RETOUR LIEUX  DE SEPULTURES
Après avoir, au cours de premier millénaire avant J-C, déferlé sur l’Europe les Celtes pénétrèrent en Armorique par groupes qui s’imposèrent peu à peu aux autochtones en artisans ingénieux, adroits commerçants et artistes talentueux et offrirent une civilisation solide. Si la romanisation de la l’Armorique lui fit perdre son indépendance, elle sut profiter des avantages de la paix romaine sans véritablement s’inféoder ni perdre son âme.
Fils de Berthe de Bretagne, la faiblesse de son règne, qui lui valut son surnom de « petit », l’empêcha de résister à son principal ennemi, son beau-père Eudon, et le contraignit à faire appel au roi d’Angleterre Henry II. Ce dernier, après avoir soumis ceux qui avaient pris les armes contre Conan, songea à réunir la Bretagne à toutes ses provinces en France. Pour faciliter son entreprise, il proposa le mariage de son fils Geoffroy avec la fille unique de Conan, Constance. L’appétence anglaise n’ayant pas de limite, il demanda à son gendre ses états. N’osant refuser, Conan se réserva le comté de Guingamp, laissant tous les autres barons rendre hommage au roi d’Angleterre !
SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
Mais la chute de l’Empire et l’arrivée de plus en plus massive de Bretons allaient changer son destin.
 
Turbulents,  entêtés de leur liberté, enclins aux brèves mais violentes révoltes, les descendants d’Astérix,  à l’union trop rare, allaient néanmoins donner beaucoup de fil à retordre  aux Carolingiens tout en luttant contre les invasions des Normands qui laissèrent un royaume ravagé après avoir été vaincus.
 
En portant leur capitale à Nantes, les ducs Alain Ier et Alain II donnèrent à la Bretagne sa dimension historique  et favorisèrent l’influence française par des relations familiales et culturelles. Adoptant le système féodal des Francs et la langue romane elle préserva néanmoins sa libre identité.
 
Duché très convoité par sa position géographique et sa vitalité, le pouvoir ducale finit par s’affirmer notamment grâce à Pierre Mauclerc.
Active dans le commerce maritime européen, favorisée par expansion démographique, commençant à s’enrichir par la production toilière et par un début d’industrie rurale, la Bretagne du milieu du 14ème siècle apparaissait comme un fief incontesté, tourné vers ses intérêts propres et promis à se renforcer. La Guerre de Succession du Duché (1341-1381) allait arrêter cet élan. Mort sans héritiers directs, la succession de Jean III provoqua de multiples revendications à la couronne ducale, créant plusieurs partis, soutenus diversement par l’Angleterre et la France, et entraînant la Bretagne dans le grand conflit de la guerre de Cent Ans.
La victoire définitive revint au duc Jean IV, en 1381,  qui se retrouva à la tête d’une Bretagne ni française ni anglaise et devant restaurer son pouvoir et relever de ses ruines un duché meurtri.
 
Bien des nobles bretons s’engagèrent dans les armées royales durant la Guerre de Cent ans où ils firent figurent de grands capitaines : Bertrand du Guesclin, Gilles de Rais, Olivier de Clisson ou encore Arthur de Richemont.  
Les Anglais définitivement boutés, si la Bretagne resta fidèle au roi de France, elle lui refusa toutefois l’hommage-lige et réaffirma que le duché « ne touche en rien la parti de la France ni n’en est issu ». Bien que tout paraisse alors pour le mieux dans la meilleure des Bretagne possibles, elle vivait en fait ses derniers feux  d‘indépendance. Le rattachement à la France devint inéluctable.
 
Louis XI, qui soutenait les opposants au pouvoir ducal, lança une politique offensive contre la Bretagne pour la rattacher à la France, politique que poursuivit sa fille, Anne de Beaujeu. Profitant de la moindre conjuration et après une guerre d’un an, la bataille de Saint-Aubin-sur-Cormier (28 juil. 1488) sonna le glas de l’état breton. Le 20 août, le duc François II s’engageait à ne pas marier ses filles sans le consentement royal.
Femme de caractère, Anne de Bretagne, malgré ses contrats de mariages successifs avec Charles VIII et Louis XII engageant l'avenir de la Bretagne, avait résisté à la pression française. Deux fois reine, certes, mais de plus en plus duchesse aussi. Sa fille, Claude, n’étant pas de la même trempe, céda à la charge et à l’habileté de son François Ier de mari. Et le 21 septembre 1532, au  Plessis-Macé, moyennant des  concessions notables,  était publié l’acte d’union de l’ancien duché de Bretagne au royaume de France. Mais la Bretagne gardera sa forte tête et  le mariage  ne sera pas de tout repos…
 
Les lieux de sépultures des « rois » et ducs de Bretagne
 
Plusieurs maisons se succédèrent sur le trône ducal avec divers lieux de sépultures faisant qu’aucun d’entre eux ne peut être reconnu comme le « Saint-Denis » des ducs de Bretagne. Beaucoup d'inconnus et de doutes rendent l'exploration exhaustive et juste impossible.
 
Avec le temps, la mort du duc  devint l’objet d’une remarquable mise scène et aussi ritualisée que pour un roi de France. En revanche celle de ses proches était beaucoup moins médiatisée. Les épouses mouraient discrètement  et, selon les chroniques, leur trépas ne provoquait guère plus que l’éventuelle affliction de leur mari.
Afin de stopper les raids bretons contre les territoires francs, Louis le Pieux eut une idée curieuse et retorse : les franciser par l’intermédiaire d’un chef breton. Nominoë appartenait à l’aristocratie bretonne passée au service des carolingiens. Il fut créé missus (envoyé impérial) et resta fidèle au roi franc. Mais à la mort de ce dernier, Nominoë profita des disputes pour le pouvoir de ses héritiers pour engager la Bretagne sur la voie de l’émancipation et de l’indépendance. En 845, Charles le Chauve, nouveau roi des Francs, voulant rétablir son autorité, conduisit une armée contre les Bretons. La bataille eut lieu le 22 novembre à Ballon, près de Redon. Ecrasés, les Francs se retirent précipitamment. Un traité signé entre les deux parties permit à Nominoë de mettre la main sur Rennes et Nantes avant de repartir en guerre de conquête.Seule sa mort, à Vendôme, arrêta son élan. Il fut inhumé dans l’abbaye bénédictine Saint-Sauveur de Redon, fondée en 832, où il ne reste aucune trace de la tombe de celui qui venait de constituer une nation.
© Sémhur
► ERISPOË († 857)
Lieu inconnu
 
Fils de Nominoë, il poursuivit son œuvre. Son court règne s'acheva par son assassinat sur l'autel de l'église de Talensac (Ille-et-Vilaine), où il possédait  une habitation, par Salomon, son cousin germain, qui ne voulait pas que la fille d'Erispoë épouse le fils de Charles Le Chauve. Cela aurait mis en jeu les terres de Salomon et l'indépendance de la Bretagne face à la France, ainsi que toutes les chances de Salomon d'accéder au trône de Bretagne. Aucun élément n'a, à ce jour, permit d'identifier son lieu de sépulture.
 
