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BUGATTI Ettore (1881 – 21 août 1947)
Cimetière de Dorlisheim (Bas-Rhin)
Sur plusieurs générations, la famille Bugatti offrit un concentré de talents artistiques et de dons techniques sans égal en Europe à leur époque.
 
L’influence artistique débuta avec Giovanni Bugatti, architecte et sculpteur à qui succéda son fils, Carlo Bugatti, suivi de ses deux fils Rembrandt et Ettore, celui-ci étant sans doute le plus célèbre.
Porté par la passion de sa jeunesse et un brin excentrique, conception, ingéniosité et esthétique furent des éléments qui marquèrent profondément son œuvre : la Bugatti ne serait pas un véhicule destiné à monsieur tout le monde…
Considéré comme l’un des pionniers de l’automobile, âgé de dix-sept ans, il commença une formation chez un fabriquant de cycles et tricycles où il construisit son premier tricycle motorisé, équipé de moteurs De-Dion.
En 1900, grâce à l’appui d’un financier, il fabriqua sa première voiture. Elle était si remarquable qu’elle lui valut un prix sur une exposition de renom à Milan et de se faire remarquer par le richissime industriel alsacien Baron de Dietrich qui, enthousiaste, lui confia la responsabilité technique pour la construction de sa production automobile. Jusqu’en 1904, Ettore développa de nouveaux modèles et participa à diverses courses automobiles.
Après une brève association avec Deutz Gasmotoren-Fabrik, à Cologne pour se consacrer aux voitures de sport et de prestige, l’année 1907 marqua sa fidélité à sa devise « Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher » et son premier pas vers la légende.
Il commença à développer dans la cave de son domicile un véhicule très léger destiné à la compétition automobile qu’il produisit plus tard sous son propre nom, la Type 10.
La Type 10
Ingénieur d’instinct plus que de formation, animé par une incessante quête du beau, il donna naissance à de nombreux chefs-d’œuvre. Inventif et visionnaire de génie, avant-gardiste au goût de grand luxe artistique, il dessinait des plans qui constituaient les bases pour ses ingénieurs qu'il choisissait parmi les meilleurs et les plus talentueux.
 
1909. Installé à Molsheim en Alsace, il loua les locaux vides d’une teinturerie et mis au point le modèle T13 qu’il développa continuellement au cours des années suivantes.
La Type 13. Musée de l'automobile de Mulhouse
© Arnaud 25
Le début de la Première Guerre mondiale fut un nouveau tournant. Exilé à Milan puis à Paris, il travailla à la mise au point de moteurs d’avion 8 et 16 cylindres. A l’issue de la guerre, il retourna à Molsheim, redevenue française et ouvrit une fabrique sur l’ancien site.
Se lançant dans la production de modèles sportifs légers, en 1920 et 1921, il put célébrer ses victoires aux 24 heures du Mans et quatre autres à Brescia. Ce n’était que le début d’une longue série de succès enchaînant record sur record jusqu’en 1939.
En 1926, Ettore et son fils Jean, associé à l’entreprise, conçurent les Type 37, Type 40 ainsi que l'extraordinaire Type 41, la « Royale », construite pour l'élite des monarques et chefs d'état de la planète.
La célèbre Bugatti Royale Type 41 © LSDSL
Ancienne sépulture Bugatti dans la 97ème division du Père-Lachaise. © MCP
© MCP
Sépulture familiale à Dorlisheim Photo : http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.
Photo Topic Topos
Sources principales :
- Archives paroissiales de Dorlisheim
- Conservation du Père-Lachaise
(*) commentaire(s)
Reposent également dans cette concession:  
 
