RETOUR IIIe REPUBLIQUE
RETOUR  SECONDE GUERRE MONDIALE
Bien que simple fils d’un orpailleur et d’une épicière, grâce à une bourse, il suivit de brillantes études à Cayenne puis à Bordeaux, fut reçu à l’Ecole coloniale et obtint sa licence en droit (1908).
 
Nommé administrateur en chef des Colonies en Oubangui-Chari (actuelle République centrafricaine), adversaire de la monoculture, qui rendait la région dépendante du marché du coton, du riz et du café, il encouragea l’exploitation des gisements aurifères.
Obsèques de Félix Eboué au Caire
Sûr de la victoire qu’il ne vit pas, il avait émis le vœu d’avoir un simple strapontin le jour du défilé sur les Champs-Elysées. La France, reconnaissante, allait l’honorer en l’inscrivant pour la postérité parmi ses grands hommes.
 
En 1948, le centenaire de l’abolition de l’esclavage était l’occasion de la panthéonisation de Victor Schœlcher. Dans une France aux fractures profondes qui suivirent l’euphorie de la Libération, le pays devait se penser autrement. Une transition politique qui nécessitait des symboles forts pour faire le lien entre deux périodes de l’histoire de cette France des Droits de l’Homme. Entre Schœlcher et De Gaulle, Eboué trouvait sa place.
Les deux porte-drapeaux de l’héritage des idéaux de 1789, allaient ensemble rejoindre le Panthéon  lors  d’une célébration républicaine solennelle.
 
La dépouille de Félix Eboué arriva à Marseille le 2 mai 1949 sur le paquebot Providence. Après les honneurs civils et militaires rendus sur le Vieux-Port, elle prit le chemin de Paris où elle reposa dans une chapelle ardente de l’Ecole nationale de la France d’Outre-Mer.
Le 19 mai, les deux fourgons mortuaires se retrouvèrent près de l’arc-de-triomphe. Après les éloges aux deux récipiendaires, le long cortège gagna le jardin du Luxembourg où les deux cercueils furent exposés sur des pavois aux hommages de la foule.
Le lendemain, le cercueil de Félix Eboué, porté  par quarante élèves de l’Ecole de la France d’Outre-Mer, franchissait les portes du  Panthéon entre une double haie de gardes républicains, sabre au clair.
Accueilli  par une liste impressionnante de personnalités civiles et militaires, après d’autres hommages, le cercueil fut descendu dans la crypte et placé dans son tombeau. Près de lui reposent Victor Schœlcher et Jean Jaurès.
Transfert des cendres de Félix Eboué au Panthéon
Les dépouilles d'Eboué (à gauche) et de Schœlcher marchant au même pas vers leur ultime demeure .
Masque mortuaire de Félix Eboué
Musée de l'Ordre de la Libération.
© MCP
Eugénie  Eboué-Tell (1891- 20 novembre 1972)
Cimetière de Pantin, 21ème division (Seine-Saint-Denis)
Née à Cayenne, après des études à Montauban elle devint institutrice, profession qu’elle exerça en Guyane. Elle épousa Félix Eboué en 1922 qu’elle accompagna dans l’actuelle Centrafrique où elle l’aida de ses talents de musicienne pour déchiffrer les langages tambourinés et sifflés de populations autochtones.
Toujours présente à ses côtés, elle s’engagea dans les Forces françaises libres féminines comme infirmière à l’hôpital militaire de Brazzaville.
Après la mort de son époux, elle poursuivit l’œuvre réformatrice en faveur des populations colonisées de celui-ci d’abord comme députée puis sénatrice socialiste de la Guadeloupe, et comme vice-présidente de l’Assemblée de l’Union Française. Elle était aussi membre du comité directeur de l’Alliance Internationale des Femmes.
En 1958, elle fut élue conseillère municipale d’Asnières-sur-Seine, fonction qu’elle occupa jusqu’à ce que la maladie ne l’emporte.
Eugénie Eboué-Tell fut inhumée au cimetière de Pantin (21ème division). Dans la même tombe repose sa fille, Ginette (1923-1992) qui épousa Léopold Sedar Senghor, ainsi que son petit-fils, Guy Senghor (1948-1983), le fils de Ginette qui se suicida en se défenestrant.
© MCP
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(*) commentaire(s)
21 novembre 2014
Son efficacité l’ayant rendu indispensable à l’administration coloniale, il se vit refuser son engagement volontaire pour servir aux armées lors de la Première Guerre mondiale.
Dès 1919, afin de former des élites autochtones qui deviendront des cadres attachés à la République tout en respectant les us et coutumes des populations, il ouvrit des écoles pour les notables et les chefs coutumiers locaux.
 
Promu au grade d’administrateur en chef (1930), deux ans plus tard, il fut nommé secrétaire général auprès des autorités de la Martinique où, assurant aussi l’intérim au poste de gouverneur, il rétablit la situation économique défaillante.
 
En 1936, alors qu’en Guadeloupe les esprits s’échauffaient dans des velléités autonomistes, le gouvernement de Léon Blum fit appel à ses talents de conciliateur pour y ramener le calme. Non seulement il y parvint, mais réussit même à y assainir les finances.
 
En 1938, devant la menace d’un futur conflit, sur proposition de Georges Mandel, alors ministre des Colonies, il fut nommé gouverneur du Tchad avec mission d’assurer la protection de la voie stratégique vers le Congo français (actuels Gabon et République du Congo). Il y fit construire les routes qui permirent à la colonne Leclerc de remonter rapidement à travers le Tibesti vers l'Afrique du Nord en janvier 1943.
 
Dès le 29 juin 1940, refusant l’armistice, il prit contact avec Londres. Son ralliement à la France libre, en août, donna au général de Gaulle les clés de l’Afrique qui l’aidèrent par la suite à la reconquête de la métropole.
A ce titre, il fut le « Premier résistant de la France d’outre-mer » avant de devenir compagnon de la Libération (1941). Officier de la Légion d’honneur, cité à l’ordre de la Nation « pour avoir donné le signal de redressement de l’Empire français tout entier », il fut le premier Noir nommé gouverneur général de
l' Afrique équatoriale française.
Tous ces enfants, y compris ceux nés de précédentes unions, combattirent dans les Forces françaises libres.
 
Il avait encore bien d’autres idées et projets en cours quand, fatigué, il partit se reposer en Egypte. C’est entouré de sa femme, Eugénie Tell, de sa fille et de son fils cadet qu’il mourut de complications pulmonaires à l’hôpital du Caire.
Dans toutes les capitales de l’Empire, la mort de papa Eboué ne laissa personne indifférent. Des messes solennelles de requiem  furent célébrées, des conférences furent organisées et des hommages furent rendus à ce grand serviteur de l’Etat.  Mais la guerre n’était pas finie.
Après ses obsèques religieuses, qui réunirent une grande foule, Félix Eboué fut inhumé au Caire.  
ÉBOUÉ Félix (1884 – 17 mai 1944)
Le Caire puis le Le Panthéon , caveau XXVI (Paris)
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par Marie-Christine Pénin
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