RETOUR SCIENCES
LAVOISIER Antoine  (1743 – 8 mai 1794)
Cimetière des Errancis (Paris)
Né dans une famille aisée et cultivée, bien qu’avocat de formation, scientifique dans l’âme, sa curiosité le mena à s’intéresser à de multiples disciplines : météorologie, botanique, l’anatomie, la géologie et à toutes sortes d’expériences scientifiques. Mais c’est la chimie qui s’enorgueillit de ses plus grandes découvertes que cet article n’a pas la prétention de détailler.
 
Son entrée à l’Académie des Sciences (1768) marqua le début de sa carrière de chimiste.
Sa fortune personnelle lui permis d’acheter une charge de fermier général (1768) et, en 1771, il épousa, Marie-Anne Paulze, fille du fermier général, Jacques-Alexis Paulze, directeur de la Commission du tabac et supérieur hiérarchique direct du jeune homme. Union bénéfique qui débuta une longue collaboration scientifique. Tout était en place pour que Lavoisier mette ses nombreux talents et sa force de travail au service des diverses fonctions qu’il exerça : scientifique, serviteur de l’état, économiste, financier, juriste, agronome, hygiéniste, réformateur des poids et mesures et de l’instruction publique.
 
Son apprentissage de la rigueur du raisonnement et son goût de la précision en avaient fait un spécialiste de l’analyse chimique. Il posa les bases de protocoles expérimentaux reproductibles, socle de la chimie moderne dont il est considéré comme le père.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » résumait-il en reformulant la maxime du philosophe grec Anaxagore. Selon lui, cette loi de la conservation de la matière était applicable à toutes les sciences, notamment à la chimie.
Parmi tous ses travaux, son nom reste particulièrement attaché à l’oxygène qu’il ne découvrit pas mais qu’il fut le premier à nommer, en 1777. Il y réussit avec ses recherches sur la synthèse de l’eau en prouvant qu’elle était bien un composé. Durant des années, il s’attaqua à d’expériences sur l’air atmosphérique lui faisant découvrir sa composition exacte, comme il prouva que la combustion était due à l’oxygène qui permet de respirer.
 
Régisseur des poudres et salpêtres à l’Arsenal, ses traitements de fermier général et de régisseur lui procurèrent les fonds nécessaires à l’achat d’instruments très fiables qu’il fit construire sur mesure par les meilleurs artisans : gazomètres, balances de précision, séries de poids, baromètres. Grâce à ses instruments, il put effectuer des mesures très fines, de peser les éléments mis en jeu avant et après chaque expérience, et d’arriver ainsi à la confirmation de la loi de la conservation de la matière.
Il participa aussi à la nomenclature chimique (1786).
En 1789, il publia son Traité élémentaire de chimie, marquant le début de la chimie organique, qui connut un vif succès.
 
Adepte des idées philosophiques, il accueillit avec enthousiasme les débuts de la Révolution. Ecarté progressivement de ses responsabilités politiques et financières à partir de 1791, en tant qu’académicien, et à la demande l’Assemblée nationale, il consacra alors beaucoup de son temps à des missions scientifiques et techniques en guidant les travaux des artistes dans des domaines très divers.
Il fut également l’initiateur et le maître d’œuvre de l’unification cohérente des unités.
En1793, il participa à la création du lycée des Arts et contribua au débat sur l’instruction publique.
 
Mais son dévouement au bien public ne le protégea pas. Il eut beau réclamer l’abolition des corvées, la liberté de commerce, la création de caisses d’assurances pour les pauvres et les personnes âgées, etc., il avait été et restait dans l’opinion un fermier général d’autant plus haï que sa lutte contre la contrebande et les fraudes du tabac lui avait valu l’animosité de détaillants et qu’on ne lui pardonnait pas la construction de l’enceinte autour de Paris (mur des Fermiers généraux) qu’il avait recommandé afin de mieux contrôler l’entrée et les fraudes des alcools.
 