►SALOMON († 874)
Monastère de Plélan (Ille-et-Vilaine)  ou de Saint-Maixent (Deux-Sèvres)
 
Succédant à sa victime, Erispoë, Salomon, habile manœuvrier, contraignit Charles le Chauve à signer le traité d’Entrammes (863) par lequel, moyennant la concession de territoires entre la Sarthe et la Mayenne,  il acceptait de payer un tribut au roi carolingien. Puis, s’estimant quitte, il s’allia aux normands pour ravager les pays francs de Touraine avant d’obtenir le comté de Cotentin sous réserve de secourir le roi contre ses ennemis.
Son heureuse fortune inspira son gendre qui décida de l’assassiner avec l’aide du gendre d’Erispoë. Réfugié dans l’église d’un monastère  Salomon fut pris et « traité avec une sauvagerie inouïe. On lui arracha les yeux avec tant de violence qu'il en mourut dans la nuit ». Ce crime se serait déroulé dans l’actuelle commune de La Martyre (Finistère) ou à Le Merzer ou encore à  Plélauff, toutes deux dans les Côtes-d’Armor. Sa mort atroce, le fit proclamer martyr par le peuple et l’Église.
 
Il fut soit inhumé dans le monastère de Plélan (Ille-et-Vilaine)  ou dans celui de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), conformément à son désir de reposer auprès de son épouse, la reine Wenbrit. Probablement lors des invasions normandes, on le transporta jusqu'à Pithiviers où une partie de ses reliques reposent dans l'église Saint-Salomon et Saint-Grégoire. Cependant une autre partie de ses reliques resta ou revint en Bretagne ; l'église Saint-Salomon de Vannes, détruite en 1793, possédait quelques ossements du saint.
Abbaye de Saint-Maixent © Joel Berthonneau
EgliseSaint-Salomon-et-Saint-Grégoire de Pithiviers
http://pelerinage-orthodoxe-france.blogspot.fr
Reliquaire de Salomon
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►ALAIN Ier DE BRETAGNE, le Grand († 907)
Lieu inconnu
 
Comte de Vannes et de Nantes, il est cité « par la grâce de Dieu duc des Bretons » dans un diplôme de 889. S’illustrant à la bataille de Questembert où il défit les vikings, il s'intitula roi dans deux diplômes et semble avoir été reconnu comme tel  « roi subordonné » par  Charles le Simple.  Son règne, de 890 à 907,  marqua une période de calme et de prospérité pour la Bretagne.
La date exacte de sa mort n'est pas connue avec certitude, mais l'année 907 avancée par Pierre Le Baud (v. 1450 -1505) semble vraisemblable. A ce jour, son lieu de sépulture n’est pas connu. Il est parfois considéré comme le dernier "roi" de Bretagne.
 
►GOURMALËON DE BRETAGNE († 913)
Lieu inconnu
 
Comte de Cornouaille, il est l’un des personnages les plus obscurs de l’histoire de la Bretagne médiévale. Après la mort d’Alain Ier, il semble avoir profité de la rivalité entre ses héritiers. Son règne n’est qu’au travers sa participation à quelques actes publics où il n'apparaît parfois que comme simple témoin. C’est aussi l’extrait d’un manuscrit qui indique la date de son décès vraisemblablement intervenu dans un combat contre les scandinaves. Il est parfois considéré comme le dernier "roi" de Bretagne. On ignore le lieu de sa sépulture.  
 
►ALAIN II DE BRETAGNE, dit « Barbetorte » ou « al louarn » (en breton : « le renard ») (v. 900 – 952)
Collégiale Notre-Dame de Nantes (Loire-Atlantique) ou abbaye de Landévennec (Finistère)  ?
 
Petit-fils d’Alain Ier par sa mère, vigoureux et intrépide, la légende raconte qu'enfant, dans les forêts d'Angleterre où il fut élevé, il poursuivait et terrassait les sangliers et les ours avec un simple bâton. Aux côtés du duc Hugues le Grand, il dut faire face,  à un regain des raids vikings qui cherchaient à s’établir. Après de nombreuses batailles, la libération s’acheva le 1er août 939, par la victoire de Trans (Trans-la-Forêt en Ille-et-Vilaine) au prix d’une Bretagne ravagée. Il ne régna qu’avec le titre de duc, ainsi que ses successeurs, lesquels ne furent appelés « rois » (ri) que par le peuple profondément attaché à son sol natal.  Développant les liens avec  les abbayes de la vallée de la Loire, souhaitant conforter son rôle dans la politique du royaume de Francie occidentale, sa mort prématurée mit un terme à ses projets et à son œuvre de restauration de la puissance bretonne.
 
Se basant sur les chroniques de Nantes (recueil de récits sur la ville entre 570 et 1050),  Arthur de la Borderie (1827-1901) avança  qu'Alain Barbetorte fut  inhumé dans la collégiale Notre Dame à Nantes détruite, ville qu’il avait choisie comme capitale, et dont il avait encouragé la reconstruction après les destructions commises par les Normands. Plus récemment, Joëlle Quaghebeur, s'appuyant sur d’autres éléments, dont le fait que le seul acte authentique de donation à un sanctuaire breton d'Alain II concerne l'abbaye de Landévennec (Finistère), estime qu'il est envisageable qu’une des tombes du sanctuaire soit la sienne.
L'abbaye de Landévennec  en 1655 http://www.infobretagne.com/
Les ruines http://www.infobretagne.com/
Vestiges de la collégiale Notre-dame de Nantes en 1880
© Sémhur
ALAIN DE BRETAGNE (après 981 - † 990)
Lieu inconnu
 
Fils de Guérech de Bretagne, il mourut enfant, à priori de maladie, ce qui permit à Conan le Tort de prendre le pouvoir.
 
