RETOUR ANGLETERRE - IRLANDE - ECOSSE
La perfide Albion
Et la bien nommée en ce qui nous concerne ! Car malgré nos fréquentes démêlées avec nos voisins de l’Est en général et l’Allemagne en particulier, l’Angleterre n’en demeura pas moins notre pire et plus redoutable ennemie durant des siècles.
Entre les histoires de nos familles royales souvent intimement liées, les revendications d’héritages qui s’en suivirent, nos empires coloniaux, etc., de part et d’autre de la Manche les rancunes se sont cumulées au point de dresser sur chacun de nos rivages des murs hérissés de méfiance aux pointes acérées.
 
Aujourd’hui encore le politiquement et économiquement « so british » à tendance à gratter notre gauloise susceptibilité et, de leur côté,  notre latine agitation à tendance à irriter leur national flegme les faisant parfois nous regarder d’un peu trop haut à notre goût.
 
L’imbrication de l’Histoire de nos deux  pays est telle que la terre de France fut la sépulture de nombreux grands personnages anglais comme les circonstances ont aussi amené beaucoup de Français à demeurer éternellement en terre anglaise.
Un peu d'histoire
Après quatre siècles d’impérialisme, Rome, submergée par ses grandes invasions, abandonna l’île en 410. A partir de la fin du 5ème siècle jusqu’aux environs de l’an 900 la future Angleterre se composait de sept royaumes (l'Heptarchie) : l’ Est-Anglie, l’Essex, le Kent, la Mercie, la Northumbrie, le Sussex et le Wessex.
 
L’unification de ces six royaume fut longue et conflictuelle jusqu’à ce que l’invasion des Vikings, par l’est, amène la domination définitive des rois de Wessex, dont Alfred le Grand et Édouard l'Ancien, qui réunirent les populations anglo-saxonnes. Athelstan fut le premier à prendre le titre de roi d’Angleterre.
► L’Est-Anglie
Fondé au 6ème siècle, ce royaume cessa d’être indépendant en 917/918 après avoir été conquis par le roi de Wessex Édouard l'Ancien. A partir de ce moment,  leurs souverains ne furent plus que comtes d’Est-Anglie.
► L’Essex
Fondé vers 500, le royaume d’Essex (East Saxons = Saxons de l’Est), le royaume cessa d’être indépendant vers 825 après avoir été conquis par Egbert roi de Wessex.
Berthe son épouse (545/550 - v. 612)
Fille du roi Franc Caribert et d’Ingoberge. Après avoir participé à la conversion de son époux au christianisme, elle reçut de Grégoire le Grand des lettres où celui-ci la comparait à l’impératrice Hélène, ce qui n’était pas un mince compliment !
► La Mercie
Fondé en 584/585, ce royaume atteignit son apogée sous le règne du roi Offa avant d’être lui aussi dominé par le Wessex. Après un interlude sous domination danoise, le comte Ethelred prêta allégeance en 883 au roi d’Angleterre Alfred le Grand.
Offa ( ?- 796) roi de Mercie (757- 796)
Par la suite Alfred le Grand devait donner corps aux codes qu’Offa avait établis.
 
Bien que la notion de nation unifiée n’existe pas encore, il arrive qu’on le trouve nommé « roi des Anglais » dans certaines chartes de l’époque. Afin de garantir la succession de son fils Ecgfrith à la tête de son royaume, il se débarrassa de plusieurs parents et, en 787 Ecgfrith fut le premier prince anglo-saxon à être consacré, c’est à dire oint avec les saintes huiles, comme le futur souverain du royaume.
 
Aujourd’hui, le nom d’Offa reste attaché au gigantesque rempart, Offa’s Dyke, qu’il fit bâtir pour se protéger des invasions des Gallois témoignant ainsi des énormes ressources qu’il fut capable de déployer.Pour l’ensemble de ses réalisations Offa est considéré comme un souverain éclairé.
 
Son lieu de sépulture demeure un sujet de discussions. Bien que les sites d’Offchurch dans le Warwickshire, de Lichfield et d’Offlow dans le Staffordshire et de Repton dans le Derbyshire soient souvent proposés, aucune preuve n’est jamais venue étayée une de ces revendications. En revanche, une autre possibilité vraisemblable s’ouvre aux historiens. S’appuyant sur un document du 13ème siècle écrit par Matthew Paris, principal scribe de l’abbaye de Saint-Alban, des chercheurs retiennent la ville de Bedford. Offa “…dont le corps fut amené en la ville de Bedford où il est dit avoir été inhume de façon royale dans une certaine chapelle, à cause de l’urgence que l’occasion requérait, située dans la cité sur les berges de la rivière Ouse. Mais il est rapporté jusqu’à nos jours, selon la déclaration de la plupart de la population du voisinage, que l’état de la dite chapelle étant devenu désastreux à cause de la violence de cette rivière, qu’elle fut submergée et, à cause de la rapacité des flots, fut complètement détruite avec la vraie tombe du roi, ou du moins, comme certains l’affirment, fut irrésistiblement précipitée en ruines dans le lit de la rivière. D’où, même de nos jours, cette tombe, quand les habitants se baignent l’été à cet endroit, est vue les engloutir dans l’eau profonde ».
 
