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PRIEURÉ SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS (Paris) (actuel Conservatoire national des arts et métiers)
© MCP
Le plus ancien texte mentionnant le prieuré à son emplacement est un diplôme de Childebert IV datant de 710. Néanmoins, des fouilles archéologiques entreprises lors de la rénovation du musée (août 1993- mai 1994) mirent à jours un grand nombre de sarcophages mérovingiens (choeur et nef), et permirent de délimiter en partie le tracé d’une basilique antérieure à 710 qui existait encore à cette date avant, comme le rapporte la tradition,  d’être détruite par les Normands à la fin du 9ème siècle.
Fouilles de 1993-1994 https://journals.openedition.org/cem/12726
© Michèle Henri-Pasquet/Images & son - Cnam.
Il ne reste que très peu de vestiges de cette première église prieurale.
Bien plus tard, en 1059/1060, le roi Henri Ier fonda sur ses ruines une collégiale qu’acheva son fils, Philippe Ier, qui fit procéder à la dédicace en 1067, en l’honneur de saint Martin. A cause de son emplacement en pleine campagne, elle devint Saint-Martin-des-Champs.
 
Des chanoines réguliers, obéissant à la règle de saint Augustin, furent  installés dans l’église devenue collégiale. En 1079, Philippe Ier en transféra la propriété à la puissante abbaye de Cluny, dirigée par saint Hugues : Saint-Martin-des-Champs devint dès lors l’un des principaux prieurés de l’ordre, désigné par l’expression de « Deuxième Fille de Cluny ».
Bien que gouvernée par de grandes personnalités, les traces du travail intellectuel de l'époque médiévale sont relativement maigres. L’époque moderne, plus prolixe en renseignements, vint confirmer cette existence d’écoles et la formation intellectuelle et au chant des moines, telle qu'inscrite dans la tradition clunisienne.
 
Protégé par une enceinte fortifiée, le prieuré de cessa de s’accroître.  Doté de nombreuses propriétés et de larges bénéfices, avec plus de soixante-dix moines et une trentaine de dépendances, cet établissement monastique fut l’un des plus puissants d’Île-de-France.  Le prieuré fut incorporé dans Paris en 1360 lors de la construction de la construction de l'enceinte de Charles V.
Cette gravure de reconstitution de Charles Fichot (1817-1903), bien que dépourvue de l’environnement de proximité du prieuré, permet néanmoins d'en visualiser l’enceinte avant la seconde moitié du 17ème siècle sans plus de précision.
Ancien réfectoire : chaire du lecteur sur un cul-de-lampe décoré de ceps de vigne et de feuillages © Jacques Massot
Déambulatoire nord-est © MCP
Chapelle rayonnante © MCP
Le 13ème siècle fut l’époque de sa grande construction : outre la réédification de plusieurs bâtiments, on construisit :
-la vaste nef
-L’admirable réfectoire d’un style gothique épuré, une des plus belles réalisations de l’époque, devenu la salle de lecture de la bibliothèque du Conservatoire depuis 1851.
L’actuelle cour d’honneur et, à droite, l’ancien réfectoire © MCP
Le réfectoire transformé en bibliothèque  https://beautifullibraries.wordpress.com/2016/06/29/bibliotheque-du-conservatoire-nationale-des-arts-et-metiers-paris-france/
-ou encore le cloître, chef-d’œuvre « qui n’avait pas son pareil à Paris »,  mais qui,  soit que son style eût cessé de plaire, soit qu’il menaçât ruine, fut démoli à partir de 1702 pour laisser place à un nouveau « bien voûté et ouvert par de grandes arcades, dont les pieds droits sont décorés d’un ordre dorique assez mal exécuté. »
http://vivrelemarais.typepad.fr/blog/2016/11/prieur%C3%A9-st-martin-rue-bailly.html
D’importants travaux furent conduits entre le 16ème et le 18ème siècle, notamment la construction d’un portail monumental donnant sur la rue Saint-Martin, l’édification d’un imposant maître-autel par François Mansart en 1626.
Au milieu du 18ème siècle, les dortoirs furent entièrement reconstruits, tout comme l’escalier monumental, dont le décor d’origine -, œuvre de François Soufflot le Romain, neveu du célèbre Jacques-Romain Soufflot-, fut achevé en 1786.
Escalier monumental © MCP
En 1712, la partie de l’enceinte du 13ème siècle, qui bordait la rue St-Martin, fut rasée au profit de maisons. Les habitations  et commerces venus s’accoler sur le mur disparurent au 19ème siècle avec celui-ci.  Néanmoins, il en reste encore quelques vestiges rue du Vertbois. .
De la geôle Saint-Martin à la prison royale
 