Après avoir supprimé l'Académie, la Convention décréta l'arrestation de tous les fermiers généraux, (nov. 1793). Lavoisier vint lui-même se constituer prisonnier. Il profita de son emprisonnement de plusieurs moispour travailler l’édition des huit volumes de ses Mémoires scientifiques tout en préparant sa défense. Lors de son procès expéditif, il demanda un délai de huit jours pour terminer une opération chimique importante ce qui lui fut refusé car : « La république n’a pas besoin de savants, il faut que la justice suive son cours ! ».
Ainsi l’un des plus grands savants du 18ème siècle, alla-t-il perdre la tête sur l’échafaud avec une trentaine de fermiers généraux dont son beau-père. Antoine Lavoisier fut inhumé dans une fosse commune du cimetière des Errancis avant que sa dépouille ne soit, par la suite, transportée aux Catacombes.
► LAVOISIER Marie-Anne, comtesse de Rumford (1758 – 10 février 1836)
Cimetière du Père-Lachaise, 13ème division (Paris)
Echappant à un mariage arrangé avec un cinquantenaire, elle n’était âgée que de treize ans quand elle épousa Lavoisier. Sans être fusionnelle, la relation du couple, qui n’eut pas d’enfant, était aimante. Cette circonstance explique peut-être le dévouement exclusif qu’ils se vouèrent mutuellement durant leur union malgré la liaison de Marie-Anne avec Pierre Samuel Dupont de Nemours.
Précieuse collaboratrice pour son mari, son rôle dépassant largement celui d’une épouse dévouée, elle participa à son œuvre scientifique en lui traduisant en français diverses publications, et en dessinant toutes les planches illustrant son "Traité élémentaire de chimie". Par son mariage, sa force de son travail, son intelligence et son charme elle gagna le privilège exceptionnel d’être elle-même et qu’elle garda à force d’acharnement.
Le même jour, la tourmente de la Terreur lui enleva son père et son mari dont elle fit publier par la suite les Mémoires inachevés. Habile dessinatrice, elle perfectionna son art auprès de David.
Veuve et riche après avoir recouvrer une bonne partie de sa fortune spoliée en 1793, après de longues fiançailles ,cette femme moderne et atypique pour son époque, épousa, en 1805, Benjamin Thompson, comte de Rumford, physicien de renom et aventurier américain. Elle retrouvait en lui l’intelligence et la stimulation qui l’avait transportée chez Lavoisier pour lequel elle conservait une vraie dévotion. Mais de cultures et de caractères trop différents, le couple divorça en 1809. Pendant les années qui lui restèrent à vivre, elle tint salon dans sa demeure parisienne où le Tout-Paris se bousculait.
Elle fut inhumée au cimetière du Père-Lachaise où son monument, élevé par sa petite-nièce, Mme de Chazelles, et dont un buste surmontait autrefois la colonne, se dresse tentant de rappeler au visiteur la femme d'exception qu'elle était et ce qu’elle apporta aux sciences. Mais qui s’en souvient vraiment ?
► RUMFORD Benjamin Thompson, comte de (1753 - 21 août 1814)
Cimetière d’Auteuil (Paris)
© MCP
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Américain, autodidacte, maître d’école à Rumford (Massachusetts), il épousa une riche veuve plus âgée que lui alors, qu’en pleine guerre d’indépendance américaine, il espionnait pour le compte des Britanniques. En 1776, démasqué, il quitta précipitamment l’Amérique, abandonnant  femme et enfant, et se réfugia en Angleterre où il fut anobli. Reçu dans la bonne société, il fréquenta Maximilien, électeur de Bavière, qui lui offrit un poste de ministre à la cour de Munich. Sa vie prit alors une autre orientation.
En Bavière, il utilisa adroitement ses connaissances techniques pour proposer des réformes sociales très avant-gardistes. Il ordonna des travaux publics, des réformes militaires et sociales, et la construction de logements pour les pauvres en les équipant de cuisines modernes, de systèmes de chauffage efficaces et d’éclairage.  
Il inventa de nouvelles pièces d’artillerie, des nouveaux bateaux, créa des jardins publics, etc. Pour le récompenser, le duc de Bavière le nomma comte du Saint-Empire romain, mais Thompson choisit pour nom celui de la ville qu’il avait fui : Rumford.
Mais il se fit aussi connaître par une découverte qui bouleversa la physique de l’époque en posant les bases de la première loi de la thermodynamique : le calorique venait de naître.
Fondateur de l’Institut royal de Grande-Bretagne, de l’École de professorat de l’Université d’Harvard, et des médailles Rumford de la Royal Society et de l’American Academy of Arts and Sciences, plusieurs institutions ne durent leur survie qu’à sa générosité.
Après s’être fixé en France, au faîte de sa gloire, il proposa le mariage à Marie-Anne Lavoisier qu’il épousa, en 1805, après de longues fiançailles. Tout en se montrant très généreux, altruiste et charmeur, il n’en possédait pas moins un caractère difficile. Irascible, arrogant, imprévisible, égoïste et condescendant avec les femmes, si Marie-Anne avait été séduite par son intelligence, ce portrait si éloigné du souvenir de Lavoisier et la mésentente du couple la mena au divorce.
Rumford fut inhumé dans le cimetière d’Auteuil où il résidait et mourut. En 1871, lors de la Commune, sa tombe fut détruite par un obus puis restaurée, en 1876 et 1923, notamment par l'Université d’Harvard.
© MCP
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Sources principales:
- L'excellent dossier du CNRS : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doslavoisier/
- http://www.ruelland.ca/MAP%20Paulze-Lavoisier.pdf
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5 décembre 2014
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