Mort de Mme Elisabeth d‘après Pellegrini
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Quand en 1817, Louis XVIII ordonna des recherches pour retrouver les restes de sa sœur afin de les transférer à la
basilique Saint-Denis, le cimetière était officiellement fermé depuis vingt ans.
Le 28 avril 1817, Joly l’ancien fossoyeur des Errancis devenu concierge au cimetière Montmartre et seul témoin oculaire survivant de l’inhumation de Madame Elisabeth, repéra sur le terrain la fosse où devait se trouver la sœur du roi. Bien que parfaitement cohérent, son témoignage révéla aussi des incertitudes suffisantes pour se rendre à l’évidence : le corps de Madame Elisabeth ne pourrait jamais être identifié. La mort dans l’âme, Louis XVIII renonça à ses recherches.
Pendant un temps, sur la fosse supposée être sa sépulture un petit tertre de verdure y fut élevé. On y avait placé une pierre funéraire portant pour inscription : « Ici repose Madame Elisabeth ».
On ne sait lors de quelle exhumation ses restes  furent transférés aux Catacombes.
MADAME ELISABETH, Elisabeth de France, dite   (1764 - 10 mai 1794)
Cimetière des Errancis (Paris) puis les Catacombes (Paris)
Sources: La vie de Mme Elisabeth sœur de Louis XVI.  A. de Beauchesne
(*) commentaire(s)
A cause de ses habits et de la place qu’il occupait au sommet de la charrette, les fossoyeurs reconnurent son corps. Il fut le premier, ou l’un des premiers, à être déposé au bord de la fosse avant d’être dévêtu et jeté dans le trou.
Depuis les débuts de la Révolution, Madame Elisabeth, sœur cadette de Louis XVI, avait suivi son frère et partagé son sort. Le 13 août 1792, elle fut emmenée avec lui, Marie-Antoinette, le Dauphin et Madame Royale au Temple où, avec la reine, elle s’occupa de l’instruction du Dauphin.
A la mort de Louis XVI, comme la reine, elle s’agenouilla en signe de soumission devant celui qui venait de devenir tragiquement Louis XVII. Elle assista aussi au fatal départ de Marie-Antoinette.
Vingt et un mois après son arrivée au Temple, elle fut à son tour convoquée par Fouquier-Tinville.
Si son sort n’avait pas été scellé d’avance, la découverte de sa correspondance avec ses frères émigrés l’aurait condamnée.
La nuit qui précéda son exécution, Madame Elisabeth passa son temps à réconforter avec douceur ceux qui partiraient avec elle. Elle consolait en rappelant qu’on n’exigeait pas d’eux d’abjurer leur foi, comme d’autres martyrs, mais simplement de quitter la vie terrestre.
A peine son arrêt de mort prononcé, la sœur du roi monta dans la première charrette de la fournée des vingt-quatre autres personnes, parmi lesquelles Louis-Marie-Athanase de Loménie de Brienne, secrétaire d'État à la Guerre et frère de l’ancien ministre, et fut amenée sur la place de la Révolution. Condamnée en tant qu’« âme » d’un complot contre la Nation elle dut attendre que le supplice de tous ses compagnons se terminât pour monter la dernière à l’échafaud. Elle y monta d’un pas très lent. D’après le témoignage de Sanson, au moment où elle se présenta devant la bascule, un des aides bourreau lui retira le fichu qui couvrait ses épaules ; elle aurait alors dit pudiquement :
« Monsieur, au nom de votre mère, couvrez moi.. »
Sa dignité impressionna tellement l’assistance que le Comité de salut public, gêné, interdit tout commentaire dans les journaux.
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par Marie-Christine Pénin
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