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Luthier italien
Latinisé en Stradivarius lorsqu’il signait ses instruments, son nom est encore de nos jours la référence absolue en matière de fabrication d’instruments à cordes. À tel point que son nom se confond avec celui de son œuvre.
 
Comme sa date de naissance qui est supposée, ses premières années dans sa ville natale de Crémone sont mal renseignées. Fut-il élève chez Niccolo Amati (1596-1684), le luthier le plus réputé de Crémone, ou simple admirateur du maître dont il subit un temps l’influence ? La controverse existe toujours.
Un fait est certain, à partir de 1690, il fit évoluer sa technique : « La caisse du violon devient légèrement plus allongée et plus fine en 1690. En 1700, la forme du stradivarius évolue encore avec notamment des voûtes plus plates qui donnent lieu à des instruments plus puissants », explique Jean-Philippe Echard, conservateur au musée de la Musique.
 
Or, il se trouve que cette période coïncida avec les débuts de l'agrandissement des salles de concert qui imposait l'utilisation d'instruments plus sonores et puissants. A cause de leur puissance du son, les stradivarius devinrent très recherchés. Entre les années 1710 et 1730, Antonio réalisa ses plus beaux instruments, fournissant toutes les cours européennes et plusieurs souverains, tels que le duc de Savoie, le roi de Sardaigne, le duc de Modène, etc. S’il voyageait peu, de nombreux musiciens, comme Antonio Vivaldi ou Arcangelo Corelli, vinrent le solliciter à Crémone.
Père de onze enfants, il tint la lutherie avec ses fils, Francesco et Omobono, jusqu'à sa mort.
 
Selon les spécialistes, la légende du célébrissime violon reste un mystère que personne n’a encore réussi à percer. Toutes les hypothèses ont été évoquées pour expliquer le mythe qui entoure ces instruments : origine du bois utilisé, savants calculs mathématiques parfaitement maîtrisés car Stradivarius  était très bon mathématicien, etc.
En 1869, l’état de détérioration avancé de l’édifice et du monastère attenant les condamna à disparaître au profit du jardin public de la piazza Roma.
Seule trace de la tombe du maître, la pierre tombale d’origine fut conservée au musée civique de l’Hôtel de ville avant d’être exposée, en 1953, dans le jardin public, puis d’y être remplacée par une copie en bronze.
Depuis 2014, elle est conservée dans une salle spéciale du musée du Violon de la ville. La date de
« 1729 » gravée est très probablement celle de l’achat de la sépulture par Stradivari lui-même ou par  un membre de sa famille.
http://www.archiviodellaliuteriacremonese.it/monografie/scomparsa_viera_marmo_pozzo_della_casa.aspx
Copie en bronze dans les jardins public de la piazza Roma © Wesfalenbaer
Pierre tombale d’origine au musée du Violon © Waltramp - Opera propria
Et les restes de Stradivarius ?
On en est sidérés mais, il n'est pas le seul cas du genre, hélas. Personne ne s’en préoccupant, ils demeurèrent sur place à découvert ! Un matin, un inconnu arrivé de Milan alla jusqu’à l’église et recueillit un crâne en prononçant « Stradivari » avant de repartir tranquillement. Mais s’agissait-il bien de
son  crâne ?
Bref, si la pierre tombale du plus célèbre luthier au monde bénéficia d’attentions, il n’en fut pas de même pour ses ossements qui, n’ayant pas été transférés dans une nouvelle tombe, disparurent tout simplement.
 





Sources principales :
-Article très inspiré d’un article du journal Le Point Culture en ligne (18 décembre 2017)
http://www.lepoint.fr/culture/le-stradivarius-300-ans-de-succes-et-toujours-autant-de-questions-18-12-2017-2180987_3.php
-Article en ligne du journal La Provincia di Cremona (25 mars 2016)
http://www.laprovinciacr.it/news/nella-storia/84530/Il-Comune--nel-1869-.html
-Article reprenant divers documents d'archives par Gianpaolo Gregori (21 décembre 2014) http://www.archiviodellaliuteriacremonese.it/monografie/scomparsa_viera_marmo_pozzo_della_casa.aspx
(*) commentaire(s)
Et si, comme le propose des chercheurs, le secret résidait dans l’impressionnante qualité de son vernis qui joue avec la lumière donnant un jeu de relief et l’illusion de voir apparaître des vallées, des collines au dos de l'instrument ?
Et si, cette légende tenait davantage de la dimension émotionnelle que d’une technique de fabrication maîtrisée à la perfection ? Quelque chose de l'ordre de la sensation musicale plus que d'une technique secrète et révolutionnaire.
Depuis plus de trois siècles, le stradivarius continue d'être un modèle pour les luthiers du monde entier qui s’inspirent des techniques traditionnelles.
Aujourd'hui, on en compte quelques six-cents dispersés dans le monde, quelques-uns dans des musées, mais, et heureusement, la plupart entre les mains de musiciens.
 
Selon ses dernières volontés, Stradivarius fut inhumé dans le caveau familial (chapelle du Rosaire) dans la basilique San Dominico de Crémone.
Un violon Stradivarius fabriqué en 1684. © Isaac Lawrence / AFP
2 octobre 2018
STRADIVARIUS, Antonio Giacomo Stradivari, dit (1644 – 18 décembre 1737)
Eglise San Dominico à Crémone (Italie)
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par Marie-Christine Pénin
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au 13 octobre 2018
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