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« Archange de la Terreur » ou « monstre sanguinaire » ? Au regard du résultat de son œuvre la question peut paraître subsidiaire. Néanmoins, les débats sur sa psychologie resteront encore longtemps ouverts.
Au demeurant, la lecture des témoignages et des diverses archives concernant son enfance, son adolescence et ses débuts d’adulte à Blérancourt*, laissent présager du pire. Ils croquent déjà une vraie graine de vaurien.
* En 1776, la famille de Saint-Just s’installa à Blérancourt dans l’Aisne. La maison familiale est aujourd’hui le musée Saint-Just
 
Fidèle parmi les fidèles de Robespierre, s’il ne fut qu’un théoricien moyen, il donna le meilleur de lui-même dans ses missions militaires permettant à l’armée du Rhin et du Nord des succès inespérés.
Mais quand cet homme sans nuance, acharné de la guillotine revint à Paris à la fin du mois de Juin 1794, les choses avaient manifestement changé. En fait, dans l’ombre, Thermidor se préparait. Et il eut beau, les 4 et 5 thermidor (22 et 23 juillet) tenter une réconciliation, tout était déjà consommé. Le 8 thermidor, Robespierre, sortant enfin de son silence dans lequel il s’était enfermé depuis un moment, prononça son fameux et dernier discours qui se termina par son arrestation et celle, entre autres, de Saint-Just qui, curieusement, se laissa faire sans résistance.
 
Libéré par les partisans de Robespierre, il fut entraîné à l’Hôtel de Ville et, là aussi, comme frappé d’atonie, il se laissa arrêter de nouveau et, les poings liés, suivit à pied les corps mutilés de ses amis Maximilien et Augustin Robespierre et  Le Bas.
 
Le lendemain, alors que dans les charrettes le comportement de ses comparses allait de la rage à l’abattement, Saint-Just fut sans doute le seul à ne pas se dérober aux manifestations haineuses qui entouraient les condamnés. Il faisait  face sans colère mais aussi sans regret et sans faiblesse. Quand  vint son tour de monter à l’échafaud, il embrassa Couthon, salua Robespierre d’un simple « Adieu ». Sans faillir, il mourut à l’aube de ses vingt-sept ans ;  et Paris respira.
 
On ne saura jamais véritablement pourquoi il réagit si peu à la chute de l'Incorruptible et à la sienne. Détail historique sans importance penseront certains ; peut-être pas, car compte-tenu de sa position et de sa relation avec Robespierre, le détail pourrait en dire beaucoup.
 
D’abord inhumé au cimetière des Errancis, ses restes furent transférés aux Catacombes à la fermeture du cimetière.
(*) commentaire(s)
SAINT-JUST Louis-Antoine   (1767 - 28 juillet 1794, 10 thermidor)
Cimetière des Errancis (Paris) puis les Catacombes (Paris)
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par Marie-Christine Pénin
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