RETOUR ETATS-UNIS
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(*) commentaire(s)
KIT CARSON Christopher Carson, dit (2)
répréhensibles de Kit Carson sont à replacer dans le contexte de l’époque qui ne pouvait que les approuver malgré les voix de quelques détracteurs courageux.
Malade et très affecté par la mort de sa femme, Josepha,  un mois auparavant, Carson avait perdu le goût de vivre. Il se trouvait chez le général William Henry Penrose
au Fort Lyon dans le sud du Colorado quand il sentit sa fin arriver. Il rédigea son testament concernant la garde de ses enfants. Durant sa dernière heure, il mangea un steak, réclama sa pipe, et trépassa.
 
La femme d’un officier se servit de sa robe de mariée pour capitonner le simple cercueil de bois. Aucune fleur ne poussant dans endroit aride, les épouses d’officiers détachèrent les fleurs en soie de leurs chapeaux et robes pour les placer sur le cercueil.
Le lendemain, une escorte militaire amena la dépouille de Kit Carson au cimetière de Boggsville auprès de sa chère Josefa.
Sherman l’associa aux grands héros de l’Histoire et de la légende « des plus utiles en son temps, mais devenu à présent aussi suranné que Jason et la Toison d’Or… tous témoins d’un passé définitivement révolu », ce qui ne l’empêcha pas de s’en inspirer !
 
Général, distingué pour ses actes de bravoure et divers services rendus, Kit développa son ranch dans le Colorado tout en s’occupant des affaires indiennes avec une honnêteté dont beaucoup d’agents étaient dépourvus. Avec le temps, il ressentit de la sympathie pour les Indiens qu’il n’avait certainement pas au départ.
Puis, son état de santé l’obligeant à tout abandonner, il déménagea à Boggsville près de l’actuelle La Junta.
Cette campagne contre les Navajos se réduisait en fait à une simple opération militaire ni héroïque, ni brillante mais efficace.
Mais dans la mémoire tribale des Navajos et aussi dans celle des Apaches, Kit Carson, étant à la fois la cause et l’instrument des souffrances qu’ils avaient endurées, est devenu le symbole même du mal et leur haine à son encontre est aujourd’hui toujours aussi vivace.
 
Lui, avait exécuté les ordres avec l’humanité que permettait les circonstances, c’est à dire peu de choses. Comme pour Buffalo Bill, les actes
Et la tragédie de la déportation de suivre son cour : hommes, femmes et enfants furent conduits vers le Nouveau-Mexique. C’est la  «Longue marche ». Cinq cents kilomètres à parcourir à pieds. Kilomètre après kilomètre, cette misérable colonne de l’exil vit les Navajos, mourir de faim, de froid et de dysenterie avant que les survivants n’atteignent leur réserve où ils resteront confinés jusqu’en 1868.
L’année suivante, dans le respect du vœu de Kit, leurs dépouilles furent emmenées dans le cimetière de Taos où elles reposent depuis.
 
Ce cimetière de Taos fut fondé en 1847 pour y enterrer les victimes de la rébellion de la ville la même année et appelé le « cimetière militaire » jusqu’en 1852, date à laquelle il fut agrandi pour y recevoir les morts non-catholiques ; il s’appela alors le « cimetière américain ».
Il devint le « cimetière Kit Carson » quand la dépouille de ce dernier y fut transférée en 1869.
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La "Longue marche"
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par Marie-Christine Pénin
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