Comme tout document rédigé bien des siècles après les faits, celui-ci est à manier avec précaution. Néanmoins, en plus de la tradition orale et de la logique, des découvertes de tombes saxonnes de l’époque et des faits avérés rendent Bedford tout à fait plausible. De surcroît, bien que rien ne prouve qu’ils avaient une autorité sur la sépulture d’Offa on peut penser que les moines de Saint-Alban avaient une bonne raison de se souvenir de l’événement : ils avaient été incapables de préserver la tombe de leur bienfaiteur !
La Northumbrie
Comme celle des autres royaumes anglo-saxon , l’histoire de la Northumbrie est essentiellement connue à travers l’œuvre de Bède le Vénérable, moine anglais de Northumbrie qui vécut au début du 8ème siècle. Combattant farouchement pour son indépendance, il fut le dernier royaume à être dominé par les souverains du Wessex en 954.
Entre unification, éclatement, réunification, soumission aux Vikings, changements de capitale, etc. ce royaume comprend un tel nombre de "roitelets" assassinés, au trône usurpé, etc. qu'il faudrait consacrer un article complet et complexe  pour essayer de situer tous leurs leux de sépultures. Pour l'instant, je n'y vois aucun intérêt.
Le Sussex
La fondation de ce royaume reste floue et beaucoup de lacunes rendent difficile une lecture bien suivie de son histoire. Une chose est sûre, en 825, il se soumit au roi  Egbert de Wessex.
Le Wessex
On l’aura compris, ce royaume fut le grand vainqueur des six autres. L'arrivée sur le trône d'Egbert marqua le début de la montée en puissance du Wessex vis-à-vis des autres royaumes de l'Heptarchie. Générant les premiers rois d’Angleterre anglo-saxons, leur dynastie s’arrêta avec Edouard le Confesseur.
Winchester, siège d’un des plus anciens évêchés d’Angleterre (660), devint vraiment la capitale du Wessex sous Egbert en 827.
 
Il fut inhumé dans la cathédrale primitive, dite Old minster (vieux monastère), fondée en 642, puis tranféré dans le nouveau monastère fondé par Edouard l'Ancien en 901, puis dans l'abbaye de Hyde lorsque Henry Ier  ordonna le déménagement du nouveau monastère à l'extérieur des remparts de la ville.
Photo www.britannia.com/
Reliquaire supposé contenir les restes d'Egbert
Photo Wikipedia
Fils d’Egbert. Il conquiert le Kent et succéda à son père à la mort de celui-ci en 839.En 856, il épousa Judith († 870), fille du roi carolingien Charles II le Chauve.
Il fut d’abord inhumé dans l’église de Steyning puis transféré par la suite dans le Vieux monastère de Winchester où ses ossements subirent le même que ceux de son père avant de trouver une place dans l’un des reliquaires de la cathédrale de Winchester.
Une pierre tombale, conservée dans le porche de l’actuelle église de Steyning a réputation d'être sa pierre tombale d’origine. A défaut, il s’agit bien d’une pierre illustrant la sépulture d’une personne royale, personnalités royales qui ne furent pas nombreuses à être inhumées en ce lieu.
Photo www.britannia.com/
Pierre tumulaire d' Æthelwulf à Steyning
Les reliquaires de la cathédrale de Winchester
Æthelbald († 860)
   Abbaye de Sherborne, Dorset (Angleterre)
 
Æthelbert († 865) succéda à son frère Æthelbald mort sans enfant.
   Abbaye de Sherborne, Dorset (Angleterre)
 
Le diocèse saxon de Sherborne fut créé en 705. Tous deux furent inhumés dans la même abbaye qui conserve encore quelques vestiges de l'époque des rois saxons.  Elle abrite toujours deux tombeaux  que l'on pense être ceux d'Æthelbald et d'Æthelbert.
Le poète Sir Thomas Wyatt, qui s'illustra sous Henri VIII, y fut aussi inhumé.
Photo Wikipedia
Photo Wikipedia
Célèbre pour sa reconquête de l’Angleterre sur les Scandinaves et sa prise de Londres en 886, Alfred, au lieu de saccager, va reconstruire et bâtir pour encourager les colons à s’installer et faire prospérer le commerce. Il redonna vie aux cités historiques comme à Winchester  qui devint le centre de la vie religieuse et des affaires d’Etat. Sa tête fourmillait de projets grandioses. Illettré dans sa jeunesse, Alfred se consacra au renouveau de l’instruction et devint lui-même poète: Chronique anglo-saxonne, les Consolations de la philosophie, Histoire universelle du roi Alfred.
 
Après presque trente ans de règne, Alfred mourut et le peuple pleura un grand monarque : il reste le seul souverain anglais qui ait été surnommé le Grand (Cnut le Grand était danois)
 
Bien que la plupart des versions s’accorde pour qu’il ait été inhumé directement dans le Old Minster de Winchester, certains avancent qu’il fut d’abord enseveli à Steyning avant d’y être translaté, suivant ainsi le même chemin que son père.
La légende veut qu’après que son fantôme eut été aperçu marchant de nuit aux alentours, on déplaça sa dépouille dans le nouveau monastère.
Plus simplement, aux environs de 903 on transféra sa dépouille dans le nouveau monastère fondé selon ses voeux par son fils Édouard l'Ancien  où la rejoignirent celles de sa femme Ealhswith, de son fils le roi Édouard l'Ancien et des enfants de ce dernier. En 1110, tous furent transférés dans l'abbaye de Hyde fondée par Henry Ier et y restèrent.
 