Comme nombre d’abbayes, le prieur de Saint-Martin avait droit de haute justice non seulement dans son enclos, mais aussi dans toutes les rues provenant du bourg Saint-Martin-des-Champs. Son représentant, qui n’était pas religieux, s’appela d’abord « maire » avant de prendre le nom de bailli à l’équivalence d’autres seigneuries. Dans le voisinage, les rues Au maire et Bailly rappellent son souvenir. La geôle et l’échelle de justice se trouvaient sur une petite place, la cour Saint-Martin, à la hauteur du chevet de St-Nicolas-des-Champs. Le carrefour Réaumur-Turbigo a absorbé son emplacement.
En son centre, la cour Saint-Martin avait un orme au pied duquel on déposait les corps des suicidés et des personnes trouvées mortes dans les rues ressortissant à la justice du prieur.
Comme toutes les prisons de  Paris, en juin 1418, elle fut envahie par les Bourguignons qui y massacrèrent tous les Armagnacs qu’ils y avaient enfermés, et tous les autres prisonniers.
Plan Turgot par Bretez (1739)
Vestiges de l’enceinte médiévale protégeant le prieuré : tour et fragment de courtine rue du Verbois. © MCP
A l’angle de la rue du Vertbois : tour de l’enceinte  et la fontaine publique de 1712, œuvre de Pierre Bullet. Menacées de démolition en 1882, Victor Hugo prit leur défense et l’ensemble fut préservé. La fontaine fut remontée  à son emplacement actuel. © Google Earth.
L’église actuelle, bien orientée, présente un chevet reconstruit vers 1130-1135, entouré d’un double déambulatoire sur lequel ouvrent plusieurs chapelles rayonnantes dont l’immense chapelle absidale à plan tréflé, unique à l’époque, qui constitue le trait le plus singulier du chevet. Avec des voûtes en ogives, il forme l’un des tous premiers et exceptionnels exemples du gothique primitif, très peu de temps avant celui de la basilique de Saint-Denis.
Plan Quesnel (1609)
Cour Saint-Martin pendant les travaux d'élargissement de la rue Réaumur [à gauche :  St-Nicolas-des-Champs et St-Martin-des-Champs (devenu le CNAM)]  par Charles Marville (1869) © Ville de Paris / BHVP / Roger-Viollet
En 1575, la geôle fut remplacée par une nouvelle prison en bordure de la rue St-Martin, au débouché de la rue Grenéta, face à l’échelle de justice de l’abbaye St-Magloire.
Lorsqu’en 1674, Louis XIV supprima les juridictions seigneuriales, il conserva cette prison pour sa propre justice, la geôle du prieuré devint alors la prison royale Saint-Martin.
Suite à de nouvelles modifications de l’enclos en 1712, la prison déménagea près de la tour du Vertbois, toujours prison monacale.
Cette prison royale eut deux destinations :
-Les jeunes gens dont les parents avaient à se plaindre
-Le dépôt des prostituées en attente de leur jugement au Châtelet et d’un éventuel transfert à la Salpêtrière en fonction de la gravité de leur contravention.
 
Bien que normalement simple dépôt, la prison royale continua à servir de prison pour femmes, et ce dans des conditions déplorables.
A la demande de la Compagnie des Indes, ce dépôt contribua à peupler la toute récente ville de la Nouvelle-Orléans (Louisiane), alors française. En septembre 1719, 180 filles furent mariées à St-Martin-des-Champs à 180 garçons tirés de la prison de Bicêtre et d’autres geôles parisiennes. Sitôt la cérémonie terminée, on enchaîna les couples qui marchèrent jusqu’à La Rochelle où ils embarquèrent pour la Louisiane.
Très délabrée, la prison royale Saint-Martin fut supprimée en 1785 et remplacée par celle de la Petite-Force.
 