► CONAN Ier LE TORT ( ? – 992)
Abbaye du Mont-Saint-Michel (Manche)
 
Depuis le temps qu’il visait le titre de duc et ayant peut-être, par assassinat de ses prédécesseurs, accélérer son destin, dès la mort de Guérech, il mit la main sur le comté de Nantes sans rencontrer de  résistance.  Il ne profita guère longtemps de sa position puisqu’il trouva la mort deux ans plus tard lors de la seconde bataille de Conquereuil le 27 juin 992. Il fut inhumé dans la zone funéraire (à côté de la chapelle Saint-Martin) où étaient probablement inhumés les bienfaiteurs de l'abbaye du Mont-Saint-Michel dont il était. Cette zone funéraire servit aussi d'ossuaire où les moines entreposèrent les ossements du petit cimetière de l'abbaye régulièrement vidé. La chapelle Saint-Martin, telle qu'on la connaît,  souvent indiquée parait douteuse car elle ne fut construite qu'après sa mort.
Ancien ossuaire. http://vinz1966.free.fr/
© MCP
► NOMINOË (v. 800 – 851)
Abbaye Saint-Sauveur de Redon (Ille-et-Vilaine)
http://www.fecamptourisme.com/
► CONAN II DE BRETAGNE (v. 1034 – 1066)
Abbaye Saint-Melaine de Rennes (Ille-et-Vilaine)
 
Fils d’Alain III, il dut faire face à différentes révoltes notamment à celle de Riwallon Ier de Dol, soutenu par Guillaume le Bâtard. Cette expédition est représentée avec pittoresque sur la tapisserie de Bayeux faisant part belle à un succès du Conquérant alors que le résultat de la campagne fut un échec et renforça le pouvoir de Conan.
Conan II capitule à Dinan et rend les clés au bout d’une lance © Myrabella
© http://www.placesonline.fr/
►HOËL II DE CORNOUAILLE (v. 1030 – 1084)
Lieu inconnu
 
Beau-frère de Conan II, dont il avait épousé la sœur Havoise de Bretagne, il fut duc consort jusqu’à la mort de sa femme en 1072. La nouvelle maison ducale n’eut cesse de mettre à raison ses turbulents vassaux, conflits qui ne se terminèrent vraiment qu’en 1079. Si des chroniques ont laissé la trace de sa date de décès, les circonstances, l’endroit  comme son  lieu de sépulture semblent inconnus.
ALAIN IV DE BRETAGNE dit Alain Fergent, Fergant,… (v. 1060 – 1119) duc (1084 – 1113/1115)
Abbaye Saint-Sauveur de Redon (Ille-et-Vilaine)
Fils de Hoël II, il épousa Constance de Normandie († 1090) fille de Guillaume le Conquérant puis, veuf , il convola avec Ermangarde d’Anjou († 1146).
Remettre au pas certains de ses trublions de vassaux, n’empêcha pas son duché de vivre une relative tranquillité qui lui permit de participer à la première Croisade réclamée par
Urbain II laissant pendant cinq ans la régence à sa seconde épouse au caractère bien trempé. A son retour, tout en s’intéressant de plus en plus aux questions religieuses, il prit le parti du roi d'Angleterre Henry Ier Beauclerc dans son conflit avec le frère de celui-ci, Robert Courteheuse, et participa à la bataille de Tinchebray (1106).
De nombreux seigneurs bretons continuaient à s'installer en Angleterre. Malade le dernier duc « bretonnant », il délégua son gouvernement à son fils Conan III et se retira en l'abbaye Saint-Sauveur de Redon où il mourut et fut inhumé. Il ne reste aucune trace de sa sépulture.
© Sémhur
CONAN III dit le Gros (v. 1095 – 1148)
Abbaye Saint-Mélaine de Rennes (Ille-et-Vilaine)
 
Bien que marié à une fille du roi d’Angleterre Henry Ier Beauclerc, il se montra fidèle au capétien Louis VI le Gros en l’accompagnant dans diverses expéditions. Comme ses ascendants, il eut à lutter contre des féodaux récalcitrants en s’efforçant   de s'affirmer comme un prince territorial bien que son autorité s'exerce surtout dans ses domaines patrimoniaux du sud de la Bretagne. Il fut un bienfaiteur de l’Eglise - notamment des cisterciens- qui le soutenait dans ses réformes. Sur son lit de mort, sous prétexte de bâtardise,  il aurait désavoué son fils Hoël comme son successeur, lui préférant son petit-fils,  Conan IV. Cette décision provoqua une grave crise successorale.  De nombreux sites indiquent l’abbaye Saint-Mélaine comme son lieu de sépulture.  Un « copié/collé » qui tourne en boucle comme cela arrive fréquemment ou vérité historique ?  
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Barons qui se révoltèrent amenant Henry II à une nouvelle intervention et à faire de Geoffroi le nouveau duc de Bretagne. Esclave de l’Angleterre, n’ayant pris les armes que pour lutter contre les siens, il mourut après avoir abdiqué en faveur de sa fille. Il ne fut guère regretté que par les moines bénéficiant de ses bienfaits. Il fut inhumé en l’abbaye cistercienne de Bégard où reposait son père, Alain le Noir (†1146), et dont il ne reste, depuis la Révolution, que le bâtiment conventuel du 18ème siècle transformé en hôpital, les anciennes écuries et anciennes cuisines. Sa tombe avait déjà probablement disparu depuis bien longtemps.
© Topic Topos
► CONSTANCE DE BRETAGNE (v. 1161 – 1201)
Abbaye Notre-Dame de Villeneuve, actuelle commune des Sorinières (Loire-Atlantique)
Unique survivante des enfants de Conan IV, son père abdiqua en sa faveur en 1166 alors qu’elle n’était âgée que de cinq ans et que la réalité du pouvoir était dans les mains d'Henry II d'Angleterre, père de son futur conjoint, Geoffroy Plantagenêt. Veuve prématurément, elle exerça seule le pouvoir, malgré un second mariage avec Ranulph de Blondeville imposé une fois par Henry II d’Angleterre.
En 1196, elle fit reconnaître comme duc, par une assemblée générale de l'aristocratie, son fils Arthur, seulement âgé de neuf ans. En réaction de cet évènement qui contrecarrait ses desseins, Richard Cœur-de-Lion la fit enlever par son propre mari ! Dès qu’elle fut libre, elle fit casser son mariage avec Ranulph et se remaria, en 1199, avec Guy de Thouars.
Affaiblie par la maladie, elle s’écarta de la politique et mourut à Nantes. Elle fut inhumée dans l'oratoire de l’abbaye, dont elle avait ordonné la fondation l'année de sa mort, en attendant la construction de l'église. Son corps, comme celui de Guy de Thouars et de leur fille Alix furent translatés dans l'église lors de sa consécration en 1223. A la Révolution, leurs tombes, et celles d'autres seigneurs, furent profanées et leurs cendres jetées.
Abbaye de Notre-Dame-de-Villeneuve © BnF
► GEOFFROY PLANTAGENÊT
 
