850 dans une île de l'Oise, sont conservés au musée Tavet de Pontoise.
► BAVIÈRE Louise Hollandine de, princesse palatine (1622 – 1709).  Abbesse (1664-1709)
Topics Topos
BRIENNE D'EU Blanche de († 1309) . Abbesse  de 1275/1276 à 1308/1309 (7 sur le plan)
Seconde abbesse de Maubuisson, (après le bref passage de Jeanne de Laval ?), elle était la petite-fille de Jean de Brienne, roi de Jérusalem. Elle poursuivit le travail de la première abbesse, Guillemette.  Elle accrut les possessions de la communauté, consolidant les seigneuries, récupérant les droits qui les obèrent et acquérant la nue-propriété des parcelles de la « terre des Dames ». Elle racheta notamment deux créances sur le Trésor royal. Entre 1302 et 1305, Blanche dépensa ainsi une somme six fois supérieure à celle engagée en vingt ans dans les seigneuries. Elle fut inhumée sous une arcade dans le chœur de l’église. Son gisant, découvert en 1956, était enfoui sous 70 centimètres de remblai dans le jardin du cloître.
Fille de Frédéric, électeur, comte palatin et roi de Bohême et d’Elisabeth d’Angleterre, elle fut élevée dans la religion protestante. Mais formant le projet de se convertir, elle quitta furtivement son pays. Arrivée à Maubuisson en 1660, elle en devint abbesse quatre ans plus tard et en continua la réforme avec une observation stricte de la règle s'opposant à tout assouplissement de celle-ci et sans jamais faire la moindre distinction en elle et la dernière des religieuses.. Peintre, elle réalisa des œuvres qu'elle offrit aux monastères et aux paroisses environnantes, entretenant ainsi de bonnes relations de voisinage.
Seule son épitaphe, dans le chœur des religieuses, rappelait sa très haute naissance.
► BRIENNE Jean de,  ou Jean d’Acre (v. 1220 - 1296) (3 sur le plan)
Grand Bouteiller de France, il était le fils du roi de Jérusalem Jean de Brienne.
 
► BRIENNE Marie de († vers 1278) (4 sur le plan)
Fille de Jean de Brienne, Roi de Jérusalem, elle épousa Baudouin de Courtenay dernier empereur latin de Constantinople. La prise de Constantinople (1261) par Alexios Strategopoulos, un général byzantin, contraignit le couple à s’enfuir. Grâce à la flotte vénitienne, il atteignit la Grèce avant de rejoindre la France.
De nos jours, son réel intérêt est lié à l’identification de la fameuse « gisante noire », conservé en la basilique Saint-Denis. Sans aucune indication, l’identité du mystérieux gisant reste incertaine. Néanmoins, parmi les quatre hypothèses suggérées - Blanche de Castille, Mahaut d’Artois, Catherine de Courtenay et Marie de Brienne –, l’avancée des connaissances ayant éliminé les deux premières, et pratiquement la troisième, Marie semble, à ce jour, la meilleure des candidates.
MCP
MCP
► BRIENNE BEAUMONT Marguerite de (v. 1260 - 1328) (10 sur le plan)
Femme de Bohémond, prince d’Antioche et petite-nièce de Blanche de Castille, elle fut inhumée dans un tombeau de pierre élevé couvert de plaques de cuivre qui a disparu.
23 mars 2013
Avant de voir la liste des abbesses, jetons un regard sur l’une d’entre elles qui se fit particulièrement remarquer et dont l'histoire vaut la peine d'être contée:
 
Angélique d'Estrées (v. 1570 – 1634) Abbesse (1597 – 1618)
Religieuse à Saint-Louis-de-Passy et éphémère maîtresse d’Henri III, ce qui lui valu de devenir l’abbesse de Bertancourt (Amiens), elle obtint de Gabrielle l’opulente Maubuisson.
Peu nombreuses, les nonnes présentes qui s’étaient vu contraintes à ce choix religieux furent ravies de recevoir une abbesse peu encline à suivre les rigidités de l’Ordre. Une fois vêpres et complies expédiées, avec la compagnie venue de l’extérieur, on se promenait, jouait la comédie, donnait des collations, on dansait…Ce qui se pratiquait plus discrètement dans d’autres couvents se faisait à Maubuisson de façon plus remarquée.
 
