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(*) commentaire(s)
 
SAINT-DENIS basilique (7)  
RETOUR LIEUX  DE SEPULTURES
Le dimanche 13 octobre fut chômé
 
► Le lundi 14 octobre
On reprit le travail en continuant à extraire les cercueils du caveau des Bourbons. Malgré les précautions prises, les odeurs fétides provenant des corps en état de décomposition putride rendaient l’atmosphère suffocante.
 
► Le  mardi 15 octobre
Avec la hâte d’en finir, les extractions du jour, commencées dès sept heures du matin,  durèrent jusque tard  dans la nuit. On imagine l’ambiance surréaliste régnant alors dans l’église: une multitude de cercueils ouverts traversant ce lieu saint plongé “dans les ténèbres et portés à bras par quelques ouvriers qu’escortaient des hommes tenant à la main des torches de résine allumées, dont la mumière rougeâtre ajoutait à l’horreur de la scène”.
 
► Le mercredi 16 octobre, on continua à s’activer dans le caveau des Bourbons.
Ouverture du caveau dit des Charles en commençant par ceux de Charles V et de Jeanne de Bourbon puis de leurs filles Isabelle et Jeanne de France mortes enfants et  inhumées dans la même chapelle avec leurs parents et, enfin, celui de Charles de France mort enfant en 1386, enterré aux pieds de Charles V. Sa tombe, en cuivre, était sur le marchepied de l’autel. Leurs restes furent déposés dans la fosse dite des Bourbons qu’on referma.
 
► Le jeudi 17 octobre, une seconde fosse ayant été creusée à gauche de celle des Bourbons, le travail put recommencer.
 
► Le vendredi 18 octobre
Ouverture du caveau des Valois. Tous les cercueils de ce caveau d’Henri II étaient posés les uns sur les autres sur trois lignes. On trouva également sous les trétaux beaucoup d’ossements. On a supposé, à l’époque, qu’il s’agissait d’ossements déjà trouvés en 1719, lorsqu’on fouilla cet endroit pour faire le nouveau caveau des Valois.
 
► Le samedi 19 octobre dut être chômé.
 
► Les 20 et  21 octobre
Les sept dépouilles de la famille de saint Louis, qui avaient été inhumées en l’abbaye de Royaumont et dont les restes avaient été retirés de leurs coffre ou cercueils de plomb et déposés à Saint-Denis au mois d’août 1791, disparurent dans la fosse.
 
► Les 22, 23 et 24 octobre: on continua le travail
 
► Le 25 octobre
Les commissaires vérifiaient dans tous les recoins que la tâche avait bien été accomplie quand un membre de la municipalité de Saint-Denis les avisa qu’un cadavre manquait à l’appel; c’était celui Louise de France, dite Madame Huitième, fille cadette de Louis XV décédée au couvent des Carmélites voisin de l’abbaye.
Le 31 octobre, sa dépouille mortelle retrouvée, on rouvrit une des deux fosses pour l’y précipiter.
 
► Le 18 janvier 1794: ouverture du cercueil  de plomb de Marguerite comtesse de Flandres.
 
C’était fini. Sur environ 150 sépultures profanées, une seule trouva grâce aux yeux des violeurs: celle du maréchal de Turenne dont le corps déclencha une telle “stupeur respectueuse” qu’il fut sauvé.
 
Quant au trésor, accumulé au fur et à mesure des trouvailles dans les cercueils auxquelles se rajoutaient les ornements d’église, il fut enfermé dans des caisses et transporté sur des chariots à la Convention naionale dans la nuit du 11 au 12 novembre 1793.
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par Marie-Christine Pénin
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