Buste de César réalisé de son vivant trouvé dans le Rhône à Arles
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Ruines du temple du divin Jules
JULES CESAR  (Caius Julius Caesar) (101-15 mars 44 av. J.-C.)
Crématisé sur le forum romain à l'emplacement du « Templum Divi Iuli » (Temple du divin Jules)
Au sommet de sa gloire, le grand César était détesté par une grande partie de la vieille aristocratie romaine exaspérée autant par son immense popularité que par sa mégalomanie. Malgré cette crispation, un groupe de sénateurs vint lui offrir de le consacrer « dieu vivant ». Face au groupe d’hommes, César, qui était assis, non seulement ne se leva pas, mais hurla qu’on le tuât de suite ! Choqués et humiliés par un tel affront, les sénateurs se retirèrent. Ils étaient dorénavant prêts à rejoindre le complot qui se tramait contre César.
Si les noms des protagonistes et les raisons les poussant au meurtre de César sont parfaitement connus, on peut s’interroger sur le comportement de ce dernier. A défaut de connaître l’heure à laquelle frapperaient les comploteurs, il en savait le jour. Selon Suétone, César, lors d'un dîner la veille de sa mort, avait marqué ses préférences pour une fin soudaine et inattendue . Toutes ses actions qui ont précédé sa mort pourraient bien lui donner raison. Jules n’avait-il pas prévenu de la prochaine invasion de la Perse comme s’il indiquait une date butoir ?
 
Dès qu'il en eut la possibilité, en 32 av. J.-C., Octave fit murer ce locus sceleratus, de sinistre mémoire. Excepté quelques fondations, place Largo di Torre, visibles dans les ruines de temples envahies par les chats, il ne reste rien de l’endroit de l’assassinat.
(*) commentaire(s)
Le portique de Pompée
Le Sénat, situé dans le forum, ayant été détruit par un incendie et la curie n’ayant été bâtie que quinze ans plus tard, les sénateurs siégeaient dans le sénat provisoire situé dans le portique de Pompée. César arriva, prit place avant d'être assailli de toute part et de s'écrouler au pied de la statue de Pompée.
Cassius Longinus devait en grande partie à César sa position du moment. Mais au lieu de lui en être reconnaissant, ce joueur belliqueux et susceptible haïssait Jules qui venait de lui refuser une nouvelle fonction honorifique. Quels que soient, au préalable, ses sentiments pour César, le dépit qu’il ressentait l’entraîna à vouloir s’en débarrasser. Malgré son ascension sociale, Cassius savait qu’il ne pouvait rien entreprendre sans l’appui d’une personne reconnue et écoutée par l’aristocratie. Il s’adressa à Brutus, dont il avait épousé la sœur, le seul capable de fédérer un complot.
 
A l’inverse de Cassius, Brutus était un homme calme et réfléchi à la réputation d’honnêteté. Toute sa vie, la rumeur avait fait de lui le fils illégitime de César, dont l’importante activité sexuelle était notoire, qui avait eu des relations sexuelles avec la mère de Brutus. Brutus hésita. Mais son désir de rétablir la République qu’il estimait en péril à cause de César, l’emporta sur ses scrupules. Brutus accepta et commença à recruter les conjurés.
 
Depuis très longtemps, Jules César était atteint d’une maladie identifiée comme une épilepsie du lobe temporal. Il était bien trop intelligent et lucide pour ne pas réaliser que cette maladie affectait chaque jour davantage son comportement porté de plus en plus vers la démesure. D’ailleurs n’a-t-il pas perdu le contrôle de lui-même face aux sénateurs quelques temps plus tôt ? Et s’il ne s’était pas levé pour recevoir leur hommage, c’est qu’il ne le pouvait pas. Pour un homme tel que lui, nonobstant la souffrance, cette perte de contrôle en public était insupportable.
 
De leur côté les conjurés n’avaient plus le choix. César venait d’annoncer son intention d’envahir Parthes. Il était clair que son départ ajournerait leur projet. La date du meurtre fut fixée. Ce serait lors de l’assemblée du Sénat tenue le jour des ides où le dictateur s’apprêtait à recevoir le titre de roi pour la partie orientale de l’Empire romain.
 
Entre les oracles, les rêves prémonitoires et les nuits agitées, César avait été averti plusieurs fois du danger qu’il courait en se rendant au sénat ce jour-là. Toujours informé de tout, comment peut-on même imaginer qu’il ait ignoré ce qui se tramait. Mais Jules ne tint compte de rien. Mieux encore, il congédia sa garde personnelle. Il ignora aussi le dernier avertissement écrit qui lui fut glissé dans sa litière alors qu’il s’acheminait sans aucune protection vers sa mort annoncée.
La mort de César par Vincenzo Camuccini (1793)
La statue de Pompée
Le forum et le temple du divin Jules © MCP
Sa dépouille fut amenée chez lui où l’autopsie pratiquée révéla l’impact de vingt-trois coups de poignard dont un seul aurait été mortel.
Cela signifie-t-il qu’il y eut vingt-trois agresseurs sur la soixantaine de sénateurs
impliqués ?
Grâce aux moyens techniques d’investigation d’aujourd’hui et à des reconstitutions, il a été démontré que, à moins d'attendre à la queue-leu-leu pour porter un coup, ce nombre de personnes ne pouvait que générer de la confusion et de la gêne pour atteindre la victime.
Par contre, entre cinq et dix agresseurs portant chacun plusieurs coups, cet assassinat, tel qu’il nous a été transmis, devient tout à fait réaliste. L’important, dans l’esprit des meurtriers, était avant tout que la responsabilité soit symboliquement partagée.
 
Alors que les assassins fêtaient leur succès au Capitole, le chagrin ressenti par le peuple était sans précédent.
Bien que sa dépouille soit déjà exposée en grande pompe sur le bûcher du champ de Mars, un groupe de magistrats se saisit du corps et l’emporta au Forum pour décider de l’endroit où aurait lieu la crémation. Pendant qu’on débattait du sujet, deux « esprits divins » apparurent opportunément et mirent le feu au catafalque avec leurs torches. Saisissant le sens du message en même temps que des branchages et tout ce qui lui tombait sous la main, l’assistance se mit à activer les flammes du bûcher.
 
La tradition veut que ceci ait eu lieu à l’emplacement du Forum Impérial à proximité de la tombe de sa fille Julia, où le temple de Jules César fut édifié quelques années plus tard.
A défaut de tombe, plus de deux mille ans après cet événement, on trouve encore des fleurs déposées sur un morceau de muret, ou de colonne, sensé marqué l’endroit…
Toujours fleuri, le lieu supposé de la crémation de César. Merci à Michel Schreiber pour la photo
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