Henri IV ayant eu le mauvais goût de se faire assassiner, le pieu Louis XIII et sa mère, Marie de Médicis,furent sensibles
« aux scandales de Maubuisson ». En 1617, le roi chargea l’abbé général de Cîteaux de remettre dans l’ordre dans l’abbaye et dans la conduite de l’abbesse. Il délégua des religieux qu’Angélique s’empressa de faire enfermer et priva quelques jours de nourriture question de leur faire goûter aux austérités auxquelles ils voulaient astreindre la communauté.
Libérés, Angélique leur promit une réforme et reprit sa vie comme avant.
Une nouvelle fois sollicité, l’abbé général envoya une autre députation qui à son tour, se retrouva enfermée, réduite au pain sec et à l’eau et passée aux étrivières tous les matins ! Au bout de quatre jours de ce traitement, les religieux purent s’enfuirent. Devant le comportement insensé d’Angélique d’Estrées, il fallait donc se résoudre à employer les grands moyens. L’abbé général obtint la permission de faire enlever l’abbesse par les forces de l’ordre. Le 3 février 1618, elle fut enfermée aux Filles pénitentes de Paris et la mère Angélique Arnaud quitta Port-Royal pour réformer Maubuisson.
En septembre 1619, Angélique d’Estrées s’échappa de sa réclusion et grâce au soutien d’amis et à la connivence de nonnes que la réforme n’enchantait guère, elle se rendit à Maubuisson et en expulsa la mère Arnauld de façon musclée.
Et là, il faut imaginer cette dernière, drapée dans sa dignité, suivie des quelques nonnes fidèles, partir en procession jusque Pontoise qui conserve ce célèbre évènement dans ses annales.
Sur l’intervention de la famille Arnauld, la Chambre des vacations signa un arrêt pour rendre l’abbaye à la mère Arnauld. Sur un ordre de la cour, le chevalier du guet et 200 archers se rendirent à Maubuisson. Angélique d’Estrées avait déjà trouvé refuge chez les jésuites de Pontoise dont elle finit par être extraite pour réintégrer les Filles pénitentes de Paris avant d’être emprisonnée au Châtelet. Elle eut beau plaider pour retrouver sa place, rien n’y fit.
 
Angélique d’Estrées mourut une quinzaine d'années plus tard, dans une petite maison de faubourg, fort misérable, malgré la rente que lui servait l’abbaye. Elle fut inhumée dans le cimetière du couvent des Filles pénitentes (St-Magloire) rue Saint-Denis.
Les abbesses
 
Guillemette : 1242-1275
 
Agnès de Laval ? : 1275-1276 ?
 
Blanche de Brienne d'Eu : 1276-1309
 
Isabelle de Montmorency : 1309-1345 (12 sur le plan)
 
Marguerite  de Moncy : 1345-1362
Bonne de Luxembourg serait morte entre ses bras. A priori inhumée dans l’église
 
Philippa Paynel de Hambuye : 1362-1390   (14 sur le plan)
Inhumée dans le bas-chœur
 
Catherine de Flins : 1390-1391
Probablement dans l' abbaye mais aucune certitude
 
Jeanne d'Ivry : 1391-1406
Inhumée en la chapelle saint-Louis de l’église, sa tombe avait disparu au 17ème siècle.
 
Catherine II d'Estouteville : 1406-1456
Nièce de Philippa de Paynel, elle fut élevée à Maubuisson. Chapitre ou église ?
 