Le marché Saint-Martin
 
Dès 1765, un marché couvert avait été ouvert par édit royal sur des terrains appartenant au prieuré. Un nouveau décret de 1811 le déplaça un peu plus au nord, dans les anciens jardins dont l'enceinte de l'enclos avait été abattue la même année. Dirigés par Antoine-Marie Peyre, les travaux se terminèrent en 1816.  Supprimé en 1878,  la ville de Paris céda le terrain à l'État pour y construire l'École centrale des arts et manufactures (aujourd'hui annexe « Montgolfier » du Conservatoire national des arts et métiers)
Le Paralytique à la piscine de Jean II Restout (1725)
Arras-Musée des Beaux-Arts
Parmi les statues, on notera celle considérée comme la plus belle : une Vierge à l’Enfant en bois polychrome du milieu du 12ème siècle, dite Notre-Dame de toute joie » ou « Notre-Dame de la Carole », déposée à la basilique Saint-Denis.
https://journals.openedition.org/cem/12726
1. Marché ouvert en 1765
2. Marché ouvert en 1816
Plan de la ville de Paris, divisé en 12 arrondissements et 48 quartiers... / dressé par X. Girard,..., publié en 1820, revu et considérablement augmenté en 1830
Le marché Saint-Martin vers 1840
Où inhumait-on dans l'enceinte du prieuré ?
Cette gravure de Charles Fichot (1817-1903), dépourvue de l’environnement de proximité du prieuré, permet néanmoins de localiser les principaux lieux de sépultures dans l’enceinte probablement avant la seconde moitié du 17ème siècle (chapelle St-Michel disparue vers ou en 1645).
Dans l’église, et dans la salle capitulaire (ou chapitre) pour quelques sépultures privilégiées notamment celle du prieur Baudouin.
 
Mais aussi dans d’autres chapelles en dehors de l’église :
-La chapelle, dite Notre-Dame de l’Infirmerie : comme à Cluny, l’abbaye-mère du prieuré, les religieux de Saint-Martin-des-Champs ressentirent également la nécessité d’élever une seconde chapelle de la Vierge, dite de l’Infirmerie, cette fois davantage conforme au modèle clunisien, puisque indépendante de la grande église, pourvue d’un vaisseau unique et reliée à la salle capitulaire. Datant des premières décennies du 13ème siècle. Elle recevait les sépultures de personnalités de premier rang : pour la plupart des ecclésiastiques (prieurs de l’ordre de Cluny, officiers du prieuré, deux abbé bénédictins) et un laïc, Simon de Chandevers, chevalier et maître fauconnier du roi. Elle fut démontée en 1999.
 
-La chapelle Saint-Michel, entre l’église Saint-Nicolas-des-Champs et celle de Saint-Martin, qui fut construite dans la première moitié du 13ème siècle par un dénommé Nicolas Arrode († 1259) et où une trentaine de membres de la famille fut inhumée. Cette chapelle disparut au profit de l’agrandissement du charnier de St-Nicolas-Des-Champs vers ou en 1645.
 
-Le cimetière
Il se situait entre la chapelle St-Michel, pour sa partie sud, et la chapelle Notre-Dame, pour sa partie nord.
 

Devenus biens nationaux en 1791, les locaux du « ci-devant » prieuré furent  vite occupés par des échoppes, des logements privés. Finalement, accueillant l’Ecole des Jeunes français, puis une manufacture d’armes, la partie nord des bâtiments fut affectée, en 1795, à la mairie du 4ème arrondissement de l’époque.
 

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et le Musée des arts et métiers : un Temple consacré par la Révolution française à la technique et à l’industrie.
 