► ARTHUR  Ier DE BRETAGNE OU ARTHUR PLANTAGENÊT (1187 – 1203 ?)
Lieu inconnu
 
Fils de Constance de Bretagne et de Geoffroy Plantagenêt, déjà objet de convoitises du vivant de sa mère qui l’avait associé au duché, les morts de celle-ci et de son oncle, Richard Cœur de Lion, reportèrent les ambitions  vers un autre de ses oncles, Jean-sans-Terre, nouveau roi d’Angleterre et duc de Normandie. Fort de la reconnaissance du roi de France, Philippe Auguste, comme héritier de l’empire Plantagenêt, Jean entendait bien couper court aux espoirs bretons quand, en 1202, Philippe Auguste rompit la paix faite avec lui et favorisa de nouveau Arthur. Proclamé duc de Bretagne, comte d’Anjou, du Maine, de Touraine et de Poitou, il ne restait plus à ce jeune homme de quinze ans qu’à  s’emparer de ces territoires. Son élan fut vite stoppé. En août 1202, alors qu’il assiégeait la ville de Mirebeau (près de Loudun) où était réfugiée sa grand-mère, Aliénor d’Aquitaine, il fut capturé par Guillaume de Briouze à la solde de Jean-sans-Terre. Briouze le détint sous sa garde à Falaise puis à Rouen avant qu’Arthur ne disparaisse très probablement assassiné sur l’ordre, ou de la main ( ?), de Jean-sans-Terre.  Les grandes incertitudes qui entourent sa mort, y compris la date,  alimentèrent des légendes dont s’emparèrent de nombreux auteurs parmi lesquels Shakespeare (La Vie et la Mort du roi Jean).
Bien évidemment, dans ce contexte, le lieu de sa sépulture est totalement ignoré.
► ALIX DE THOUARS (v. 1201 – 1221)
Abbaye Notre-Dame de Villeneuve, actuelle commune des Sorinières (Loire-Atlantique)
Fille de Constance et de Guy de Thouars, elle épousa, en 1214, Pierre de Dreux, cousin de Philippe Auguste. Le roi l’avait choisi pour compenser le peu de confiance qu’il faisait à Guy de Thouars qui avait soutenu Jean-sans-Terre lors de sa dernière invasion. Hélas, Alix mourut prématurément à l’âge de vingt ans après trois enfantements.
Comme sa mère, elle fut inhumée dans l'oratoire de l’abbaye de Villeneuve en attendant la construction de l'église. Son corps, furent translaté dans l'église lors de sa consécration en 1223. A la Révolution, son tombeau, où l’avait rejointe sa fille Yolande (1218-1272), fut profané et ses cendres jetées.
Abbaye de Notre-Dame-de-Villeneuve © BnF
Tombeau d'Alix et de yolande de Bretagne d'après Louis Boudan © BnF
► PIERRE Ier DE DREUX MAUCLERC  (v. 1187 – 1250)
Abbaye Saint-Yved de Braine (Aisne)
Cousin de Philippe Auguste et choisi par celui-ci pour épouser Alix de Bretagne, bailliste (régent) en attendant la majorité de son fils Jean Ier, le roi comptait bien faire ainsi entrer la Bretagne dans la mouvance française. Choix judicieux car le duc s’avéra un fidèle vassal tout en opérant des réformes dans son duché et en lui préservant son indépendance.  D'abord convenables avec Louis VIII les relations gâtèrent au point d’en arriver à la rupture et à un changement d’alliance au début du règne de Louis IX quand Pierre se tourna vers l’Angleterre en faisant allégeance à Henry III. Privé de son bail (régence) pour félonie, ses principaux vassaux lui tournèrent casaque permettant aux Français d’occuper les principales places fortes frontalières.
Pierre se soumit. Son fils majeur, il participa à la croisade des barons en Terre sainte, combattit les Anglais à son retour, puis accompagna Louis IX lors de sa croisade égyptienne. Blessé lors de la Bataille de Mansourah (fév. 1250), il mourut en mer sur le chemin du retour.
 
Dans le respect de son testament, il fut inhumé en  l'église abbatiale Saint-Yved de Braine, nécropole de la maison de Dreux, où il reposait dans un cercueil de plomb.  Sa magnifique pierre tombale en cuivre le représentait avec un écusson composé des armes des  comtes de Dreux et de mouchetures d’hermines en référence à l'ordre clérical auquel il se destinait (l'hermine était l'un des symboles du clergé). A noter qu'il entretint toujours des relations difficiles avec le clergé séculier.
L’abbaye fut détruite après la Révolution. En 1826, des recherches dans l’église mirent à jour des ossements de plusieurs corps sans qu’une identification ne soit possible. Il est tout à fait envisageable que ceux de Pierre en fassent partie.
© WilfriedB
► JEAN Ier DE BRETAGNE, dit le Roux (1217/1218 – 1286)
Abbaye Notre-Dame de Prières, commune de Billiers (Morbihan)
Fils de Pierre Ier Mauclerc, il fit serment da vassalité à Louis IX. Pendant son long règne, poursuivit une politique d'accroissement du domaine ducal par le biais d'acquisitions souvent liées à de longues et habiles procédures judiciaires. Comme son père, il entretint des relations épineuses avec le clergé séculier. Néanmoins, avec son épouse, Blanche de Navarre (ou de Champagne), il continua la politique de ses prédécesseurs vis-à-vis des implantations religieuses notamment cisterciennes et, en 1240, il bannit les juifs du duché, permettant ainsi, dit-on, à ses sujets de ne pas rembourser leurs dettes contractées…
La mort, en 1268, de son fils puiné Pierre destiné à l'origine à prendre la tête du contingent breton l’obligea à participer en personne à la huitième croisade avec Saint-Louis.  Puis, jusqu'à sa mort il se consacra  à la bonne administration de son duché.
 
Suivant ses dernières volontés, il fut Inhumé en l’abbaye cistercienne de Prières qu’il avait fondée en 1251 et qu’il dota largement. On pouvait lire sur la dalle disparue :
« Ici repose un Duc qui gouverna cinquante ans la Bretagne ; il eut le bras robuste, la figure belle; Fondateur de ces lieux, il triompha de ses ennemis par sa prudence et doubla justement ses droits par sa vigilance : Zélateur de la foi, juste vengeur des crimes, protecteur du pauvre et du faible, défenseur du clergé et pacificateur de pays, il dompta tous les rebelles. Il mourut en l'an mille deux cent quatre vingt six, dix jours avant la fête de St Luc : qu'il soit toujours avec Dieu. »
 
En 1726, profitant de gros travaux et les religieux trouvant que la tombe du souverain gênait les cérémonies du culte, jugèrent à propos de la faire démolir. Par une combinaison économique, ils réunirent sous la même pierre, à double cavité, les ossements du duc et d’Isabelle de Castille, épouse de Jean III.
On pouvait lire sur la dalle :
« Ci-gît l'illustre prince de Bretagne, Jean dit le Roux, homme d'une belle figure d'un bras très fort, redoutable à ses ennemis, aimant la religion, très juste vengeur des crimes, défenseur du clergé et des pauvres, fondateur et principal bienfaiteur de ce monastère, mort le 8 octobre de l'an de Salut 1286. »
Cette pierre tombale fut brisée à la Révolution.
 