L’association en charge des recherches archéologiques de la cathédrale suggère que la tombe d’Alfred le Grand fut épargnée durant la dissolution des monastères sous Henri VIII. En revanche, l’église de l'abbaye de Hyde fut démolie et il n’en resta que des décombres.
En 1788, des prisonniers chargés de travaux sur le site la découvrirent mais, ignorant son importance, la traitèrent comme celle de n’importe quel quidam : les ossements disparurent.
*L’année de sa mort, 899, est probable mais incertaine
Au 17ème, siècle durant la guerre civile, après que les soldats de Cromwell se soient servis de ses os pour briser les vitraux, ils furent dispersés et mélangés avec d’autres ossements royaux et d’évêques qu’on plaça dans des coffrets reliquaires aujourd’hui déposés en hauteur le long de la galerie entourant le presbytère de la cathédrale de Winchester.
Fils d’Alfred le Grand à qui il succéda. Alors que son père s’était surtout préoccupé de la défense des frontières du Wessex, Edouard mena avec succès une politique offensive contre les Danois. Il mourut alors qu’il matait une rébellion.
Il fut inhumé directement dans le nouveau monastère qu’il fonda en 901 dans le respect des vœux de son père avant que sa dépouille ne soit translatée en 1110 dans l'abbaye de Hyde fondée par Henri Ier.
Que cela soit lors de la dissolution des monastères en 1539 ou en 1788 lors de travaux dans les décombres de l'église de l'abbaye de Hyde, ses restes disparurent.
Emplacement de l'ancienne église de l'abbaye de Hyde, dernière sépulture d' Edouard l'Ancien.
Photo Wikipedia
Fils d’ Édouard l'Ancien, il succéda à son demi-frère Athelstan. Pauvre Edmond qui ne régna que cinq ans victime de sa bonté.
Il commença à faire parler de lui en accompagnant Athelstan à la bataille de Brunanburgh. Quand Athelstan mourut, devint le premier roi à pouvoir s’enorgueillir d’être le souverain de “toute” l’Angleterre moderne puisqu’il était à la tête de la Mercie du Wessex et du Nord. Mais la paix de dura pas. Olav, roi des Nordiques de Dublin envahit le pays. Après avoir perdu une grande partie de son royaume, Edmond la reprenait deux ans plus tard et réussit une alliance anti-danoise avec Malcolm, roi des Scots. Il aurait aussi participé au retour sur le trône de Louis IV de France. Il fut aussi un grand patron de l’Eglise.
Son règne énergique prit fin de manière tragique. Alors qu’il se trouvait à Pucklebury dans le Gloucestershire, il se rua sur un brigand, banni de ses états, dénommé Leofa qui agressait son intendant. Edmond intervint et Leofa le tua avec un poignard.
 
Il fut inhumé en l’abbaye de Glastonbury, qu’il avait confiée en 943 à saint Dunstan, aujourd’hui en ruines. Et les restes d’Edmond ? Disparus sans qu’on sache ni quand ni comment. Pauvre Edmond, qui se fit ravir la vedette sépulcrale par un autre roi, mais de légende celui-là : le roi Arthur dont l’abbaye de Glastonbury est l’une des sépultures envisagées…
A défaut de la tombe d'un saint, on indique celle d'une légende populaire: le roi Arthur
Sa femme,  Elgiva la Jeune (922 – 18 mai 944), connue  également sous les noms d’Elgifu, d’Aelfrith ou Aelfgith donna naissance à deux futurs rois Eadwig le Magnifique et Edgar le Pacifique. On ne connaît que peu de choses sur sa vie. Toutefois, William de Malmesbury nous dit comment elle rachetait les condamnés à mort, distribuait des vêtements aux pauvres et  endura stoïquement ses souffrances physiques avant de mourir. Elgiva était donc généreuse mais aussi très pieuse. Elle fut une grande bienfaitrice de l’abbaye de Shaftesbury où sa mère Winflaeda avait été admise comme sœur.
On ignore aussi la maladie qu’elle contracta et qui la mena au cercueil âgée de vingt-deux ans. Avec le temps, beaucoup d’invalides prétendirent avoir été guéri de leurs maux en se rendant sur son tombeau, tant et si bien que le culte d’Elgiva se développa rapidement et qu’elle fut bientôt révérée comme une sainte.
Elle fut inhumée en l'abbaye bénédictine pour femmes de Shaftesbury  fondée en 888 par Alfred le Grand et sa fille Ethelgiva qui en fut la première abbesse. Il n'en reste que des ruines.  
Comme ses aînés, Edred cumula les succès contre les Vikings. Très religieux mais malheureusement doté d’une santé fragile, il ne régna que neuf ans. Il laissait derrière lui un royaume, une fortune fabuleuse mais pas d’héritier. Homme sage, dans son testament, Edred précisa qu’une partie de sa fortune devait servir à atténuer la misère en cas de famine.
Inhumé dans le Vieux ou le Nouveau monastère de Winchester, sa dépouille fut par la suite transférée dans l’abbaye de Hyde en 1110.
A l’inverse de celle d’Alfred le Grand et peut-être d’Édouard l'Ancien, sa sépulture fut-elle profanée en 1539, lors de la dissolution des monastères ? Alors que les restes des précédents disparurent, ceux d’Edred réapparaissent dans les fameux coffres reliquaires de la cathédrale de Winchester placés sur la galerie entourant le presbytère. S’agit-il d’un mélange d’ossements récupérés après les profanations comme pour Egbert, ou sont-se vraiment les siens comme l’indique le reliquaire ? Qu’importe, le résultat est qu’ils sont bien là.
Photo www.flickr.com/
Ses frasques débutèrent dès le jour de son couronnement. S’ennuyant ferme, il quitta l’assemblée pour aller tâter de la donzelle. Ainsi le retrouva-t-on dans sa chambre avec deux jeunes femmes, les vêtements en bataille et la couronne traînant à terre ! Tout étant à l’avenant, le peuple lui retira son affection et de nombreux seigneurs refusèrent qui les gouvernât lui préférant son frère Edgar. L’unité du royaume était menacée mais fut sauvée par la mort précoce de ce jeune godelureau survenue dans des circonstances inconnues moins de quatre ans après son couronnement.
 
Il fut inhumé dans le Nouveau monastère de Winchester où il rejoignit une partie de ses prédécesseurs. On peut penser qu'il fut aussi transférer dans l'abbaye de Hyde où sa sépulture ne laissa aucune trace à la postérité.
Photo Wikipedia
En 1002, désireux de se débarrasser de ses rançonneurs, il commandita leur massacre. En France il y eut la Saint-Barthélemy, chez les Anglais ce fut la Saint-Brice du 13 novembre 1002 dont l’une des victimes était la sœur de Sven, roi du Danemark.
Sven prit son temps pour organiser les représailles mais quand il le fit en 1013, Ethelred dut abandonner son trône pour se réfugier en Normandie chez son beau-frère, le duc Richard II. Et il aurait pu y rester longtemps si Sven n’était pas mort quelques semaines après sa victoire.
 
