RETOUR LITTERATURE
28 mai 2012
► Ecrivain français et grand commis de l’Etat
Le Petit chaperon rouge. Illustration de Gustave Doré
Il était une fois, un illustre auteur des contes issu d’une famille de la haute bourgeoisie de robe de sensibilité moderne et janséniste. Mais Charles, à peine avocat abandonna cette carrière.
On le vit alors s’essayer à célébrer les grands évènements du royaume avec un succès politique croissant le faisant apparaître aux yeux du jeune Louis XIV comme une recrue de choix pour mener à bien le projet culturel de la France.
 
Nommé secrétaire de la Petite Académie (future Académie des inscriptions et belles lettres), il y gagna la confiance de Colbert. Dès 1665, il assura le suivi de la politique artistique et scientifique du règne. Aussi est-ce presque automatiquement qu’il fut élu à l’Académie française en 1671. Son efficacité y fut telle que, la même année, Colbert lui confectionna un office sur mesure : le contrôle général des bâtiments.
PERRAULT Charles (1628 – 16 mai 1703)
Eglise Saint-Benoît (Paris)
On a parfois oublié que le recueil des Contes de ma mère l’Oye comprenaient huit titres en prose : La Belle au bois dormant ; Le Petit Chaperon rouge ; La Barbe bleue ; Le Maître chat ou le Chat botté ; les Fées ; Cendrillon ou la Petite pantoufle de verre ; Riquet à la Houppe et Le Petit poucet auquel se rajoutaient une nouvelle et deux contes en vers, rédigés antérieurement : La Marquise de Salusses ou la Patience de Griselidis (1691), Les Souhaits ridicules (1693) et Peau d’âne (1694)
 
Dès leur parution, Les Contes de ma mère l'Oye rencontrèrent la faveur du public. Mais la prolifération de récits et recueils féeriques lassèrent et l’on passa à une nouvelle mode.
Relégués dans l’oubli, ils attendirent la seconde moitié du 19ème siècle pour ressusciter. A cette époque, dans les familles bourgeoises, on aimait lire des histoires aux enfants et l’œuvre de Charles fut redécouverte avec enthousiasme. De splendides éditions des Contes de Perrault, illustrées notamment par Gustave Doré, furent alors éditées et offertes aux enfants à Noël ou comme prix de fin d'année scolaire. On connait la suite…
Le succès ne se démentit plus à partir de ce moment, et les contes furent repris sous de multiples formes : ballets, opéras, etc., puis, au 20ème siècle, films d'animation et longs métrages. Les contes intéressent désormais tout le monde, même les psychiatres qui les analysent pour montrer ce qu'il y a d'universel en eux, alors qu'ils contiennent tous les éléments qui forment les hantises, la difficulté des rapports familiaux et les peurs refoulées de l'enfant.
 
A sa mort, Charles Perrault fut inhumé en l’église Saint-Benoît ou dans son cimetière. Aucune trace de sa tombe n’a jamais été retrouvée. L'église fut détruite totalement en 1854 et les restes de notre auteur, s’ils n’ont pas été éparpillés à la Révolution, se trouvent peut-être aux Catacombes… .
(*) commentaire(s)
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, si les contes firent passer Charles Perrault à la postérité, ils furent étrangers à sa célébrité de son vivant puisqu’ils ne furent publiés que six ans avant sa mort.
 
Outre ses fonctions, qui le rendaient incontournable à bien des égards, Charles tout en continuant son œuvre de panégyrique officiel, esquissa, derrière l’anecdote de faits littéraires, une réflexion critique sur les fondements culturels de la société. C’était le prélude à la fameuse querelle qu’il allait déclencher : celle des Anciens et des Modernes qui contribua à remettre en cause la politique culturelle royale et qui l’opposa à La Fontaine, Boileau et La Bruyère. Nous étions en 1687 et elle dura sept ans !
 
En conséquence de ses positions, ses relations avec Colbert se rafraîchirent entraînant la suppression progressive de ses charges jusqu’à être exclu de la Petite Académie par Louvois dont il ne resta que la direction. A cinquante-cinq ans Charles se retrouvait de facto dans une retraite quasi-totale !
Et les contes dans tout cela ? Toujours pas.
 
Veuf depuis 1678, Charles se consacra alors à l’éducation de ses enfants et surtout à la rédaction d’écrits qui attisèrent les braises de la querelle jusqu’à ce qu’enfin elle se solde par la réconciliation publique des protagonistes en 1694.
 
Ce ne fut donc qu’en 1697, alors qu’il était déjà âgé de soixante-neuf ans que Charles fit paraître la première édition du recueil Les Contes de ma mère l'Oye sous le nom de son troisième fils, Pierre Darmancour. Leur publication intervint à une époque où ce genre de littérature connut une mode éphémère chez les adultes des milieux bourgeois et aristocratiques. Paradoxalement, aucune œuvre de ce type  n'existait encore pour les enfants qui se contentaient des récits colportés par les nourrices et les bonnes d'enfants venues de la campagne dont s'inspira très probablement Charles, même s'il ne cita jamais ses sources.
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par Marie-Christine Pénin
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