L’abbaye fut détruite en 1801. De l’église, il ne reste que la tour et un bras du transept transformé en chapelle en 1841 et où furent transférées les cendres du duc l’année suivante. Vers 1843, le propriétaire fit poser la dalle visible de nos jours avec cette double épitaphe gravée  :
- « Ci-gît Jean I, Duc de Bretagne, fondateur de l'Abbaye de Prières an MCCL, mort en MCCL XXX VI »
- « Ci-gît Isabelle de Castille, épouse de Jean III, Duc de Bretagne, morte en MCCCL XXVIII »
© Llann Créü
Pierre tombale de Jean Ier et d'Isabelle de Castille au fond © Topic Topos
► JEAN II DE BRETAGNE (1239 – 1305)
Eglise des Carmes de Ploërmel  (Morbihan)
Fils de Jean Ier, étroitement lié aux rois de France et d’Angleterre, auréolé de la gloire des croisés pour avoir suivi son père et Louis IX lors de la huitième croisade, il put continuer la politique autoritaire de sa famille. Sa richesse qui surpassant celle de ses vassaux il put s’appuyer sur ses hommes et ses châteaux pour les museler. Il mit en place une administration efficace et fit agrandir et restaurer de nombreuses enceintes urbaines.
Sa puissance le plaçant au cœur du conflit franco-anglais, l’engagement de la Bretagne était alors essentiel pour chaque camp.
S’il préféra d’abord asseoir sa neutralité tout en montrant sa force, les agressions anglaises dans le duché le firent basculer dans le camp français et apporter son soutien à Philippe IV qui le remercia de ses services en érigeant la Bretagne en duché-pairie héréditaire (1297) faisant des ducs de Bretagne des soutiens primordiaux de la Couronne de France. Préférant une position d’arbitre lors de la guerre des Français contre les marchands flamands révoltés, il tenta de régler le différend opposant Philippe IV au pape Boniface VIII puis de négocier la paix avec le roi d’Angleterre.
Jean II trouva la mort d’une façon peu banale. Pour régler ses litiges avec l’épiscopat breton, il décida d’aller trouver le nouveau pape, Clément V, lors de son sacre à Lyon. Au retour de l’église Saint-Just de Lyon, alors qu’il tenait les rênes de la monture du pontife,  un mur lézardé sur lequel une foule s’est entassée pour voir le cortège, s’écroula, renversant le pape et ensevelissant le duc qui mourut quelques jours plus tard de ses blessures.
 
Son corps, placé dans un cercueil en plomb, fut ramené en Bretagne par les seigneurs bretons qui l’accompagnaient  pour être inhumé dans le chœur de l’église des  Carmes de Ploërmel qu’il avait fondés. Le duc Jean IV fit construire le monument
L’abbaye fut détruite durant les guerres de Religion. En 1593, les religieux se réfugièrent au prieuré Saint-Nicolas amenant avec eux, en les réunissant,  les cendres de Jean II et de Jean III qui y restèrent jusqu’en 1618, date de la reconstruction de l’abbaye où furent installés des religieux de l’Observance.
Les cendres de Jean retrouvèrent ainsi  leur  ancien sépulcre. A la Révolution, le socle du tombeau fut brisé et le gisant endommagé. Restauré en 1821 (ce qui est rappelé sur le tombeau: « L'an 1821, le conseil général du département du Morbihan restaura ce mausolée à la mémoire des ducs de Bretagne Jean II et Jean III. De tout temps la fidélité bretonne rendit hommage à ses souverains »), il fut placé avec celui de Jean III sur un unique tombeau transféré en l’église Saint-Armel.
Gisant de Jean II en premier plan © Topic Topos
Merci à Stéphane Thomas pour la photo
Eglise Saint-Armel © Philippe Alès
► ARTHUR II DE BRETAGNE (1261 – 1312)
Couvent des Cordeliers de Vannes (Morbihan)
 
Fils de Jean II, il avait hérité d’un duché riche, puissant et bien géré dont il ne profita que sept ans, le temps de mettre un terme définitif au long conflit initié par son grand-père avec le clergé séculier et de faire étouffer dans l’œuf  la tentative unique en Bretagne des bourgeois de Saint-Malo de se constituer, à l'exemple des villes du nord du royaume en Commune jurée au cours de l'année 1308.
Alors que son cœur était confié aux Carmes de Ploërmel, son corps fut inhumé aux Cordeliers de Vannes dans le beau tombeau de marbre qu'il s'était fait construire et dont le gisant fut détruit lors de Révolution. Des fragments de marbre blanc  -le tronc et le bassin du gisant ducal-  furent  utilisés pour empierrer une route avant d’être récupérés et exposés dorénavant au château de Suscinio (Morbihan). Ses cendres disparurent. Le couvent fut rasé vers 1808.  
Fragment du gisant
Les fragments retrouvés au château de Suscinio © Topic Topos
► JEAN III DE BRETAGNE (1286 – 1341)
Eglise des Carmes de Ploërmel  (Morbihan)
 