En 1014, rappelé par les grands d’Angleterre, il retrouva son trône après en avoir chassé Cnut le successeur de Sven. Il promit d’être un meilleur chef et d’introduire d’autres réformes que celles qu’il avait entamées comme la création des premiers magistrats de comté, les Shire Reeves, ou shérifs. Dans le même temps, il recommença à payer tribut aux Danois et à les provoquer par des actions brutales...
 
Impotent et malade depuis longtemps, Ethelred trépassa à Londres. Il fut inhumé dans la troisième cathédrale St Paul datant de 962 qui brûla lors de l’incendie de 1087. Disparut-il dans cet incendie, dans les travaux qui suivirent ou plus tard ? Sa trace semble être perdue depuis longtemps.
Edgar the Atheling ou le Hors la Loi (v. 1054 – v. 1125) roi (15 octobre au 10 décembre 1066)
   Lieu inconnu
 

   
Fils d’Edmund le Magnifique. Ah ! Le vilain blanc-bec qui, contrairement à son père, n’avait de magnifique que sa beauté physique. A la mort de leur père, Edwig et Edgar étant trop jeunes pour régner, leur oncle, Edred avait ceint la couronne et s'était révélé un très un bon roi. Neuf ans plus tard, Edwig, âgé de quinze ans, estimé apte par le Conseil des Sages, s’asseyait sur le trône.
Fils d’Edgar le Pacifique. Comme il n’y pas de règne parfait, le revers de la médaille du règne d’Edgar fut d’imposer de façon arbitraire la mise sous contrôle par l’église de nombreuses terres, ce qui généra des mécontentements dont héritèrent ses fils.
 
Ses fils, parlons en ! Edouard et Ethelred, deux enfants âgés de treize et huit ans dont les droits respectifs à l’accession au trône étaient défendus par des factions rivales. La majorité des nobles et l’archevêque Dunstan, peu enclin à se laisser dépouiller de son pouvoir par le parti d’Ethelred, apportèrent leur soutien à Edouard qui fut donc choisi.
Après deux ans de désordres et de confusion croissante, Edouard fut assassiné. Lors d’une chasse à courre, il alla visiter son frère en son château de Corfe près de Wareham. Alors qu’à cheval il prenait un rafraîchissement, il fut poignardé.
Bien qu’il ne soit pas très aimé à cause de ses violents accès de colère, sa mort scandalisa d’autant plus que l’évènement se produisit chez sa belle-mère, Elfrida, mère d’Ethelred et chef de la faction rivale. Fut-elle l’instigatrice de ce crime ? Une chose est sûre, c’est bien à elle et à son fils que le crime profitait.
 
Les reliques d’Edouard ou l’inextricable mélange de la légende et des faits !
 
Le pied coincé dans l’étrier, le corps d’Edouard aurait été traîné jusqu’à un ruisseau aux propriétés guérisseuses. Elfrida fit cacher son corps dans une hutte où une vieille femme aveugle demeurait. Et premier miracle !   Dans la nuit, la vieille femme recouvra la vue et découvrit le corps. Apprenant l’évènement, Elfrida  le fit inhumer dans une zone marécageuse.
Un an plus tard, une colonne de feu prit naissance sur la tombe d’Edouard attirant les habitants jusqu’à lui. Et, hop, second miracle ! Une eau claire jaillit de l’endroit et éteignit l’incendie. On transporta son corps, parfaitement conservé,  en l’église de la très sainte Mère de Dieu de Wareham où, comme il se doit, de nombreux miracles eurent lieu. De miracle en miracle, en grande pompe, les reliques prirent le chemin de l’abbaye de Shaftesbury bien plus appropriée à sa personne royale et à son nouveau statut officieux de saint.  
En 1001, on observa que son cercueil remontait à la surface. On l’ouvrit et un merveilleux parfum envahit l’assistance qui se crut au paradis. On déposa alors les saintes reliques dans un coffret qu’on rangea à une place d’honneur parmi d’autres reliquaires. Ce jour-là, Edouard fut béatifié par le haut Conseil anglais. Son culte perdura. Durant la dissolution des monastères en 1539, on les cacha et elles ne furent découvertes qu’en 1931, par Mr Wilson-Claridge lors de fouilles archéologiques. En 1970, des analyses confirmèrent que le propriétaire des ossements avait bien été tué de la même manière qu’Edouard.
A cause d’une querelle à propos de sa nouvelle sépulture, ses reliques demeurèrent des années dans le coffre d’une banque de Woking dans le Surrey. Finalement, Wilson-Claridge, qui souhaitait que l’Eglise orthodoxe russe hors de Russie devienne le dépositaire des reliques, obtint gain de cause et lui en fit don. Celle-ci les déposa dans une chapelle du cimetière de Brookwood (Surrey) qui devint l’église orthodoxe Saint Edouard le Martyr.
Depuis 1982, la petite communauté des moines de Saint Édouard couve les reliques et les honore quotidiennement par ses chants et ses prières.
Eglise orthodoxe Saint Edouard le Martyr
Photo www.geograph.org.uk/
Fils d’Edgar le Pacifique et frère d’Edouard le Martyr.
Bien que ne pouvant être impliqué dans l’assassinat d’Edouard à cause de sa jeunesse, il en portât malgré tout le poids durant son règne. Beaucoup avait vu dans cet acte un sacrilège envers un roi ordonné par Dieu expliquant peut-être son peu d’autorité et le manque de confiance dans ses rapports avec la noblesse.
En 991, face aux attaques danoises et à ses défaites, Ethelred choisit de payer la paix. Et il paya un prix exorbitant ouvrant ainsi une véritable boite de Pandore encourageant d’autres envahisseurs à obtenir leur part.
Edmond, à gauche, combattant Cnut à droite
Fils d’Ethelred le Malavisé, à cause des choix de son père, le trône d’Edouard se trouvait pour le moins chancelant.
En 1015, après s'être révolté contre son père, Edouard le rejoignit en rassemblant des soutiens pour lutter contre Cnut qui, bien que chasser de la couronne d’Angleterre, restait une sérieuse menace.
Devenu roi et n’usurpant pas sa réputation de bravoure, Edouard se lança à la poursuite du Danois. Mais, après quelques victoires, Cnut le défit de façon décisive lors de la bataille d’Ashingdon en octobre 1016. Contraint de négocier, Edouard conserva le Wessex tandis que Cnut s’appropriait les terres au nord de la Tamise.
D’autre part, le premier des deux qui viendrait à mourir cédait ses territoires au survivant. Cnut n’attendit pas longtemps : un mois plus tard Edouard rejoignait son créateur après sept mois de règne.
 