Mais en octobre 1794, à l’initiative de l’abbé Grégoire, pour « perfectionner l'industrie nationale », un décret avait créé le Conservatoire des Arts et Métiers dont l’installation dans le prieuré ne se fit qu’en 1799.  Avec l'École polytechnique et École normale supérieure, il devint une des trois créations de la Révolution  dans l'enseignement supérieur scientifique.
Héritier de l'esprit des Lumières et des encyclopédistes, dès son origine il eut  une vocation multidisciplinaire. Il est notamment  reconnu pour la formation des ingénieurs.
 
Des aménagements intérieurs étant nécessaires, on démolit les cloisons des moines pour en faire une grande galerie d’exposition, on dalla l’église en remployant les tombes, on coupa les allées du cloître pour créer des ateliers, et l’on projeta de scinder le réfectoire en deux galeries superposées. Heureusement, les crédits firent défaut et ce projet n’aboutit pas.
En 1811, les murs et les tours de l’enceinte médiévale furent abattus et, en 1843, le conservatoire absorba l’ensemble des bâtiments, et l’église fut transformée en musée.  
 
Les clichés qui suivent démontrent, qu’outre les longs travaux de voierie de la rue Réaumur,  qu’il fallut plus d’un siècle pour dégager l’église des habitations et des baraquements qui la cernaient, et lui donner son aspect actuel.
Rue Réaumur où l’on aperçoit, à gauche, un pan de la tour romane encastré dans des maisons (photo non datée ni signée) http://www.leglobeflyer.com/reportage-2-1119.html)
1869. Démolitions des bâtiments entourant l’église rue Réaumur  (photo de Marville ?)
1898. Rue Réaumur, le chevet à peu près dégagé. Photo d’Eugène Atget
1913. Rue Réaumur, le chevet entouré de palissades, et toujours des immeubles non encore démolis (à droite) © Agence photographique Rol (BnF)
De nos jours... © MCP
Le Musée du Conservatoire des arts et métiers installé dans l’ancienne église
 
Lié à l’histoire Conservatoire, dont il est une composante, le Musée, dédié aux sciences et aux technologies, peut être considéré comme l'un des plus anciens musées techniques et industriels au monde.
Consacrée aux « machines en grand », l’ancienne église abrita en 1818 une partie des collections d’agriculture, des moulins et des machines hydrauliques. L'époque romantique se passionnait pour l’art gothique et les monuments du Moyen Âge que l’on s’attachait à restaurer avec des résultats plus ou moins heureux.
Nommé architecte du Conservatoire, Léon Vaudoyer entreprit de grands travaux de reconstructions et de restaurations : l'église qui se para d’un décor polychrome, le réfectoire et aussi la façade occidentale de l’édifice, qu’il fit reconstruire dans un style néogothique sans aucun rapport avec la réalité historique mais qui lui semblait, peut-être, s’harmoniser avec les hautes fenêtres de la nef. Gabriel-Auguste Ancelet (1829-1895) puis Henri Deneux (1874-1969) lui succédèrent.
Façade occidentale qui remplaça celle de style jésuitique édifiée vers 1770 © MCP
La voûte fut recouverte de lambris vernis rehaussés de couleurs, et les figures de l’Agriculture et de l’Industrie trônèrent au-dessus de l’arc brisé qui assure la jonction entre la nef et le chœur.
La voûte lambrissée © MCP
L’Agriculture et l’Industrie © MCP
Le chœur a conservé un aspect plus sobre, sans couleur, qui permet d’apprécier la qualité du décor sculpté des chapiteaux médiévaux et la pureté des lignes.
Abside terminant le chœur © Pierre Poschadel
Sur le pilier marquant l’entrée du chœur par la droite subsiste une fresque du 14ème siècle, une Pietà, émouvant témoignage de l’ancien usage liturgique des lieux.
Passons sur d’autres restaurations pour s’arrêter à la dernière, des années 1990, sous la houlette de l’architecte François Deslaugiers qui a su conjuguer à merveille le contraste saisissant entre le décor du Second Empire minutieusement restauré, l’architecture médiévale et les innovations présentées sur une structure contemporaine. Une muséographie très réussie qui vaut vraiment le déplacement, comme toute la suite des collections.
© Roi Boshi
Parmi les pièces les plus célèbres exposées :
-Le pendule de Foucault utilisé lors de l'exposition universelle de Paris en 1855.
© MCP
-Le monoplan Clément Ader Avion III accroché  au-dessus de l'escalier monumental
© MCP
-Le fardier de Cugnot
© MCP
► Y furent inhumés , entre autres…
 