► Carlo Bugatti (1856 - 1940)
Fils de l’architecte et sculpteur Giovanni Luigi Bugatti, à l’aube du 20ème siècle il avait acquis une renommée internationale pour ses créations de meubles révolutionnaires et inimitables. Influencé par l’art nouveau, utilise des essences exotiques, du cuivre, du parchemin ainsi que de la nacre. Son œuvre se compléta par des céramiques, des instruments de musique, de l’argenterie et des textiles
Père d’Ettore et de Rembrandt à la fois semblables et si différents, il mit un certain temps avant d’accepter le choix artistique de Rembrandt.
En 1935, il se retira chez Ettore, à Molsheim.
Musée des arts décoratifs de Dresde. © FA2010
► Jean Bugatti (1909 - 1939)
Troisième des quatre enfants d’Ettore, à la fin des années 20, il commença à concevoir des modèles de voitures de tourisme et de sport. Ingénieur en mécanique et designer de talent, on lui doit la conception de la légendaire carrosserie deux places du roadster Royale. Les modèles Type 50, 55 et 57 portent également son empreinte inimitable. Parallèlement, il fabriqua d’extraordinaires moteurs et châssis. A partir de 1931 son père lui confia toujours plus de responsabilités et lui succéda à la direction de la production automobile en 1936.
2 octobre 2013
Sa production étant de tout temps un travail d’artisan et par conséquent souvent inaccessible d’un point de vue économique, il frôla plusieurs fois la faillite à laquelle il échappa en trouvant des solutions, comme en développant des moteurs d’avions ou en construisant un tramway pour les chemins de fer français, dans les années 1930.
 
Très marqué par les grèves et l’occupation de son usine de 1936, ulcéré par ce qu'il tenait pour une offense personnelle, une ingratitude incompréhensible, il s’éloigna en jurant qu'il ne remettrait plus jamais les pieds dans son usine. Il déménagea à Paris et confia la gestion de l’usine automobile à Jean.
Avec le début de la Seconde Guerre mondiale, le parc de machines fut transféré à Bordeaux. Peu après Jean se tuait lors d’un accident automobile.
 
En 1945, Ettore se battit et gagna en justice pour récupérer son usine de Molsheim saisie par l'administration française à la Libération.
Malgré les dettes et le manque de moyen, il tenta vainement de redémarrer l’entreprise qui vivota sous la direction de fils Roland.
 
Epuisé, victime d’une congestion cérébrale qui aggrava sa santé, il mourut à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine.
Il avait créé des objets d’art roulants, des icônes stylistiques, véritables flèches, destinées aux circuits. Ses moteurs, tout comme les autres composants techniques, séduisent aujourd’hui encore par la simplicité de leur beauté. Détenteur d'un palmarès sportif jamais égalé avec plus de dix mille victoires et trente-sept records, ses voitures de grand luxe, toutes entrées dans la légende, sont devenues des objets cultes pour les riches collectionneurs.  
Le groupe Volkswagen, détenteur de la marque depuis 1998, a souhaité rester fidèle à l'esprit du concepteur en développant une activité haut de gamme.
 
En  1942, Ettore Bugatti avait acquis  une concession dans la 97ème division du Père-Lachaise où il fut inhumé avant  d’être transféré le 5 mai 1955,  avec sa femme et son frère, Rembrandt  dans le fief familial de  Dorlisheim.
 
Cependant, il est encore fréquent de voir indiqué le Père-Lachaise comme lieu de sa tombe avec l'illustration de l'ancienne sépulture familiale entourée de petites bornes avec une simple stèle de granit gris gravée du nom « BUGATTI », réalisation récente due aux  ayants droit.
Dorénavant un panneau à l'entrée du cimetière de Dorlisheim rappelle la présense de la célèbre famille. Merci à Michel Schreiber pour la photo
Merci à Michel Schreiber pour ces photos
Merci à Michel Schreiber pour ces photos
Bien que son père lui ait formellement interdit de participer à des courses, il effectuait des tests sur circuits à l’occasion. C’est ainsi qu’il trouva la mort. Le 11 août 1939, sur un circuit d’essais, lancé à une vitesse de 200 km/h au volant d’une 57 C Tank qui avait gagné les 24 heures du Mans peu de temps auparavant, il sortit de la route pour éviter un cycliste et finit sa course contre un arbre.
 

Rembrandt Bugatti
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par Marie-Christine Pénin
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