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GUTENBERG Johannes (v. 1400 – 3 février 1468)
Couvent franciscain de Mayence (Allemagne)
► Imprimeur allemand
Il n'inventa ni l'imprimerie (apparue en Chine au 6ème siècle), ni les caractères métalliques (apparus en Corée au 13ème siècle). Mais, il fit mieux que d’être à l’origine d’une simple invention, il engendra la révolution dans la diffusion de textes et du savoir.
 
Malheureusement, les documents antérieurs à sa mort ne sont pas pléthores et leur interprétation jette beaucoup d’ambivalences sur le personnage.
 
Un fait est certain, son invention ne doit rien au hasard : elle est l’aboutissement de décennies de travail patient.
Fils d’un riche orfèvre, il fut d’abord initié au traitement du métal sous toutes ses formes. Contraint de quitter sa ville natale de Mayence, il s’installa à Strasbourg, aux alentours de 1434, où il tenta de se faire une place parmi les orfèvres en expérimentant de nouveaux procédés pour la taille de pierres précieuses. L’idée lui vint alors d’utiliser ses talents de travailleur sur métal pour la reproduction de textes.
A cette époque, même si le papier, en remplaçant le parchemin, avait diminué le prix d’un ouvrage, la copie manuscrite entraînait toujours des coûts substantiels. Certes, depuis la fin du 14ème siècle, on savait comment graver sur bois, mais cette xylographie n’employait que des planches fixes pour l’impression d’images de dévotion munies de textes très brefs.
Or, dans les pays rhénans où les artisans étaient plutôt très alphabétisés, le marché potentiel pour un livre fabriqué en plusieurs exemplaires était énorme.
 
Grâce aux capitaux d’associés, qui exigèrent le silence absolu sur ses recherches, dans le plus grand secret, Gutenberg mit au point son invention, au demeurant fort simple -encore fallait-il y penser-, mais efficace. Il est quasi certain que d’autres avant lui aient pensé à innover dans le domaine de l’imprimerie mais, à priori, tous ces éventuels procédés sont restés inconnus.
Plutôt que de chercher à reproduire un texte page par page, le trait de génie de Gutenberg fut d’isoler chacune des lettres qui le constituent, de fondre des caractères en métal qui devenus mobiles furent réutilisables à volonté à l’aide d’une presse.
Avec un poinçon d’acier, on imprimait une lettre en creux dans un petit bloc de cuivre, qui servait de matrice, dans lequel on introduisait un alliage de métaux en fusion (plomb, étain, antimoine), permettant d’obtenir le nombre nécessaire de caractères, tous identiques.
Un atelier d'imprimerie au 15ème siècle.www.histoire.fr.com
Presse utilisée par Gutenberg
De retour à Mayence (vers 1448), il perfectionna son invention et s’associa avec Johan Fust, riche banquier qui finançait son projet moyennant un contrat de prêt drastique.
Pour rentabiliser les investissements, Fust et Gutenberg choisirent d'imprimer le seul livre dont le tirage permettrait de couvrir les sommes engagées : la Bible. Ce chef-d’œuvre, le plus précieux des incunables, est la fameuse Bible latine  « à 42 lignes », dite Bible de Gutenberg.
A titre indicatif, la Bible de Gutenberg a été numérisée par la BnF, et est consultable gratuitement en ligne.
Bible de Gutenberg : exemplaire conservé à la New York Public Library © Kevin Eng
© Andreas Praefcke
Sources principales :
-Ils ont fait l'histoire -Ed. Larousse Bordas (2001)
-http://www.regionalgeschichte.net/rheinhessen/mainz/kulturdenkmaeler/franziskanerkloster.html
-http://www.rhein-zeitung.de/mainzer-rhein-zeitung_artikel,-Spazieren-auf-den-Gebeinen-Grab-ist-vermutlich-mitten-in-der-Stadt-_arid,277727.html
-http://www.rhein-zeitung.de/mainzer-rhein-zeitung_artikel,-Geheimnisvolle-Spurensuche-Wo-liegt-das-Grab-von-Gutenberg-_arid,277726.html
(*) commentaire(s)
3 octobre 2018
Mais, le succès immédiat escompté ne fut pas au rendez-vous. Gutenberg ne pouvant rembourser Fust, ce dernier lui intenta un procès au terme duquel l’imprimeur dut lui laisser l’ensemble de son atelier.
Ruiné, il en créa un nouveau et se spécialisa dans l’impression administrative. L'archevêque de Mayence lui accorda une rente et le titre de gentilhomme.
 
Après une vie de recherche qui fit entrer l’Europe dans la modernité, il mourut largement méconnu de ses contemporains alors même que le livre imprimé allait devenir l’accélérateur essentiel de la diffusion des idées nouvelles, et l’un des plus puissants vecteurs de la Réforme, de l’humanisme, etc.
 
Il devrait reposer sous un mausolée couvert des gerbes de la reconnaissance universelle, il n’en est rien.
Comme d’autres membres de sa famille, Gutenberg fut inhumé dans le cloître du couvent franciscain de Mayence où les religieux de cet ordre restèrent jusqu’en 1577, date à laquelle ils furent remplacés par les jésuites. Un nouveau couvent vit le jour, consacré en 1628, puis une nouvelle église de style baroque consacrée en 1746.
Tout le monde s’accorde pour dire qu’il est fort douteux qu’ils se soient alors  préoccupés de la tombe de Gutenberg, si elle existait encore.
L’ensemble de tous ces travaux avait obligatoirement impacté les sépultures, situation qu’aggravèrent les bombardements français lors du siège de la ville en 1793. Au retour des Français, en 1797, le couvent servit de magasin militaire, avant que son cloître et ses bâtiments ne soient vendus aux enchères et son église détruite en 1832. De nos jours, un immeuble se dresse sur son emplacement.
 
Des restes demeurés introuvables
Plusieurs campagnes de fouilles ont déjà vainement été effectuées pour tenter de retrouver les restes de Gutenberg. Des ossements furent bien mis à jour, mais aucune identification ne fut possible.
Dorénavant, outre les dépenses qu’occasionneraient de nouvelles investigations archéologiques seraient trop  prohibitives dans un sol où passent de nombreuses tuyauteries de toutes sortes,  il  faut aussi tenir  compte d’une autre problématique : à supposer que, malgré le coût, une nouvelle campagne de fouilles soit lancée, en cas de découvertes conséquentes d’ossements, il serait impossible de distinguer ceux de Gutenberg des autres personnes inhumées à cette époque.
 
Seul souvenir discret de sa sépulture, une plaque commémorative sur le mur de la vieille université de Mayence (Domus Universitatis) située à proximité de l’ancien couvent des franciscains. Elle rappelle qu’en face de cette maison se trouvait l’ancienne église franciscaine où est enterré dans ses murs, depuis 1468, Johannes Gutenberg , l’inventeur de l'art de l'imprimerie, fils de notre ville.
Reste des statues, des bustes, etc.  qui ornent la ville dont une université porte le nom du génial imprimeur.
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par Marie-Christine Pénin
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