RETOUR IIIe REPUBLIQUE
Sculpture de la porte signée Chapu. © MCP
THIERS Adolphe (1797- 3 septembre 1877)
Cimetière du Père-Lachaise, 55ème division (Paris)
► Second président de la République française du 31 août 1871 au 24 mai 1873 MAIS
 Premier président de la IIIème République
- Suivi de Patrice de Mac-Mahon
Parcours pour le moins remarquable pour ce jeune provençal qui fut une des figures politiques majeures du 19ème siècle puisque son empreinte s’étale de la Restauration, pour ses tous débuts, à la IIIème République.
 
Etudiant brillant, avide de pouvoir et d’argent, d’une rare intelligence dont il avait conscience, à sa façon, il sut percevoir les aspirations profondes de la société française dès l'instant où elles le servaient, nonobstant une forme de sincérité.
Comme il ne faut jamais perdre une occasion de se faire entendre, on profita de ses funérailles pour organiser une manifestation nationale contre la politique de Mac-Mahon !
On estime que plus de 20.000 personnes se pressèrent le long du parcours du convoi funéraire.
1er octobre 2012
(*) commentaire(s)
© MCP
Première sépulture de Thiers (30ème ivision)
par Auguste Trichon-BnF
Après un service funèbre en l'église Notre-Dame-de-Lorette (Paris), Adolphe Thiers fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise d’abord dans la 30ème division avant son transfert à sa place actuelle. Et quel emplacement ! Et quelle tombe !
A côté de la chapelle du cimetière, elle se dresse aussi peu discrète que l'égo du personnage qui aurait raffolé de cet hommage pompeux.
Elevé grâce à une souscription nationale, le tombeau est à l'abri d'une chapelle monumentale avec des sculptures signées Chapu et Mercié. Et ce n’est pas le plastiquage du monument en 1971 (centenaire de la Commune) qui remit en cause sa responsabilité des massacres de l’époque. A ce titre, si l'Histoire reconnait en lui un grand homme, elle n'aurait rien contre un peu plus de simplicité.
© MCP
© MCP
En 1823, sa rencontre avec Talleyrand fut déterminante pour asseoir son ambition. Reconnaissant en lui un alter ego, le vieux Diable boîteux guida ses pas dans la haute société, patronage indispensable pour un jeune parvenu désireux d’atteindre le statut d’électeur réservé alors aux citoyens les plus aisés.
 
Pour se construire une assise financière, dès 1824, il publia la première Histoire de la Révolution française qu’il prolongea plus tard avec une Histoire du Consulat et de l'Empire.
Sorti de l’anonymat, devenu patron du Constitutionnel, journal de la bourgeoisie d'affaires, grâce à ce support influent, il s'affirma comme l'un des champions de l'opposition libérale au gouvernement de Charles X à la chute duquel il participa.
 
Rêvant d’une monarchie parlementaire, il aida à porter Louis-Philippe au pouvoir.
Député des Bouches-du-Rhône, il fut aussi ministre des Finances, puis de l’Intérieur sous le premier ministère Soult. Homme de poigne à cette occasion, il soigna aussi sa popularité au ministère des Travaux publics en attendant encore mieux. Mais son opportunisme trop évident, qui fit écrire à Balzac :
« Monsieur Thiers n’a jamais eu qu’une seule pensée : il a toujours songé à Monsieur Thiers », sa vanité et son envie de se comparer à Napoléon Ier lui jouèrent aussi de mauvais tours. « Démissionnaire » de sa fonction ministérielle en 1836, de nouveau président du Conseil du 1er mars au 29 octobre 1840, il fut finalement écarté.
 
Désormais républicain, il soutint la révolution de 1848 menant à la chute du cabinet Guizot. Élu au gouvernement provisoire de la Deuxième République, il apporta son appui à une République conservatrice qui excluait les classes les plus populaires du droit de vote et où l'Église catholique conservait une forte influence morale.
 
Habile manœuvrier, il encouragea Louis-Napoléon Bonaparte à se présenter à la présidence de la République mais rompit avec lui lorsque se profila le coup d'État du 2 décembre 1851 qui instaura le Second Empire.
 
Expulsé de France, il ne revient sur la scène politique qu'en 1863 en se faisant élire député de Paris. Dénonçant la diplomatie aventureuse de l'empereur, il s'opposa à l'entrée en guerre de la France contre la Prusse en juillet 1870. Fort de cette position,  le 17 février 1871, l’Assemblée nationale, réfugiée à Bordeaux, l'élisait « chef du pouvoir exécutif de la République française » — c’est-à-dire à la fois chef de l’État et du gouvernement.
 
Signataire du traité de paix avec Bismarck (10 mai 1871), il s’installa à Versailles d’où il dirigea la violente répression contre le soulèvement de Paris qui, craignant le retour à la monarchie et refusant l'armistice, proclama la Commune de Paris.
 
Porté naturellement à la présidence de la République, Thiers devint le deuxième président de la République française (après Louis-Napoléon Bonaparte) et le premier de la IIIème République.
 
Bourgeois et conservateur, il eut la faveur de la majorité monarchiste de l'Assemblée nationale. Mais, le 24 mai 1873, les députés monarchistes, constatant son manque d'empressement à restaurer la monarchie lui retirèrent leur confiance. Thiers démissionna, persuadé qu’indispensable, on le rappellerait. Le vieux vaniteux déchanta car ce fut Mac-Mahon qu’on porta à la présidence.
Néanmoins, on ne saurait oublier qu’en deux ans, il avait réussi à rembourser la colossale indemnité de guerre due aux Allemands. A ce titre, Gambetta, son vieil adversaire, le gratifia de «libérateur du territoire».
 
Adolphe Thiers mourut au Pavillon Henri IV, un hôtel de Saint-Germain-en-Laye où il aimait venir se reposer.
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au 6 décembre 2017
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