Fils d’Arthur II, son règne de presque trente ans fut plutôt une période de paix et de prospérité. Malheureusement, ce dont il avait hérité  fut hypothéqué par le lien nouveau qu’il noua avec la France dont il fut un fidèle vassal. Après avoir envoyé sa flotte à l’Ecluse (1338) en soutien de celle du roi de France, Philippe VI de Valois, où toutes deux furent détruites, Jean III, resté auprès du roi après la trêve de 1340, mourut à Caen sans enfants laissant la voie ouverte  à Philippe VI pour le choix d’un nouveau duc et pair. Cette situation entraîna  la désastreuse guerre de succession qui stoppa l’élan de dynamisme de la Bretagne initié par ses prédécesseurs.
Il fut inhumé auprès de son grand-père, Jean II, dans l’église des carmes de Ploërmel. L’abbaye fut détruite durant les guerres de Religion. En 1593, les religieux se réfugièrent au prieuré Saint-Nicolas amenant avec eux, en les réunissant,  les cendres de Jean III et de Jean II qui y restèrent jusqu’en 1618, date de la reconstruction de l’abbaye où furent installés des religieux de l’Observance.
A la Révolution, le socle du tombeau fut brisé et le gisant endommagé. Restauré en 1821 (ce qui est rappelé sur le tombeau : « L'an 1821, le conseil général du département du Morbihan restaura ce mausolée à la mémoire des ducs de Bretagne Jean II et Jean III. De tout temps la fidélité bretonne rendit hommage à ses souverains »), il fut placé avec celui de Jean II sur un unique tombeau transféré en l’église Saint-Armel.  
Eglise Saint-Armel © Philippe Alès
Gisant de Jean III en second plan © Topic Topos
Merci à Stéphane Thomas pour la photo
► CHARLES DE BLOIS (1319 – 1364)
Couvent des Cordeliers de Guingamp (Côtes d’Armor)
Jean III, mort sans héritier et sans avoir clarifié la situation, sa succession provoqua la guerre de succession de Bretagne (1341-1365) qui rejoignit le grand conflit de la Guerre de Cent ans.
En lice, Charles de Blois et duc officiel –neveu, d’une part de Philippe VI de Valois, et aussi neveu par alliance de Jean III par son mariage avec Jeanne de Penthièvre, et soutenu par la France - et Jean de Montfort demi-frère de Jean III, soutenu par Edouard III d’Angleterre.
Les hostilités entre les deux prétendants les virent tour à tour faits prisonniers, victorieux et défaits jusqu’ la mort de Jean de Montfort en 1345. Son fils, Jean IV, reprit le flambeau paternel jusqu’aux années décisives 1362-1365, Guy de Blois étant mort en 1364 à la bataille d’Auray.
Durant neuf ans de captivité à Londres, Charles s’était montré d’une piété sans faille. Libre, autant qu'il fut en son pouvoir, il avait soulagé le peuple en venant en aide aux malheureux, de doter généreusement des églises, des hôpitaux, etc. ; comme à son haut sens chrétien il ajoutait la mortification, une demande de canonisation, initiée en 1371, fut refusée en 1376.
Cependant, en 1904, soit 530 ans après sa mort, la béatification lui fut accordée par Pie X à la vue des documents de son procès en canonisation
 
Charles de Blois fut d’abord inhumé aux Cordeliers de Guingamp dont le couvent prit dès lors le nom de Terre-Sainte. Le peuple vint en foule rendre hommage à sa pieuse mémoire. En 1506, débutèrent les travaux d’une chapelle, la future église Notre-Dame des Grâces, dans laquelle furent transférés les reliques de Charles après la destruction en partie du couvent des Cordeliers lors des guerres de Religion.
Chassés à la Révolution, les cordeliers laissèrent derrière eux les précieux restes de « Très Haut, Très-Puissant et Très-Excellent prince Charles de Chastillon (dit de Blois) » comme le soulignait une inscription figurant sur le reliquaire. Un incendie en 1829 fit disparaître une partie des reliques.
Près du reliquaire en chêne rehaussé d’or, une plaque en cuivre avec cette inscription : « Cy dessous reposent les restes de très haut, très puissant et très excellent prince Charles de Chastillon, duc de Blois, duc de Bretagne, tué à la bataille d'Auray le 29 septembre MCCCLXIV, après une guerre de 23 ans et s'être trouvé à 18 batailles contre le comte de Monfort, oncle et cousin-germain de Jeanne de Bretagne son épouse. »
http://www.graces.fr/pages/eglise
http://association.bretonne.free.fr/Guingamp06.htm
http://www.bretagneweb.com/
►HOËL Ier DE BRETAGNE († 981)
Lieu inconnu
 
Fils illégitime d’Alain II, les Nantais auraient fait appel à lui pour succéder à Drogon. Le nouveau comte de Nantes rentra en conflit avec Thibaut de Blois qui contrôlait toujours le nord de la Bretagne et se considérait comme son suzerain. Il mourut assassiné peut-être par la main de Conan le Tort, un vassal de Thibaut de Blois.
 
► GUÉRECH DE BRETAGNE († 988)
Abbaye Saint-Sauveur de Redon (Ille-et-Vilaine)
 
Second fils illégitime d’Alain II, et frère de Drogon, il devait être consacré évêque de Nantes quand son aîné fut  assassiné et auquel il succéda. Il poursuivit le combat contre Conan le Tort initié par son frère.  Conan le tort serait aussi responsable de sa disparition prématurée.
Il fut inhumé en l’abbaye Saint-sauveur de Redon où il ne reste aucune trace de sa sépulture.
► BERTHE DE BRETAGNE (1114 – 1156)
Lieu inconnu
 
