RETOUR IIIe REPUBLIQUE
HENRY Emile (1872 – 21 mai 1894)
Cimetière ancien (disparu) de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne)
Dans la mouvance des milieux anarchistes de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème, on trouvait grosso-modo deux types de profils : des enfants de la misère et les intellectuels. Evidemment, une analyse détaillée montrerait plus de subtilités.
La bande à Bonnot est, entre autres, un bel exemple de mixité sociale, d'instruction et de motivations.
Après une course poursuite et des échanges de coups de feu, Emile fut arrêté. Cette fois, le responsable d’attentats n’était pas un de ces pauvres diables ignorants poussés par le désespoir. Condamné à mort, il fut exécuté le 21 mai 1894, place de la Roquette.
Exécution d'Emile Henry. Le Progrès illustré
Sources principales : http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article4365
(*) commentaire(s)
3 septembre 2012
Poète inspiré par la philosophie de Charles Fourier, journaliste et maroquinier, il fut l’une des figures de la Commune de Paris. Il collabora à plusieurs journaux de gauche. Combattant sur les barricades en 1848, considéré comme un opposant à Napoléon III, il fut interné politique après le Coup d'État du 2 décembre 1851.
 
Sans désarmé, Fortuné persévéra dans son militantisme à Carcassonne puis de nouveau à Paris lui valant plusieurs séjours en prison.
La Commune de Paris, dont il fut l’un des fondateurs, lui donna l’occasion d’exercer pour la première fois des responsabilités politiques lui permettant de mettre en pratique ses idées.
 
Fortuné n’était pas un extrémiste et demanda la reprise des négociations avec Versailles dont l’échec l’amena à se radicaliser. Il vota pour la création du Comité de Salut public. Le 16 mai 1871, il participa à la destruction de la colonne Vendôme sur les ruines de laquelle il prononça un discours vengeur contre Versailles. Le lendemain, il vota pour la mise en exécution du décret des otages.
 
Pendant la Semaine sanglante, il fut l’un des derniers à combattre. Il occupa l’hôtel de ville dont il dirigea la défense avec Pindy. Le 27 mai il combat encore rue Haxo à Belleville, avant de réussir à échapper à la répression versaillaise.
Condamné à mort par contumace, il s’exila en Espagne et ne revint en France qu’après l’amnistie de 1880. Malade et sans revenu, malgré l’aide d’un ami, il s’éteignit deux ans plus tard d’une congestion cérébrale due aux vapeurs de mercures qu’il avait respirées dans son usine.
 
Fortuné Henry fut d’abord inhumé au cimetière d’Ivry. Son épouse s’installa ensuite à Brévannes où elle fit transférer le corps de son mari et où elle éleva ses trois fils.
Fortuné Henry (point blanc) posant sur les vestiges de la colonne Vendôme
Une fois sa dépouille mise en bière, la tête entre les jambes, Emile Henry prit le chemin du cimetière parisien d’Ivry.  Après un simulacre d’inhumation (carré des suppliciés), personne ne réclamant son corps celui-ci fut emmené par l’Ecole de Médecine pour diverses expérimentations.
Suite aux protestations de sa mère ce qui en restait fut rendu à la famille.
 
Emile Henry fut finalement inhumé le 25 mai dans l'ancien cimetière de Limeil-Brévannes auprès de son père. Jules, son jeune frère, planta un arbre sur la tombe de celui qu’on nomma le Saint-Just de l’Anarchie.
Ce cimetière, qui entourait l'église, disparut pour laisser place au nouveau dans lequel on transféra des sépultures à la demande des familles. Les restes non réclamés furent déposés dans l'ossuaire du nouveau cimetière où il est fort probable qu'Emile et son père aient trouvé leur dernière demeure puisqu'il n'existe aucune trace de tombe les concernant et aucune concession dans les archives.
HENRY Fortuné (1821 - 28 mai 1882)
Contrairement à Ravachol, Vaillant ou Caserio, Emile Henry avait poursuivi des études brillantes et son avenir aurait pu se dessiner sous les meilleurs auspices. Ses racines en décidèrent autrement.
Son père, Fortuné Henry, fut une figure de la Commune de Paris. Aujourd’hui un peu oublié au profit de plus notables, l’homme n’en avait pas moins été condamné à mort par contumace. Réfugié en Espagne, où naquirent Emile et son frère Jules, il revint en France après l’amnistie de 1880.
 
Emile fut donc bercé dès son enfance par les idées paternelles. Sensible aux injustices sociales, il collabora au journal l’En Dehors.
D’abord hostile au terrorisme aveugle, Emile prit progressivement conscience que la propagande écrite ou orale ne suffirait pas pour riposter à la violence des patrons et des politiciens. La répression terrible qui s’abattait contre le moindre mouvement de grève ; les privations des travailleurs alors qu’éclatait le scandale de Panama mettant en évidence la corruption du milieu politique et des industriels ; le vote des
« lois scélérates » dirigées contre les « associations de malfaiteurs » c’est-à-dire les anarchistes, furent autant d’éléments qui firent basculer Emile dans la « propagande par le fait » : le terrorisme, dont la figure de proue était Ravachol.
 
Lors de son procès en avril 1894, il avoua à ses juges : « Je suis anarchiste depuis peu de temps. Ce n’est guère que vers le milieu de l’année 1891 que je me suis lancé dans le mouvement révolutionnaire ». Il n’empêche…
 
Le 8 novembre 1892, en soutien aux mineurs de Carmaux, il déposa  un engin explosif à la Société des mines de Carmaux à Paris.  Manipulée maladroitement par des policiers, la marmite à renversement explosa dans le commissariat faisant six morts.
Le 12 février 1894, il jeta une bombe au milieu du café Terminus près de la gare Saint-Lazare : deux morts.
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par Marie-Christine Pénin
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