Malgré son prestige, il ne semble pas que l’abbaye ait reçu beaucoup de sépultures illustres. On trouve principalement de nombreux prieurs et sous-prieurs de St-Martin-des-Champs mais aussi de prieurés qui en dépendaient. Parmi les laïcs qui considérèrent comme un honneur de reposer en ce lieu, trois possédaient un office : maître des Comptes, procureur, président au parlement. Mais on trouve aussi, un professeur au Collège Royal, deux prévôts de Tours, et un célèbre humaniste, Guillaume Postel. Viennent ensuite des panetiers du roi, un fauconnier, etc. Les marchands bourgeois de Paris semblent peu représentés.
►AMELOT Jacques († 1579)
Originaire d’Orléans, cette famille compta un grand nombre de magistrats et exerça de nombreuses charges et fut alliée à plusieurs familles de la noblesse de robe.
Jacques, avocat au parlement de Paris, se rendit célèbre par les plaidoiries de nombreuses affaires. L’un de ses fils, Dom Jacques Amelot († 1592), docteur en théologie, fut prieur de Saint-Martin-des-Champs.
-AMELOT Jean († 1600)
Fils du précédent, maître des requêtes puis président aux enquêtes et défenseur de la ville de Paris devant le Parlement, il fut victime de la Ligue (1589), enfermé à la Bastille, puis exilé à la demande du conseil des Seize. Réintégré, il termina sa vie comme conseiller d’Etat.
►ARRODE (famille)
Très exceptionnel dans le cadre d’un enclos religieux parisien, une chapelle, appelée Saint-Michel ou du cimetière, fut érigée exclusivement réservée à cette famille de la bourgeoisie parisienne où une trentaine de ses membres fut inhumée. Fondée par l’un de ses représentants, les épitaphes retrouvées, pour les dates indiquées ou lisibles, s’échelonnent de 1195 à 1318/1319. Cependant, les informations encore lisibles sont trop limitées pour affirmer quelles personnalités de la famille y reposèrent. Malgré tout, on notera la présence de :
-Nicolas Arrode (v. 1193 – 1252)
Collecteur d’impôts, contrôleur des comptes de la prévôté et des baillis de Paris, ami du chambellan de saint Louis, Jean Sarrazin, il fonda la chapelle vers 1230 et dut probablement y faire venir ensuite de la parentèle inhumée ailleurs.
-Jean Arrode (v.1232 – après 1288)
Fils du précédent, seigneur de Chaillot, panetier de saint Louis, monnayeur du Roi (1270), et prévôt des ouvriers de la Monnaie de Paris. Date de décès illisible.
-Nicolas Arrode († 1316)
Peut-être le fils du précédent, il était seigneur de Chaillot et fut panetier du roi (maître boulanger)
 
►BAUDOUIN
Prieur de 1224 à 1234, il fut l’un des grands initiateurs de la campagne de travaux du 13ème siècle. Inhumé dans la salle du chapitre au pied du crucifix.
 
►CHANDEVERS Simon de († 1316)
Grand  fauconnier de Louis X le Hutin, il est le plus ancien grand fauconnier de France dont le nom soit connu. Recevant des appointements considérables, il avait sous ses ordres une cinquantaine de gentilshommes et cinquante fauconniers-aides. Il jouissait de la chasse au vol dans tout le royaume, et les marchands d’oiseaux ne pouvaient vendre sans son consentement pour lequel ils lui payaient un tribut.  
C’est dire tout le prestige de la fonction qui justifie l’emplacement de sa tombe dans la chapelle Notre-Dame de l’Infirmerie.
 
