Accusé d’avoir fait entrer un non circoncis dans le temple de Jérusalem, Paul, conduit à Césarée pour y être jugé, avait demandé à être mené devant le tribunal de Rome où il resta deux ans en liberté surveillée.
Il repartit pour un périple missionnaire puis revint à Rome où il trouva une communauté chrétienne humiliée et décimée par Néron. Dans ce contexte, il ne dut pas enseigner longtemps sans être dénoncé et arrêté ; une certitude, les Actes des Apôtres s’achèvent abruptement et L’Écriture reste muette sur son procès annoncé (act 25, 11-12) devant l’empereur et les conditions de sa mort.
Il fallut se rattacher à la tradition la plus sûre, remontant au 2ème siècle, qui soutient qu’il fut décapité « ad Aquas Salvias », supplice « plus noble » réservé aux citoyens romains.
Laissons de côté la légende du triple rebond de sa tête faisant jaillir trois sources (Tre Fontane actuelles) qui fut adoptée par saint Grégoire plus de cinq siècles plus tard.