Fille de Conan III, elle fut remariée à Eudon, comte de Porhoët, qui fut proclamé duc de Bretagne en tant qu’époux de la duchesse. A la mort de cette dernière, le duché devait revenir à Conan IV, enfant né de sa première union avec¨ Alain le Noir (†1146) et désigné comme héritier de la couronne ducale par son grand-père.  Quand elle trépassa, Eudon, allié d’Hoël, fils désavoué de Conan III,  tenta à plusieurs reprises de s’emparer du pouvoir, mais en vain.
► CONAN IV dit le Petit (v. 1135 – 1171)
Abbaye de Bégard (Côtes-d’Armor)
© Schorle
► JEAN IV DE BRETAGNE, dit le Conquérant   (1339 – 1399)
Cathédrale Saint-Pierre-et-Paul de Nantes (Loire-Atlantique)
Fils aîné de Jean de Montfort et de Jeanne de Flandre, il reprit le flambeau paternel dans sa lutte pour la souveraineté du duché lors de la guerre de succession de Bretagne, ce qu’il obtint, après une première reconnaissance en 1365, définitivement en 1381 après avoir été appelé en secours par Jeanne de Penthièvre. Accueilli avec triomphe, il lui restait à restaurer son pouvoir et à relever de ses ruines un duché meurtri par de longues années de guerre. Malgré les tensions existant avec la maison de Penthièvre et des conflits avec des villes comme Saint-Malo qui se plaça sous la suzeraineté du roi de France, il relança de façon remarquable les réformes de l’administration ducale et entreprit de nombreux chantiers d’édifices religieux.
A sa mort, dans le respect de ses dernières volontés, il fut inhumé devant le grand autel de la cathédrale Saint-Pierre-et-Paul de Nantes. Son tombeau -érigé par des artistes anglais sur commande de sa veuve, Jeanne de Navarre, remariée au roi d’Angleterre, Henry IV-, fut achevé en 1408.
Déjà mutilé par négligence, son monument failli disparaître en 1733 sous prétexte qu’il gênait. La Révolution acheva de détruire le gisant. En 1888, lors de travaux de nivellement, sous quelques vestiges du tombeau, ses restes auraient été découverts dans son caveau. Si c’est bien le cas, impossible d’en savoir davantage au moment de la rédaction de cet article.
Col. Gaignières
► JEAN V DE BRETAGNE (1389 – 1442)
Cathédrale Saint-Pierre-et-Paul de Nantes, puis la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier (Côtes d’Armor)
Fils de Jean IV, de son imbroglio d’alliances familiales on notera surtout le remariage de sa mère avec Henry IV d’Angleterre qui le fit à la fois beau-fils de ce souverain et son union avec Jeanne,  une des filles de Charles VI, qui le fit gendre du roi de France  ! Position pour le moins ambigüe en cette Guerre de Cent ans qui le porta à la prudence, à la diplomatie et à l’attentisme. Néanmoins, indépendamment du conflit latent et souvent avec la France, le duché se plaça dans la mouvance française même s’il entendait sauvegarder ses intérêts propres. Les dernières années du duc furent marquées par le procès et le supplice de Gilles de Rais.
A  sa mort, Jean V fut inhumé près de son père  à Nantes. Neuf ans plus tard, son corps fut transféré dans la chapelle qu'il avait fondée en l'honneur de Saint-Yves dans la cathédrale de Tréguier où son gisant reconstitué se trouve toujours relégué à l’écart d’une place d’honneur.
© MCP
© MCP
► FRANÇOIS Ier DE BRETAGNE, dit le Bien-aimé   (1414 – 1450)
Abbaye Saint-Sauveur de Redon (Ille-et-Vilaine)
Fils aîné de Jean V, élevé en France, son avènement entraîna une modification radicale de la politique extérieure de la Bretagne lui aliénant des représailles anglaises. Après qu’il eût signé traité d’alliance avec Charles VII venu à son secours en 1449, les capitaines bretons participèrent à la phase finale de la guerre de Cent Ans. La bataille de Formigny (avril 1540) compte parmi les victoires décisives françaises trois mois avant sa mort intervenue à Vannes.
Accompagné par un important cortège de barons, et selon sa volonté, il fut enseveli devant l'autel de l'abbatiale Saint-Sauveur de Redon. Son tombeau fut déménagé dans une des chapelles du déambulatoire en 1780 et détruit à la Révolution.
© Sémhur
► PIERRE II DE BRETAGNE, dit le Simple (1418 – 1457)
Collégiale Notre-Dame de Nantes (Loire-Atlantique)
Tombeau de Pierre II et de Françoise d'Amboise. Col. Gaignières
► JEANNE DE PENTHIÈVRE, dite la boiteuse (voir fin d'article)
 
► JEAN DE MONTFORT  (1294 - 1345)
Couvent des Dominicains de Quimperlé (Finistère)
 
Emprisonné au Louvre, il réussit à s'enfuir et à passer en Angleterre pour obtenir des renforts d'Edouard III et débarqua en Bretagne où il vint assiéger Quimper sans succès. Revenant vers Hennebont en  il décéda en route et fut inhumé provisoirement en l'abbaye de Sainte Croix de Quimperlé puis mis au tombeau dans la chapelle du couvent des Dominicains situé au Bourgneuf de Quimperlé.
Son tombeau profané lors des guerres de religion à la fin du 16ème siècle puis à la Révolution,  la chapelle où il reposait rasée,  son sépulcre tomba dans l'oubli jusqu'en 1883 où des fouilles mirent à jour les vestiges d'un tombeau ainsi que des ossements masculins à l'emplacement de son caveau. Mis dans un petit oratoire, les restes du duc furent de nouveau oubliés jusqu'à 1982 où ils faillirent être jetés à la fosse commune. Sauvés in extremis, ils furent déposés dans la chapelle du cimetière en attendant qu'un Comité Jean de Montfort créé puisse enfin lui donner une sépulture décente en l'église de Sainte-Croix de Quimperlé.
Fils de Jean V et frère de François Ier de Bretagne, il poursuivit la politique d’indépendance de son père en veillant toutefois à ce que le parti français ne prenne pas trop d’importance à la cour en asseyant ses droits régaliens et en établissant de nouvelles relations diplomatiques directes avec les souverains de Castille et de Portugal.
Participant avec son frère et son oncle, le connétable de Richemont, à la dernière phase de la guerre de Cent Ans, il prit plusieurs villes et eut le privilège de son vivant d’être témoin de la paix enfin retrouvée après plus d’un siècle de conflits.
N’ayant pu avoir d’enfant de descendance avec son épouse, la bienheureuse Françoise d’Amboise (1427-1485), se posa le problème de sa succession. Pour éviter que le trône de Bretagne ne tombe entre des mains étrangères, il maria sa nièce, Marguerite de Bretagne, fille de son frère ainé François Ier, à son cousin, François de Bretagne, comte d'Étampes, futur duc de Bretagne. Néanmoins, le futur François II de Bretagne dut attendre la fin du principat de son oncle, Arthur III de Bretagne, plus connu sous le titre de connétable de Richemont, pour ceindre la couronne ducale.
 
En 1443, avant même d’être duc et duchesse de Bretagne, Pierre II et son épouse avaient fait reconstruire le chœur de l'église Notre-Dame de Nantes et ordonné l'érection de leur tombeau devant le maître-autel de la nouvelle construction. Par la suite on pouvait y lire cette épitaphe gravée autour la pierre tombale en marbre blanc: "CY GIST TRES HAULT ET TRES PUISSANT SEIGNEUR MONSr PIERRE DE BRETAGNE, Sr DE GUINGAMP ET DE CHASTEAUBRIAND, COMTE DE BENON, FILS DE TRES HAULT PRINCE MONSr LE BON DUC JEHAN, DUC DE BRETAIGNE, QUI TREPASSA EN L'AN DE GRACE MIL CCC LE CY GIST TRES HAULTE ET PUISSANTE DAME FRANÇOISE D'AMBOISE SA COMPAIGNE, FILLE AISNEE DE LOUIS, VICOMTE DE TOUARS, QUI TREPASSA L AN MIL CCC LE".
 