►LE PICART Martin († 1490)
Notaire, secrétaire du roi et maître extraordinaire des Comptes, il fut inhumé dans le chœur. Le bas de sa pierre tombale s’ornait des effigies d'une vingtaine de ses enfants.
Coll. Gaignières © MCP
Epitaphe de Jacques Amelot. Coll. Gaignières © MCP
►MARRIER Dom († 1644)
Après avoir pris l’habit monastique à l’âge de onze ans et neuf mois dans le prieuré de Saint-Martin-des-Champs (1583), il fut nommé prieur claustral par le cardinal de Guise (1618), alors abbé de Cluny. Redevenu simple moine (1633) pour se consacrer à ses travaux historiques, il publia, entre autres, la Bibliotheca Cluniacensis, ouvrage qui en fit le premier historien moderne de Cluny, et son histoire de Saint-Martin-des-Champs. Inhumé dans la chapelle de l’Infirmerie, devant l’autel.
►MONTAIGU Pierre Aycelin de († 1388)
Docteur en droit canonique, Evêque de Nevers, puis de Laon, il fut nommé cardinal (1383). Conseiller des rois Charles V, dont il fut ambassadeur auprès du pape, et Charles VI, qu’il soutint dans sa gouvernance sans ses oncles. On avance qu’il mourut empoisonné.
Inhumé dans le chœur avec une tombe en cuivre jaune et son effigie sculptée.
Coll. Gaignières © MCP
►MORVILLIERS Philippe de (1380 – 1438)
Issu d’une famille de notables et d’échevins d’Amiens, juriste et avocat  au parlement de Paris, partisan de Jean sans Peur au cours de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, ce fin politique  fut notamment le premier président du Parlement de Paris (1418-1433), soit le deuxième personnage de l'administration royale. Principal artisan de la conclusion de l’infâme traité de Troyes (1420), qui offrait  la couronne de France au roi d'Angleterre Henri V, proche du duc de Bedford et duc d'Anjou, Jean de Lancastre, il fut chassé de la capitale et repassa au service des ducs de Bourgogne. Mort à Lille, sa dépouille fut amenée au prieuré dont il avait été un bienfaiteur et où reposait déjà sa femme, Jehanne du Drac (1399-1436).
Leur tombeau se trouvait dans la chapelle Saint-Nicolas, dite aussi des Morvilliers, où les gisants en marbre blanc des défunts les représentaient mains jointes sous un dais. Seule fut conservée la statue Philippe de Morvilliers : déposée au Musée des Monuments français, puis au musée de Versailles, où on la confondit avec celle du chanoine Renaud de Dormans, elle est dorénavant conservée au musée du Louvre.  
Avec lui reposait également son fils, Pierre de Morvilliers (1412-1476),  chancelier de France
Coll. Gaignières
Gisant au Musée du Louvre  © MCP
© MCP
►POSTEL Guillaume (1510 - 1581)