► Madeleine ? : 1456-1461
Probablement dans l' abbaye mais aucune certitude
 
Marguerite II Danes (d'Anes) : 1461-1473
 
Guillemette II Martine : 1473-1482  
Probablement dans l' abbaye mais aucune certitude
 
Antoinette de Dinteville des Chenets : 1482-1523
Inhumée dans l’avant-chœur
 
Henriette de Villers la Faye († 1529): 1523-1524
Inhumée dans le chapitre
 
Marie I de Montmorency : 1524-1543  
 
Marie II d'Annebault : 1543-1546  
L’abbaye étant mise en commende en 1516, elle fut la première abbesse nommée par François Ier. Eglise ou chapitre
 
Marie III de Pisseleu d’Heilly : 1546-1574
Soeur d'Anne de Pisseleu, maîtresse de François Ier, elle était  prieure à Poissy avant que la commende ne lui soit donnée. Probablement dans l' abbaye mais aucune certitude
 
► Madeleine II Tiercelin de Brosses : 1574-1594
Après avoir pris l’habit à Maubuisson à l’âge de quinze ans, elle en devint abbesse une trentaine d’année plus tard. Inhumée à l’entrée du chœur de l’église.
 
►  Françoise Tiercelin de Brosses : 1594-1597
Religieuse à Variville, sa tante, précédente abbesse, l’appela comme coadjutrice. Elle administra Maubuisson avant que les intrigues de Gabrielle d’Estrées ne l’obligent à se démettre en faveur d’Angélique d’Estrées. Elle se retira à Variville.
 
Angélique d'Estrées (sœur de Gabrielle d’Estrées) : 1597-1618
 
► Intérim d’Angélique Arnauld, abbesse de Port-Royal des Champs pour remettre de l’ordre : 1618-1621/1623  
 
Charlotte I de Bourbon-Soissons : 1623-1626
Fille légitimée de Charles de Bourbon, comte de Soissons et de Dreux, grand maître de France, elle avait élevé à Fontevraud qu’elle ne quitta que pour rejoindre Maubuisson comme abbesse en 1622. Dès son arrivée, elle eut à soutenir un long procès contre Angélique d’Estrées qui voulait reprendre sa place.  Inhumée au milieu du chœur sans inscription ni gravure.
 
Marie IV Suireau de Rocheren († 1658) : 1626-1648
Religieuse à Port-Royal, le roi la désigna comme coadjutrice de Charlotte de Bourbon-Soissons qui mourut pendant sa présence et qui avait contracté de lourdes dettes. Elle lui succéda, rétablit l’ordre dans les finances et entreprit de rétablir l’état spirituel qui laissait à désirer. Elle démissionna en 1648 et se retira à Port-Royal où elle mourut.
 
►  Suzanne de Hénin-Liétard de Roches († 1658) : 1648-1652
Abbesse à Lieu-Dieu, Louis XIV la désigna pour succéder Marie Suireau. Pendant la Fronde, ne sentant pas sa communauté en sécurité, elle l’emmena dans une maison de  Pontoise où elle mourut. Inhumée dans le  chapitre ou l’église.
 
Marguerite III de Béthune d’Orval : 1652-1653
Fille de François de Béthune, comte d’Orval, elle fut abbesse jusqu’çà ce que le duc de Longueville obtienne sa permutation avec sa fille abbesse à Saint-Pierre de Reims.
 
Catherine III Angélique d'Orléans-longueville : 1653-1664  
 
Louise-Hollandine-Marie de Bavière, princesse palatine : 1664 – 1709  
 
Charlotte II Joubert de La Bastide de Châteaumorand : 1709-1719
Nommée par Louis XIV à la mort de la princesse palatine, elle eut de nombreux différends avec ses religieuses qui voulurent s’opposer à sa gestion des biens de l’abbaye. Sur leurs plaintes, le Régent l’obligea à quitter l’abbaye. Démissionnaire, elle demeura dans plusieurs couvents et mourut, dit-on, chez les religieuses du Précieux Sang, rue de Vaugirard à Paris.
 