Il fut inhumé dans l’abbaye St Dunstan de Glastonbury où l’avait précédé son grand-père, Edgar le Pacifique et son arrière-grand-père Edmond le Magnifique. Sa sépulture disparut durant la dissolution des monastères de 1539.
Egbert († 839)
   Vieux monastère de Winchester (Angleterre)
Æthelwulf († 858)
   Eglise de Steyning (Sussex) puis le Vieux monastère de Winchester (Angleterre)
Æthelwulf eut cinq fils qui régnèrent tous dont quatre sur le Wessex. Mais, le plus célèbre fut sans conteste Alfred le Grand, le plus jeune d’entre eux.
Æthelred Ier († 871)
   Monastère de Wimborne, Dorset (Angleterre)
 
Il succéda à son frère Æthelbert et mourut lors de la bataille de Merton. Bien que regardé longtemps comme un saint, il ne fut  pas canonisé. L'emplacement de sa tombe n'a jamais été retrouvé.
Alfred le Grand (saint)  (847/849  - ­ octobre 899)* roi des Anglo-Saxons (871-899)
    Vieux monastère de Winchester (Angleterre)
Edouard l’Ancien (v. 871/877 –  924) roi des Anglo-Saxons (899-924)
   Nouveau monastère de Winchester (Angleterre)
Athelstan  le Glorieux (895 – 27  octobre 939) roi d’Angleterre (924 – 939)
   Abbaye de Malmesbury (Angleterre)
 
Fils d’Edouard l’Ancien, en quatorze ans de règne, il fut le premier roi anglo-saxon  à soumettre presque toute l’Angleterre et à intervenir sur le Continent pour venir au secours de son neveu Louis de France comme il ressera les liens avec les dynasties continentales par des mariages avec ses demi-sœurs.
Premier  roi  anglais à obtenir une renommée « internationale », Athelstan fut surtout,  et avant tout, le premier roi d Angleterre. Très religieux, il aida beaucoup l’église du Wessex. Il mourut à l’apogée  de sa gloire. Il ne rejoignit pas la nécropole de ses pères mais fut inhumé dans son abbaye préférée :  Malmesbury . Si sa tombe existe toujours, ses restes ont disparu depuis longtemps, probablement  lors de la dissolution des monastères de 1539.
Resté célibataire et sans enfant, son demi-frère Edmond lui succéda.
Edmond Ier le Magnifique (saint) (v. 921 – 26 mai 946) roi (939 – 946)
   Abbaye St Dunstan de Glastonbury, Somerset (Angleterre)
Edred (v. 923 – 23 novembre 955) roi (946 – 955)
   Vieux ou Nouveau monastère de Winchester (Angleterre)
Eadwig le Magnifique  (v. 940 – 1er octobre 959) roi (955 – 959)
   Nouveau monastère de Winchester (Angleterre)
   
Edouard le Martyr saint (v. 962 – 18 mars 978) roi (975 – 978)
   Abbaye de Shaftesbury, Dorset (Angleterre)
Ethelred II  le Malavisé (v. 968 – 23 avril 1016) roi (978 – 1016)
   Cathédrale Saint-Paul de Londres (Angleterre)
   
Edmond Côtes-de-Fer (v. 993 – 30 novembre 1016) roi (24 avril au 30 novembre 1016)
   Abbaye de Glastonbury, Somerset (Angleterre)
Cnut le Grand (985/995 - 1035) roi (1016 – 1035)
   Ancien ou nouveau monastère de Winchester (Angleterre)
 
   
Suite à l’accord passé avec Edmond Côtes-de-Fer, Cnut le Danois devint roi d’Angleterre et il imposa son autorité en réduisant toute opposition. Pour cela il fit assassiner le frère le d’Edmond et aurait volontiers fait subir le même sort à ses fils si cela n’étaient pas à l’abri en Hongrie. Furieux et frustré, il abattit son glaive sur tous ses autres rivaux possibles et les mécontents.
A la mort de son frère, roi du Danemark, Cnut se retrouva à la tête d’un grand empire anglo-scandinave qu’il espèrait conserver. Etonnamment, en dépit de sa jeunesse, son règne fut une vraie révélation pour les Anglais. Se montrant tout à la fois très dur et judicieux, il croyait fermement pouvoir apporter la paix et la prospérité. A son accession au trône, tout en conservant une première épouse, Ælfgifu, il convola avec Emma de Normandie, veuve d’Ethelred II le Malavisé, ce qui choqua profondément l’Eglise. Dès lors, il n’eut de cesse de faire oublier sa bigamie en faisant reconstruire et doter richement les monastères détruits par les Vikings. A défaut de lui amener tous les suffrages de l’Eglise, disons qu’il réussit à arrondir les angles dans ses rapports avec Elle.
 