Surmontant de nombreuses épreuves grâce à une détermination sans faille, il réussit à entrer au collège Sainte-Barbe comme domestique du philosophe catalan, Jean Gelida († 1558). Il y apprit le grec, l’hébreu et l’espagnol, panel qu’il compléta avec l’arabe lors d’un séjour à Constantinople (1535-1537). Admis dans le cercle des humanistes, nommé lecteur royal, puis professeur au collège de France par François Ier (1539), il faisait partie des opposants aux tendances réactionnaires de la Sorbonne.
Entrainé dans la disgrâce du chancelier Guillaume Poyet, il perdit sa chaire au Collège de France, et édita un texte sur la proximité qu'il voyait entre l'islam et le protestantisme, partie d’un ouvrage montrant comment le judaïsme et l'islam pouvaient se fondre dans le christianisme, ouvrage censuré par la Sorbonne qui fut publié à Bâle.
Réduit à l’impuissance, il rejoignit Ignace de Loyola à Rome (1544) mais finit par quitter les jésuites pour cause d’incompatibilités d’idées et de comportement.
Riche de ce long séjour en Italie, entrecoupé d’un nouveau voyage en Orient, il regagna Paris (1552) où il fut accueilli avec beaucoup d’intérêt sans pour autant récupérer sa chaire. Professeur au collège des Lombards jusqu’à l’interdiction de son enseignement, il gagna Bâle, puis Venise où l’Inquisition condamna ses publications pour hérésie au terme d’un procès. Finalement, arrêté il croupit quatre ans dans une prison romaine parmi d’autres hérétiques « chrétiens hébraïsants ».
Libéré en 1559 par la foule en liesse qui mit le feu au palais de l'Inquisition où il était détenu, Postel erra avant de revenir à Paris (1562) où il reprit ses prêches mystiques et prophétiques qui lui valurent d’être pris pour un fou et interné au prieuré Saint-Martin des Champs. Il faut dire que depuis des années, il prétendait qu’une religieuse, la mère Jeanne, avait pris possession de corps à sa mort et lui avait inspiré Les Très merveilleuses victoires des femmes (1553). Il reprit ses savants travaux et publia une brochure apocalyptique dans laquelle l’exorcisme d’une « possédée » à Laon, lui semblait annoncer la fin de l’empire du mal. Bien que condamné à la détention au prieuré, il mourut peut-être dans une ferme qu’il possédait à Trappes. Inhumé dans l’église du prieuré, son épitaphe était gravée sur une plaque de cuivre contre un mur vis-à-vis de la chapelle de la Vierge.
POSTELLUS POSQUAM PERAGRAVIT PLURIMA BASSUS
PRO PIETATE POLOS PARISIIS PETIIT
Plaque commémorative dans l’église © MCP
Coll. Gaignières © MCP
►ROUSSEAU Vespasien († 1605)
Ecuyer, valet de chambre de François d’Anjou et commissaire général de ses vivres en les ville et citadelle de Cambrai, son épitaphe, contre un pilier, rappelait son cursus et ses mérites de façon très élogieuse.
►THIBAULT ou THIBAUD († 1157)
73ème évêque de Paris de 1144 à sa mort, sur lequel, sauf quelques rares évocations dans des règlements de conflits je n’ai trouvé aucune information précise. Dans Les 200 cimetières du vieux Paris, Jacques Hillairet le dit inhumé dans le prieuré.
 