Charlotte III de Colbert-Croissy : 1719-1765
Dès que Mme de Châteaumorand eut démissionné, la princesse douairière de Condé demanda l’abbaye pour sa petite-fille, Gabrielle Eléonore de Condé qui, religieuse à Fontevrault, refusa d’être abbesse à Maubuisson. La princesse de Condé la demanda alors pour Charlotte Colbert de Croissy, fille du marquis de Croissy, abbesse de Panthemont (Paris) qui entreprit de nombreuses restaurations et constructions. Elle soutint aussi de nombreux procès pour la conservation des droits de l’abbaye. N’ayant pas voulu être inhumée dans le caveau des abbesses,  elle le fut sous l’orgue à la porte extérieure de l’église.
Marie V Marguerite de Jarente de Sénas d’Orgeval : 1765-1766
Abbesse de Bénissions-Dieu à Lyon, grâce à son frère, M. de Jarente, évêque d’Orléans, elle avait obtenu la commende de Maubuissson. Mais sur les plaintes des religieuses, elle démissionna et repartit dans son ancienne abbaye.
 
Venture-Gabrielle (Bonaventure) de Pontevès de Maubousquet : 1766-1780
Elle gouverna l’abbaye avec beaucoup de sagesse, de prudence et de douceur.  Probablement dans l' abbaye mais aucune certitude.
 
Gabrielle-Césarine de Beynac : 1780-1787
Abbesse à Saint-Loup d’Orléans, dès son arrivée, elle eut des démêlées avec les religieuses au point que Louis XVI, par une lettre de cachet, l’exila à Notre-Dame de Sarlat.
Elle était la dernière abbesse de Maubuisson.
 



Sources principales :
- Tous mes remerciements au service départemental d'archéologie du Val-d'Oise dont la documentation fut précieuse.
- L'abbaye de Maubuisson par A. Bonis et M. Wabont (Ed. Ouest france - 1997)
- Les abbesses de Maubuisson par A. Demarsy (1868)
(*) commentaire(s)
► Les riches heures de l’abbaye protégée par les femmes
 
Dotée par sa fondatrice d’une importante assise financière et rentière, l’abbaye s’enrichit avec de nouveaux domaines apportés par sa première abbesse, Guillemette, d’autres dotations apportées par des religieuses issues de milieux fortunés, les donations pieuses et une bonne gestion.
A chaque début de règne, l’abbaye voit ses possessions et privilèges confirmés. Elle devint le refuge de femmes nobles, une résidence princière et une nécropole royale sur laquelle je reviendrai un peu plus loin.
En partie ruinée par la Guerre de Cents Ans, la peste, la famine et les guerres de Religion, il fallut attendre le 17ème siècle pour que Maubuisson retrouve sa solidité économique et sa vitalité spirituelle avec les réformes sévères imposées par la Mère Angélique Arnauld à partir de 1608.
 
On y trouvait :
- L’église
- Le bâtiment occupé par la sacristie, la salle du chapitre, la salle des archives, et le dortoir des novices ; le logis abbatial ; le bâtiment des parloirs et du logis des tourières ; le réfectoire ; le cloître et son préau ; le noviciat avec son parterre ; le logement du directeur; l’infirmerie avec son jardin ; le commun ; le bâtiment des latrines ; l’apothicairerie ; la cuisine grasse et le garde-manger ; le bâtiment Saint-Charles dit des hôtes ; le grand lavoir ; le moulin ; le bâtiment où se trouvaient les fours et les écuries ; la laiterie ;
la maison de la sœur portière ; le bâtiment à toit avec porcherie et poulailler ; le colombier ; les remises ;
le bûcher ; le portier
 
- Les jardins de Saint-Nicolas, de Condé, de l’apothicairerie ; la pépinière, le potager, la melonnière  et enfin le cimetière.
 