Le tombeau subsista jusqu'à la fin du 18ème siècle, puisqu'il en était encore question en 1780. Il fut détruit pendant la période révolutionnaire ou, peut-être peu après, lorsqu'on transforma l'église en établissement industriel avant sa disparition progressive.
Cherchant à profiter de l'affaiblissement temporaire des comtes d'Anjou et à renforcer sa frontière du côté du Maine, il s'avança jusqu'à Château-Gontier (Mayenne) qu'il assiégea, mais il mourut devant la cité, lui aussi empoisonné selon la tradition. Le Conquérant serait à l’origine de cet assassinat.
Selon aussi la tradition, sa dépouille, portée par les barons aurait été inhumée dans l'abbaye Saint-Melaine de Rennes où sa tombe aurait été retrouvée sous la tour en 1672 lors d'une restauration. La sépulture comprenait quelques ossements, un reste de hache d’armes, un bout de fourreau d’épée et quelques morceaux de l’armure d’un homme presque consumée par la rouille qui furent identifiés comme lui appartenant. Mais un rapport de la même année laisse supposer le contraire...
 
A sa mort, sans enfants, la succession passa à sa soeur Havoise de Bretagne et à son beau-frère, Hoël de Cornouaille.
Les funérailles de Pierre II et d'Arthur III, par Martial d'Auvergne, enluminure issue de l'ouvrage Vigiles de Charles VII, Paris, France, 15ème siècle
► ARTHUR III DE BRETAGNE, dit le Connétable de Richemont
 

► FRANÇOIS II DE BRETAGNE
 

► ANNE DE BRETAGNE
 

Avec la publication de l’acte d’union de l’ancien duché de Bretagne au royaume de France, le 21 septembre 1532, au  Plessis-Macé, François dauphin, fils aîné de François Ier, fut le dernier duc à être couronné duc de Bretagne, sous le nom de François III de Bretagne, dont il héritait à la suite de sa mère, Claude France. Toutefois, il ,ne gouverna pas puisque l'usufruit du duché était exercé par son père.
Henri II porta aussi le titre de duc, mais sans être couronné. Il était le dernier.
 
Suite à une erreur technique ne permettant pas d'insérer ces deux résumés de personnages au bon endroit, voici Drogon et Jeanne de Penthièvre:
 
► DROGON DE BRETAGNE (v. 950 - v.  958)
Lieu inconnu
 
Seul fils légitime d’Alain Barbetorte et de Roscille de Blois, comte de Nantes et duc de Bretagne  après le décès prématuré de son père, sa tutelle fut assurée par son oncle, Thibaud Ier de Blois, qui remaria très vite sa sœur avec le comte Foulque II d’Anjou.
Le pouvoir sur la Bretagne fut alors partagé entre  Foulque qui  reçut le comté de Nantes et la garde du jeune duc, et  Thibaut qui conserva la suzeraineté sur le nord de la Bretagne. L’enfant aurait trouvé la mort par empoisonnement (?), assassinat dans lequel  certains virent la main de Foulque II d’Anjou. On ignore son lieu de sépulture.
 

►JEANNE DE PENTHIÈVRE, dite la boiteuse (v.1324 – 1384)
Couvent des Cordeliers de Guingamp (Côtes-d’Armor)
 
Fille de Guy de Bretagne, comte de Penthièvre et vicomte de Limoges, elle avait aiguillonné son mari, Charles de Blois, pour faire valoir par les armes ses droits sur la Bretagne. Veuve, le traité de Guérande de 1365 lui fit perdre sa souveraineté au profit de Jean IV de Montfort mais lui conserva son titre de duchesse.    Mais, lorsqu’en 1369 Jean IV se déroba à ses obligations de grand feudataire entre l’Angleterre et la France en adhérant à une alliance anglaise, les Français s’avancèrent vers la Bretagne pour batailler avec les Anglais qui y avaient débarqué. C’était de nouveau la guerre que les Bretons refusèrent en laissant entrer l’armée française. Le roi Charles V crut alors possible d’annexer la Bretagne par la déchéance de Jean IV et la confiscation du duché. Faux pas royal qui fit basculer la situation car la réaction bretonne fut immédiate et unanime : hors de question de devenir les sujets du roi de France. Jeanne, à la tête d’une ligue,  fit appel à Jean IV exilé en Angleterre. En 1381, par le second traité de Guérande, moyennant une rente et la possibilité de récupérer le duché pour les siens  si Jean IV n’avait pas de descendance,  il retrouva son duché.  Le problème de la succession entamé depuis quarante ans était enfin réglé.
Jeanne fut inhumée auprès de son époux dans le chœur de l’église des Cordeliers de Guingamp où sa sépulture disparut probablement au 16ème siècle.
 



Sources principales
- Une histoire de la Bretagne de Yannick Pelletier – Ed. Gisserot (1991)
- La Bretagne ducale d’Yves Coativy – Ed. Gisserot (1999)
- http://jpcesson.pagesperso-orange.fr/index/Histoires%20de%20Bretagne%20-%20Jean%20II%20de%20Bretagne.htm
- http://www.infobretagne.com/
- http://buan1.chez.com/buanmontfort.htm
(*) commentaire(s)
10 août 2014
► GEOFFROI Ier dit Béranger († 1008)
Abbaye du Mont-Saint-Michel (Manche)
 
Fils de Conan le Tort, seul duc dont on ne possède aucun acte, il reste un personnage méconnu. Soignant ses relations avec le duc de Normandie Richard II par réciprocité d’unions. Homme pieux, ayant à cœur la restauration de monastères, il décida d’entreprendre un  pèlerinage  à Rome sur le tombeau de saint Pierre et de saint Paul. Il mourut sur le  chemin du retour et a réputation d'avoir été, comme son père, inhumé en  l'abbaye du Mont-Saint-Michel où sa tombe a disparu depuis bien longtemps, s'il reposa bien là.
 
► ALAIN III dit Rebrit (v. 997 – 1040)
Abbaye de la Trinité de Fécamp (Seine-Maritime)
 
Fils de Geoffroi Béranger, sa mère exerça la régence durant sa minorité. Majeur,  les médiations et réconciliations succédèrent aux conflits lui permettant de consolider l’autorité  ducale en devenant le plus puissant des seigneurs bretons.  La paix revenue avec son cousin Robert Ier de Normandie, ce dernier lui confia la tutelle de son héritier lors de son pèlerinage en Terre sainte, héritier qui n’était autre que le futur Guillaume le Conquérant.  
La mort de Robert de Normandie, sur le chemin de son retour de Jérusalem,  lui permit d’intervenir en Normandie sous prétexte de défendre les droits de son protégé alors qu’il visait à s’approprier le duché normand. L’expédition fut un échec et il mourut lors de cette campagne à Vimoutiers (Orne),  victime, dit-on, d’un empoissonnement. Selon Arthur de la Borderie (1827-1901),  il fut inhumé avec les premiers ducs de Normandie dans la salle capitulaire de l’abbaye de la Trinité de Fécamp.  Si le tombeau de ces derniers existe toujours, la sépulture d’Alain III, s’il y fut bien enseveli, a disparu.
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