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(*) commentaire(s)
Le 2 juin 1793, la Convention, terrorisée,  livra 21 de ses députés : les chefs Girondins. Leur procès débuta le 24 octobre. Accusés pêle-mêle d’avoir voulu rétablir la monarchie, organisé le soulèvement de la Vendée, machiné la trahison de Dumouriez etc., ils n’avaient aucune chance d’en sortir vivants. Comme on craignait leur éloquence, leur procès  eut lieu à huit clos et le Tribunal mit tout en œuvre pour les laisser s’exprimer le moins possible.
 
Durant les débats tous montrèrent le courage le plus soutenu et le plus serein. Si à l’écoute de la sentence les réactions furent diverses,- pendant que Lasource prophétisait à ses juges « Je meurs dans un moment où le peuple a perdu la raison ; vous, vous mourez où il la retrouvera », Valazé se frappait d’un coup de poignard-, ils marchèrent au supplice avec beaucoup de sang-froid en adaptant la Marseillaise à leur situation : « Contre de la tyrannie, le couteau contre nous élevé ». Soixante-treize de leurs collègues ayant protesté contre leur arrestation furent aussi écroués mais on n’osa pas les exécuter.
De nombreuses raisons politiques et économiques, parfois complexes, furent à l’origine de la chute des Girondins. Le propos, ici, n’est pas de les analyser mais de donner quelques éclairages généraux.
Jeunes et adhérents enthousiastes de la Révolution, ils venaient tous de la province et s’opposèrent rapidement à la dictature de la Commune de Paris montagnarde et parisienne qu’ils sentirent, avec raison, monter en puissance.
 
Souvent orateurs redoutables, leur éloquence lors de leur mise en accusation de Montagnards était, entre autres, particulièrement crainte de Robespierre. Mais face à des Danton, Marat, Saint-Just, Robespierre, etc.… la pensée et les mots, aussi forts puissent-ils être, n’étaient pas suffisants.  
Tout cela manquait d’autant plus de stratégie et de discernement, qu’à force d’attaques contre les Montagnards ceux-ci resserrèrent les rangs alors que les Girondins connaissaient des dissensions. Et puis, il y avait Manon Roland, leur égérie aux charmes réels mais à la clairvoyance limitée. La trahison de Dumouriez, dont le discrédit rejaillit sur le Girondin Brissot, que Robespierre accusa d’être son ami, et l'assassinat de Marat par Charlotte Corday accélérèrent leur glas.
 
Bref, après avoir été au fait de leur prédominance jusqu’à la fin 1792, ce fut la chute. Soupçonnant, à juste titre,  la Commune de préparer un coup de force contre la Convention, ils formèrent une commission d’enquête à laquelle la Commune répondit par  deux journées d’insurrection.
Le procès des Girondins. Gravure de l'époque
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LES GIRONDINS exécutés le 31 octobre 1793  
Cimetière de la Madeleine (Paris) puis les Catacombes (Paris)
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par Marie-Christine Pénin
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