Dans l’enclos se trouvaient les chapelles Saint-Nicolas et Saint-Benoît ainsi que le manoir de Louis IX et son jardin.
De toutes ces beautés, il ne reste des bâtiments claustraux que la sacristie, la salle du chapitre, celle des archives, le dortoir des novices et le bâtiment des latrines.  
 
Dès 1516, l'abbaye fut donnée en commende. Si la plupart des abbesses qui prirent la direction de l'abbaye par la suite furent tout à fait à la hauteur de leur tâche, ce fut aussi l'opportunité pour certaines de se voir gratifier de cette fonction sans être pourvues de la moralité nécessaire. Ainsi, reconnaissant des bons offices de leurs favorites,  François Ier nomma à la direction de l’abbaye Marie de Pisseleu d'Heilly  sœur d’Anne de Pisseleu et Henri IV fit de même avec Angélique d'Estrées, la sœur de Gabrielle.
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-Cimetière de Picpus (75)
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-Cimetière St-André-des-Arts (75) (disparu)
-Cimetières St-Benoît (75) (disparus)
-Cimetière St-Denis-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Etienne-du-Mont (75) (disparu)
-Cimetières de St-Eustache (75) (disparus)
-Cimetière St-Germain-l'Auxerrois (75) (disparu)
-Cimetière St-Gervais (75)
(disparu)
- Cimetière St-Jacques-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Jean-en-Grève (75) (disparu)
-Cimetière St-Landry (75) (disparu)
-Cimetière St-Laurent (75) (disparu)
-Cimetière St-Marcel (75)
(disparu)
-Cimetière St-Médard (75)
(disparu)
-Cimetière St-Nicolas-du-Chardonnet (75) (disparu)
-Cimetière St-Paul-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetières St-Roch (75) (disparus)
-Cimetière St-Sulpice (75)
(disparu)
-Cimetière de Sapanta (Roumanie)
-Cimetière St-Sauveur (75) (disparu)
Cimetière et charniers St-Séverin (75)
Cimetière Ste-Catherine (75)
(disparu)
-Cimetière Ste-Marguerite (75)
 
-Collégiale St-Georges de Vendôme (41) (disparue)
-Collégiale St-Laurent de Joinville (52) (disparue)
 
-Colonne de Juillet (75)
 
-Couvent de l'Ave Maria (75) (disparu)
-Couvent des Augustins-Déchaussés (75) (disparu)
-Couvent des Blancs-Manteaux (75) (disparu)
-Couvent des Capucins de la rue St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Capucines (75)
(disparu)
-Couvent des Carmélites de la rue St-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Carmes-Billettes (75)
-Couvent des Carmes-Déchaussés (75)
-Couvent des Célestins (75) (disparu)
-Couvent des Cordeliers de Nancy (54)
-Couvent des Cordeliers (75)
(disparu)
-Couvent des Chartreux de Vauvert  (75) (disparu)
-Couvent des Feuillants du Fg St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Grands-Augustins (75) (disparu)
-Couvent des Grands Carmes ou Carmes Barrés ou Carmes Maubert (75)  (disparu)
- Couvent des Jacobins réformés de la rue Saint-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des  Jacobins de la rue Saint-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de Chaillot (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de la place Royale (75) (disparu)
-Couvent des Pénitents du Tiers-Ordre de St-François ou Pénitents de Picpus (75)
(disparu)
Couvent des Petits-Augustins (75)
-Couvent des Théatins (Paris) (disparu)
-Couvent de la Visitation Ste-Marie (75)
-Crypte impériale des Capucins de Vienne (Autriche)
 
-Eglise du Dôme des Invalides (75)
-Eglise de La Madeleine (75)
-Eglise La Madeleine-de-la-Cité (75) (disparue)
-Eglise Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (75)
-Eglise St-Barthélemy (75) (disparue)
-Eglise St-Benoît, la bien tournée (75) (disparue)
-Eglise St-Christophe (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-de-la-Chartre (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 14 novembre 2017
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