A sa mort, survenue en l’abbaye de Shaftesbury, son empire éclata. Son plus cher désir eut été que l’Angleterre et le Danemark reviennent à son fils Harthacnut né de son union avec Emma. Mais ce dernier, installé au Danemark et menacé par la Norvège ne put quitter son royaume. En attendant, la régence de l’Angleterre échut donc à son demi-frère, Harold, fils d’Ælfgifu dont tout portait à croire qu’elle serait la véritable maîtresse du royaume.
 
Cnut fut inhumé dans le Vieux ou le Nouveau monastère de Winchester alors capitale du royaume. Sa dépouille fut transférée dans l’abbaye de Hyde vers 1110.
Lors de la dissolution des monastères en 1539, sa sépulture fut profanée et ses restes, mêlés à d'autres ossements, furent placés dans l'un des reliquaires qui ornent la galerie entourant le presbytère de la cathédrale de Winchester.
Harold Ier  Pied-de-Lièvre (v.1015 – 1040) roi (1037-1040)
   Abbaye saint-Pierre de Wesminster puis église St Clement Danes de Londres (Angleterre)
 

   
Régent depuis 1035 Harold fut choisi roi d’Angleterre en 1037 et le resta jusqu’à sa mort en 1040 au moment où Harthacnut s’apprêtait à récupérer sa couronne par la force.
Il fut inhumé en l’abbaye de Westminster de Londres. Mais lorsque Harthacnut s’appropria le trône, il le fit exhumer, lui fit couper la tête avant de faire jeter son corps dans un marais bordant la Tamise. Récupérée par la suite par ses partisans, sa dépouille fut inhumée dans une église de la Cité de Westminster devenue St. Clement Danes. Plusieurs fois reconstruite au cours des siècles, elle fut détruite en très grande partie par les bombardements allemands lors de la Seconde Guerre mondiale entraînant la sépulture d'Harold Ier dans ses ruines si, toutefois, elle avait survécu jusque là.  
Photo Wikipedia
Harthacnut (1020 - 1042) roi (1040 – 1042)
   Ancien ou nouveau monastère de Winchester (Angleterre)
 

   
Grâce à la mort de son demi-frère Harold Ier, Harthacnut put enfin prendre possession de son héritage tout à fait légalement. Brutal et alcoolique, il mourut deux ans plus tard sans que personne ne le pleure.
Il n’eut qu’une seule bonne idée, celle de rappeler d’exil Edouard, un des fils d’Ethelred le Malavisé et de le garder près de lui. Edouard, qui va lui succéder sous le nom d’Edouard le Confesseur.
Bien que malade depuis longtemps, Edouard le Confesseur, sans héritier, ne s’était pas préoccupé de sa succession. Ce fut donc dans l’urgence et sur son lit de mort qu’il désigna Harold, fils de Godwin comte de Wessex. Se faisant, il ouvrait en grand la porte aux revendications d’autres héritiers plus légitimes, à commencer par Guillaume de Normandie, arrière-petit-neveu du Confesseur.
Harold prenait très au sérieux les prétentions de Guillaume qui se préparait à envahir l’Angleterre et à sortir l’usurpateur de son trône. Le 28 septembre 1066 le duc de Normandie débarquait avec ses armées sur le sol anglais. On connait bien la suite. La confrontation eut lieu à Hastings le 14 octobre.
La mort d'Harold d'après la tapisserie de Bayeux
Malgré leur avantage sur le terrain et leur courage, les Anglais furent défaits et battirent en retraite quand Harold fut tué peut-être par une flèche qu’il reçut dans l’œil. Ses deux frères trépassèrent aussi dans la bataille.
Quant à son lieu d’inhumation, plusieurs versions se télescopent:
 
1) Ramené au camp de Guillaume celui-ci aurait confié à l’un de ses hommes le soin de l’inhumer plutôt que de le remettre à sa mère qui, pour récupérer sa dépouille, offrait le poids de son fils en or. Choqué par cette proposition, Guillaume l’aurait fait enterrer quelque part en bord de mer. Plusieurs faisceaux convergents laissent à penser que cette version (y compris la proposition maternelle ?) pourrait être la bonne.
 
2) Identifié par sa femme, il aurait rejoint l’église de Bosham, son lieu de naissance, dans laquelle on trouva en 1954 un cercueil Anglo-Saxon qu’on pensa être le sien. Une première exhumation eut lieu qui ne révéla rien de probant.
En 2003, une demande pour une nouvelle exhumation fut adressée au Chancelier du diocèse qui la rejeta en arguant que les chances pour que les restes appartiennent à Harold étaient si faibles qu’il était inutile de déranger le défunt.
 
3) Enfin, reste l’église Holy Cross de Waltham dont il avait été le bienfaiteur. Bien que cette piste soit la plus douteuse, voire relevant de la légende, on peut tout de même y voir sa soi-disant tombe..
Petit-fils d’Edmond Côtes-de-Fer, après des années d’exil en Hongrie, il était revenu en Angleterre. Il participa à la bataille d’Hastings au côté d’Harold et en réchappa vivant.
Réfugié à Londres, il fut élu roi par une Assemblée de grands et d’ecclésiastiques qui espéraient encore vaincre Guillaume de Normandie. Mais, quand ce dernier se rapprocha de Londres, les membres de l’Assemblée encore présents dans la ville préférèrent se rendre au Conquérant avec qui ils négocièrent. Edgar n’eut d’autre choix que de faire leur jeu : il se soumit à Guillaume qui le fit emprisonner en Normandie. Après moult aventures, il disparut peu après 1125 sans qu’on sache ni où ni comment.
Souverain éphémère sans être couronné, il était malgré tout le dernier représentant de la dynastie des rois du Wessex
L'aventure de la première dynastie des rois d'Angleterre s'achevait après environ 450 ans de règne.
Une autre chapitre de l'histoire commençait avec Guillaume de Normandie, devenu Guillaume le Conquérant.
► Le Kent
A la fin du 8ème siècle, ce royaume tomba sous la coupe de la Mercie avant d’être absorbé par le Wessex.
Les rois du Kent furent tous inhumés dans l'abbaye St Pierre-et-Paul de Canterbury fondée par saint Augustin dont l’église détruite par un incendie servira de base à la cathédrale actuelle. Parmi ses souverains, on notera:
Ethelbert (Æthelberht) (v. 560 - 616), converti et baptisé par saint Augustin, il fut le premier roi chrétien du Kent et est considéré comme saint.
Edgar le Pacifique (v. 943 – 8 juillet 975) roi (959 – 975)
   Abbaye St Dunstan de Glastonbury, Somerset (Angleterre)
   