Parmi d’autres  belles pierres tombales, celle :
Du chevalier Guy Del Gorel († 135 ?) inhumé dans la chapelle St-Michel de la famille Arrode
►Du prieur et maître en théologie Jean Du Pin († 1374) qui fut aussi abbé de Cluny.
Coll. Gaignières © MCP
►De Gérard Manjart († 1536) et de son épouse, Dreuze Thuillier († 1532). Ce couple de bourgeois de Paris se montra d’une très grande générosité pour le prieuré
Coll. Gaignières © MCP
Coll. Gaignières © MCP
►Du chanoine Guillaume Mesnager († 1518) inhumé dans le chœur
Coll. Gaignières © MCP
5 septembre 2018
Le mobilier de l’église
 
Si les vitraux ne nous pas connus, on sait l’existence de plusieurs œuvres d’art de nos jours disparues ou dispersées, parmi lesquelles :
- Tableaux de Jean-Baptiste Jouvenet
- Tableau du maître-autel dû à Claude Vignon, aujourd’hui à la Primatiale de Lyon
- Le Centenier par Pierre-Jacques Cazes (1727)
- L’Entrée de Jésus à Jérusalem par Carl van Loo
- Le Paralytique à la piscine de Jean II Restout (1725)
Sources principales :
-Epitaphier du vieux Paris –Tome VIII
-Dictionnaire des rues de Paris par Jacques Hillairet-Ed. de Minuit (1963)
-D’une chapelle de la Vierge l’autre : l’exemple du prieuré clunisien de Saint-Martin-des-Champs à Paris par Philippe Plagnieux -Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre (BUCEMA)-Hors série n°6 (2013)
-Histoire de France depuis l’établissement de la monarchie jusqu’au règne de Louis XIV par M. Villaret–Tome XII (1763)
-Ambassadeur des de deux couronnes : Amelot et les Bourbons, entre commerce et diplomatie par Guillaume Hanotin-Ed. Casa de Velázquez (2018) –page 101.
-https://www.arts-et-metiers.net/musee/les-lieux-du-prieure-au-musee
-https://france-romane.com/DOC/doc_nonroman/Arts_&_Metiers.pdf
-http://vivrelemarais.typepad.fr/blog/2016/11/prieur%C3%A9-st-martin-rue-bailly.html
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(ancien cimetière révolutionnaire)
-Cimetières parisiens (subtilités)
-Cimetière parisien d'Ivry (94)
-Cimetière parisien de Vaugirard (disparu)
-Cimetière de Picpus (75)
-Cimetières protestants
-Cimetière St-André-des-Arts (75) (disparu)
-Cimetières St-Benoît (75) (disparus)
-Cimetière St-Denis-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Etienne-du-Mont (75) (disparu)
-Cimetières de St-Eustache (75) (disparus)
-Cimetière St-Germain-l'Auxerrois (75) (disparu)
-Cimetière St-Gervais (75)
(disparu)
- Cimetière St-Jacques-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Jean-en-Grève (75) (disparu)
-Cimetière St-Landry (75) (disparu)
-Cimetière St-Laurent (75) (disparu)
-Cimetière St-Marcel (75)
(disparu)
-Cimetière St-Médard (75)
(disparu)
-Cimetière St-Nicolas-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetière St-Nicolas-du-Chardonnet (75) (disparu)
-Cimetière St-Paul-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetières St-Roch (75) (disparus)
-Cimetière St-Sulpice (75)
(disparu)
-Cimetière de la Salpêtrière (75) (disparu)
-Cimetière de Sapanta (Roumanie)
-Cimetière St-Sauveur (75) (disparu)
Cimetière et charniers St-Séverin (75)
Cimetière Ste-Catherine (75)
(disparu)
-Cimetière Ste-Marguerite (75)
 
-Collège de Beauvais ou de Dormans (75)
 
-Collégiale St-Georges de Vendôme (41) (disparue)
-Collégiale St-Laurent de Joinville (52) (disparue)
 
-Colonne de Juillet (75)
 
-Couvent de l'Ave Maria (75) (disparu)
-Couvent des Augustins-Déchaussés (75) (disparu)
-Couvent des Blancs-Manteaux (75) (disparu)
-Couvent des Capucins de la rue St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Capucines (75)
(disparu)
-Couvent des Carmélites de la rue St-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Carmes-Billettes (75)
-Couvent des Carmes-Déchaussés (75)
-Couvent des Célestins (75) (disparu)
-Couvent des Cordeliers de Nancy (54)
-Couvent des Cordeliers (75)
(disparu)
-Couvent des Chartreux de Vauvert  (75) (disparu)
-Couvent des Feuillants du Fg St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Grands-Augustins (75) (disparu)
-Couvent des grands Carmes ou Carmes Barrés ou Carmes barrés (75) (disparu)
- Couvent des Jacobins réformés de la rue Saint-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des  Jacobins de la rue Saint-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de Chaillot (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de la place Royale (75) (disparu)
-Couvent des Pénitents du Tiers-Ordre de St-François ou Pénitents de Picpus (75)
(disparu)
Couvent des Petits-Augustins (75)
-Couvent des Théatins (Paris) (disparu)
-Couvent de la Visitation Ste-Marie (75)
-Crypte impériale des Capucins de Vienne (Autriche)
 
-Eglise du Dôme des Invalides (75)
-Eglise de La Madeleine (75)
-Eglise La Madeleine-de-la-Cité (75) (disparue)
-Eglise Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (75)
-Eglise St-Barthélemy (75) (disparue)
-Eglise St-Benoît, la bien tournée (75) (disparue)
-Eglise St-Christophe (75) (disparue)
-Eglise et cimetière St-Côme-et-St-Damien (75) (disparus)
-Eglise St-Denis-de-la-Chartre (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise St-Leu-St-Gilles (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-des-Champs (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Hospice des Enfants-Trouvés (75) (disparu)
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré St-Martin-des-Champs (actuel CNAM) (75)
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
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au 13 octobre 2018
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