Fils d’Edmund le Magnifique. Succédant au soulagement de tous à son frère Eadwig, Edgar appartient aux grands souverains saxons. Bien que très jeune, usant davantage de la plume que de l’épée, grâce à l’aide de saint Dunstan, il mit fin aux abus commis par l’Eglise et instaura un important renouveau ecclésiastique et monastique qui stimula la vie artistique. Cette volonté de réconciliation de l’Eglise et de l’Etat n’en faisait pas pour autant un souverain très religieux car Edgar était doté d’un appétit sexuel légendaire dont les Anglais parlent encore !
La dynastie anglo-saxonne (-1066)
TOMBES ET SÉPULTURES DES ROIS ET REINES D'ANGLETERRE
Emplacement de l'ancienne église de l'abbaye de Hyde, dernière sépulture d' Alfred le Grand.
La soi-disant tombe d'Harold à Waltham
Par son zèle réformateur, il marqua profondément le royaume en stabilisant les limites des comtés, normalisant les poids et mesures et en assurant l’accroissement des réserves du trésor royal.
 
En 973, quatorze ans après son accession au trône, Edgar décida de marquer une étape dans sa royauté en organisant une grande cérémonie solennelle de couronnement qui se tint à Bath, ancienne ville impériale. Ce choix n’était pas neutre. Seul un roi aussi sûr de son emprise sur le trône, de sa maturité et de sa dignité pouvait ainsi mettre en valeur la grandeur de la royauté dans les ruines majestueuses de l’ancienne cité romaine. Le message était clair : il recevait son autorité de Dieu et, de ce fait, était supérieur aux autres hommes pouvant ainsi s’imposer à eux comme leur chef naturel. Il devenait un monarque incontesté.
 
A sa mort deux ans plus tard, il fut inhumé dans l’abbaye Saint Dunstan de Glastonbury qu’il couvrit de ses bienfaits et où son père l'avait précédé.
On raconte qu’en 1052, lorsqu’on ouvrit son cercueil, on trouva son corps intact avec son sang qui circulait. Ses restes furent placés avec ceux de sains Apollinaris et Vincent qu’il avait lui-même rapportés dans l’abbaye dans un reliquaire d’or et d’argent orné d’images en ivoire.
Le temps passant, comme pour Edmond le Magnifique, la légende du roi Arthur relégua ses reliques aux oubliettes. Même le culte du grand Dunstan († 888) dut céder la place à celui de saint Thomas Becket.
Après la dissolution des monastères de 1539, l’abbaye fut détruite et la trace des restes d’Edgar semble s’être perdue dans ses ruines.
RETOUR LIEUX  DE SEPULTURES
Harold II ou Harold Godwinson (v. 1020-14 octobre 1066) roi  (5 janvier - 14 octobre 1066)
   Aucune certitude sur les lieux proposés
   
Il fut inhumé comme son père, Cnut le Grand, dans l'Ancien ou le nouveau monastère de Winchester. Il est probable que ses restes furent aussi translatés dans l'abbaye de Hyde.
Dans ce cas, sa sépulture fut-elle profanée et ses restes déposés dans l'un des reliquaires ornant la galerie qui entoure la cathédrale de Winchester ?
 
Après vingt-six de règne, la lignée danoise disparaissait.
LA DYNASTIE NORMANDE (1066-1134)
  Guillaume le Conquérant
    Guillaume II le Roux
    Henri Ier Beauclerc
    Etienne Ier et Mathilde impératrice
 
LES PLANTAGENÊTS (1154 - 1485)
   Geoffroy le Bel
   Henry II
    Henry le Jeune roi
    ► Richard Ier
    Jean sans Terre
    Henry III
    Edouard II
    Edouard   III
    ► Richard II
 
LES LANCASTRES
     ► Henry IV
     ► Henry V
     ► Henry VI
LA MAISON D'YORK
     ► Edouard IV
     ► Edouard V
     ► Richard III
 
LES TUDORS :
    Henry VII
    Henry VIII
    Edouard VI
    Jane Grey
    Marie Tudor
    Elisabeth Ière
 
LES STUARTS
    ► Jacques Ier
    ► Charles Ier
    ► Charles II
  Jacques II
    Marie II
    Anne
   
LE COMMONWEALTH
► Olivier  Cromwell
► Richard Cromwell
 
LES HANOVRE
LES SAXE-COBOURG-GOTHA et WINDSOR
(*) commentaire(s)
Il devint roi de Mercie après avoir fait assassiner son cousin le roi Ethelbad et avoir annexé l’East Anglia d’Ethelbert à ses domaines. Offa étendit les frontières du royaume jusqu’à devenir le plus puissant du pays englobant la majeure partie du sud du Humber incluant Londres.
Il fut le premier dirigeant à frapper monnaie d’argent avec son nom créant ainsi l’incontournable penny anglais. Il développa une alliance commerciale avec Charlemagne et fut la première personne vers qui le pape se tourna pour négocier la position de l’Eglise en Angleterre dont il fut un bienfaiteur libéral.
Chercher
THEMES 
ACCUEIL
DE A à Z 
CONTACT
TOMBES ET SEPULTURES DANS LES CIMETIERES ET AUTRES LIEUX
Pour s'abonner à la Newsletter : l'inscription se fait en cliquant sur "Contact" en précisant bien le sujet et votre adresse E.mail.
FACEBOOK
par Marie-Christine Pénin
NOUVEAUX ARTICLES
LIEUX D'INHUMATIONS
 
-Abbaye royale de Chelles (77)
-Abbaye de Maubuisson (95)
-Abbaye de Montmartre (75)
-Abbaye de Port-Royal (75)
- Abbaye de Port-Royal-des-Champs (78)
-Abbaye St-Antoine-des-Champs (75) (disparue)
-Abbaye et église St-Germain-des-Prés (75)
-Abbaye St-Victor (75) (disparue)
-Abbaye St-Yved de Braine (02)
-Abbaye Ste-Geneviève (75)
-Abbaye du Val-de-Grâce (75)
 
-Basilique St-Denis (93)
-Basilique St-Pierre de Rome
-Basilique St-Remi de Reims (51)
 
-Catacombes de Paris
-Catacombes de Rome
 
-Cathédrale Notre-Dame (75)
 
-Chapelle Royale de Dreux (28)
-Chapelle de la Sorbonne (75)
-Chapelle des Incurables (75)
-Chapelle St-Aignan (75)
-Chapelle St Peter-ad-Vincula, (Tour de Londres)
 
-Chartreuse de Gaillon-lez-Bourbon (27) (disparue)
 
-Cimetière de Bonsecours (76)
-Cimetière du Calvaire (75)
-Cimetière de Clamart (75)
(disparu)
-Cimetière des chiens d'Asnières (92)
-Cimetière des enfants de Pen-Bron (44)
-Cimetière des Errancis (75)
-Cimetière "des fous" d'Evreux (27)
-Cimetière des Innocents (75) (disparu)
-Cimetière des Invalides (Invalidenfriedhof) Berlin
-Cimetière de la Madeleine
(ancien cimetière révolutionnaire)
-Cimetières parisiens (subtilités)
-Cimetière parisien d'Ivry (94)
-Cimetière parisien de Vaugirard (disparu)
-Cimetière de Picpus (75)
-Cimetières protestants
-Cimetière St-André-des-Arts (75) (disparu)
-Cimetières St-Benoît (75) (disparus)
-Cimetière St-Denis-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Etienne-du-Mont (75) (disparu)
-Cimetières de St-Eustache (75) (disparus)
-Cimetière St-Germain-l'Auxerrois (75) (disparu)
-Cimetière St-Gervais (75)
(disparu)
- Cimetière St-Jacques-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Jean-en-Grève (75) (disparu)
-Cimetière St-Landry (75) (disparu)
-Cimetière St-Laurent (75) (disparu)
-Cimetière St-Marcel (75)
(disparu)
-Cimetière St-Médard (75)
(disparu)
-Cimetière St-Nicolas-du-Chardonnet (75) (disparu)
-Cimetière St-Paul-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetières St-Roch (75) (disparus)
-Cimetière St-Sulpice (75)
(disparu)
-Cimetière de Sapanta (Roumanie)
-Cimetière St-Sauveur (75) (disparu)
Cimetière et charniers St-Séverin (75)
Cimetière Ste-Catherine (75)
(disparu)
-Cimetière Ste-Marguerite (75)
 
-Collégiale St-Georges de Vendôme (41) (disparue)
-Collégiale St-Laurent de Joinville (52) (disparue)
 
-Colonne de Juillet (75)
 
-Couvent de l'Ave Maria (75) (disparu)
-Couvent des Augustins-Déchaussés (75) (disparu)
-Couvent des Blancs-Manteaux (75) (disparu)
-Couvent des Capucins de la rue St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Capucines (75)
(disparu)
-Couvent des Carmélites de la rue St-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Carmes-Billettes (75)
-Couvent des Carmes-Déchaussés (75)
-Couvent des Célestins (75) (disparu)
-Couvent des Cordeliers de Nancy (54)
-Couvent des Cordeliers (75)
(disparu)
-Couvent des Chartreux de Vauvert  (75) (disparu)
-Couvent des Feuillants du Fg St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Grands-Augustins (75) (disparu)
-Couvent des Grands Carmes ou Carmes Barrés ou Carmes Maubert (75)  (disparu)
- Couvent des Jacobins réformés de la rue Saint-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des  Jacobins de la rue Saint-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de Chaillot (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de la place Royale (75) (disparu)
-Couvent des Pénitents du Tiers-Ordre de St-François ou Pénitents de Picpus (75)
(disparu)
Couvent des Petits-Augustins (75)
-Couvent des Théatins (Paris) (disparu)
-Couvent de la Visitation Ste-Marie (75)
-Crypte impériale des Capucins de Vienne (Autriche)
 
-Eglise du Dôme des Invalides (75)
-Eglise de La Madeleine (75)
-Eglise La Madeleine-de-la-Cité (75) (disparue)
-Eglise Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (75)
-Eglise St-Barthélemy (75) (disparue)
-Eglise St-Benoît, la bien tournée (75) (disparue)
-Eglise St-Christophe (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-de-la-Chartre (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 14 novembre 2017
COPYRIGHT 2010 - 2017 - TOUS DROITS RÉSERVÉS - Ce site est propriétaire exclusif de sa structure, de son contenu textuel et des photos signées MCP.  Sauf accord du propriétaire du site, toute reproduction, même partielle, à titre commercial est interdite. Les reproductions à titre privé sont soumises à l'autorisation du propriétaire du site. A défaut, le nom du site et de son auteur doivent obligatoirement être mentionnés. Tous les droits des auteurs des oeuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site sont réservés.